DES MATHÉMATIQUES. Part. IL Lrt. III. 443rL 3 y. L’un est nommé Alchoarism , et il est qualifié du titrede Magister Indorum , par où il paroítroit que ce fut le fon-dateur ou Un des fondateurs de l’astronomie Indiene. Cet Al-choarism paroît au surplus avoir été un Arabe.
L autre astronome est nommé Kan karaf , et est qualifiéd’Indien. Il paroît qu’il avoit fait un traité sur les révolutionscélestes y car l’auteur Arabe explique une règle de lui, pourdéterminer Tannée courante d’uné période de 35 o ans , dontTannée du déluge étoit la 269 e . Mais en voilà assez sur cesujet , et j ai presque honte d-'y avoir perdu et fait perdre àrnon lecteur tant de temps.
Onn’est guère plus instruit sur les ouvrages qui contiennent ouont autrefois contenu les préceptes de l’astronomielndienne.On faitnéanmoins mention d’un de ces livres, qui étoit intitulé Sind-hind , composé , dit-on, sous le règne de Balunan, l’un despremiers empereurs de l’Inde , qui \ivoit vers Tan 540 avantJ. C. ; c’est un Arabe qui nous T apprend. (1 j Mais que contenoitce livre ? on n’en sait rien.
L'autre est intitulé Soorey-suddant, et est aussi d’une époquetrès reculée; celui-ci pourvoi t bien être entre les mains desBrames de Benarez , car il paroît contenir Tancienne manièrede'calculer les éclipses, appeílée suddantam, ou Tancienne, quiest spécialement pratiquée par ces Brames, à la différence de lanouvelle, qui Test par ceux du Carnatic et de la côte de Coro-rnandel. Ce seroit une acquisition précieuse qu’un pareil ouvrage.Mais qui forcera jamais ces hommes mystérieux à en donnercommunication ?
V.
Nous devons au surplus observer, qu’il est inutile de Chercherchez les Indiens quelque connoissance de Tarrangement des corpscélestes, même de ceux dont ils calculent les mouremens. S’i'sen ont eu jadis quelqu’une , elle est aujourd’hui entièrementeffacée de leur mémoire : car les plus instruits d’entr’eux, malgréles calculs qu’ils savent faire des éclipses de soleil et de lune,ne sont pas plus avancés, à l’égard de leurs positions et de leursdistances respectives à la terre , que nos bonnes femmes. Onraconte même sur cela des traits plaisans , celui-ci, par exemple.Un Brame et un Jésuite versé dans Tastronomie, se trouvoientun jour ensemble dans la même prison ; il régna d’abord en-tr’eux assez de cordialité ; le Jésuite en étoit même presquevenu à faire goûter à l’Indien les vérités de la religion chrétienne.
( 1 ) Voyez 2Vt tice d’anciens manuscrits, faisant suite aux Mémoires del’Académie des Inscriptions. Extrait de Massoudi.
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