CON
le schisme des Donatistes. Un antreconcile œcuménique , assemblé àNicée en Bithynic l’an 32; à sesfrais, fut honoré de la présence. IIentra dans rassemblée revêtu de lapourpre , demeura debout jusqu’àce que les évêques 1 eussent priéde s’asseoir , & baisa les plaies deceux qui avoient confessé la foi deJ. C. pendant la persécution deLtcinius. Les Ariens , outrés dece qu’il s'étoit déclaré contr'eux ,jetèrent des pierres à ses statues.Ses courtisans ['exhortèrent à s’envenger , lui disant qu’il avoit laface toute meurtrie ; mais ayantpassé fa main fur son visage, il diten ria lit'. Je ri y sens aucun mal ; &ne voulut tirer aucune vengeancede ces insultes. Constantin avoit for-mé depuis quelque teins le projetde fonder une nouvelle ville, poury établir le fiege de ['empire. C’étoitbien mal connoitre, dit l’abbé deMably , les intérêts de ['empire,que de construire une nouvelle ca-pitale , tandis qu’il étoit si difficilede conserver l’ancienne ! Les fon-demens en furent jetés le a 6 no-vembre 329 , à Byzance dans laThrace , fur le détroit de l’Hellef-pont , entre l’Europe & l’Asie.Cette ville avoit été prcsqu’entiére-ment ruinée par l’empcreur Sévère ;Constantin la rétablit , en étendit['enceinte, la décora de quantitéde bâtimens, de places publiques,de fontaines , d’un cirque , d’1111palais , & lui donna son nom qu’elleconserve encore aujourd’hui. By-2 ance , ajoute fauteur déjà cité ,devint la rivale de Rome, 011 plu-lôt lui fit perdre tout son éclat ;& l’Italie tomba dans le dernierabaissement. La misere la plus af-freuse y régna , au milieu des mai-fons île plaisance & des palais àdemi - ruinés , que lesqnaítres dnfronde y avoient autrefois élevés.Ttmi JJ,
CON 76;
Toutes les richesses passèrent enOrient , les peuples y porterentleurs tributs & leur commerce, &['Occident fut en proie aux barba-res. Une fuite encore plus fâcheusede la transmigration de Conflun.tin , ce fut de diviser ['empire.Les empereurs d’Orient , dans lacrainte d'irriter les barbares & deles attirer fur leurs domaines, iso-lèrent donner aucun secours à ['Oc-cident. Us lui suscitèrent mêmequelquefois des ennemis, & donnè-rent une partie de leurs richessesaux Vandales & aux Goths, pouracquérir le droit de consumer ['au-tre dans les plaisirs. Constantin nefe borna pas à cette translation : ilchangea la constitution du gouver-nement , divisa ['empire en quatrepartie , sur lesquelles présidoientquatre principaux gouverneurs ,nommés préfets du prétoire. Cesquatre parties, considérées ensem-ble , comprenoicnt quatorze diocè-ses, dont chacun avoit un vicaire ,ou lieutenant, subordonné au pré-fet qui réíidoit dans la capitale dudiocèse. Les diocèses contcnoient120 provinces, régies chacune enparticulier par un président, dontle séjour ordinaire étoit la plus con-sidérable ville de la province. Cons.tuntin, après avoir assoibli Rome ,frappa un autre coup fur les fron-tières. Í1 ôta les légions qui étoientfuries bords des grands fleuves, &les dispersa dans les provinces : cequi produisit deux maux >, dit unhomme d'esprit; l’un, que les bar-rières furent ôtées, & l’autre, queles soldats vécurent & s’amollircntdans le cirque & fur les théâtres.La gloire que Contlantin acquit parson zele pour la religion chrétien-ne , fut ternie fur la fin de ses jourspar la foiblesse qn’il eut de servirla fureur des Ariens contre leursplus illustres advcríaircs.Seduit par