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Tome premier.
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tous baptises ou ondoyés. On n’avoit point f Les Chirurgiens François ont beaucoupencore ouvert la malle informe, qui appa- ] travaillé fur la matière des accouchemens rremment contenoit un autre enfant. Le > tels íont Portail , Peu , Viardel , Amand ,

nembre des enfans, & quelques soupçonsde superfétation , sont ici des choies nès-dignes d’observation.

Il est vrai que l’histoire de la fameuseComteíìe de Hollande íeroit bien plus mer-veilleuse ; mais austì n’a-t-elle pas Pair d’unehistoire.

En 1685 , à Leckerkerch , qui est à huitou dix lieues de la Haye , la lemme d’unnommé Chrétien Claes accoucha de cinqenfans. Le premier fut un garçon qui vécutdeux mois. Dix-fept heures après la nais-sance de celui-là, vint un second fils, maismort. Vingt-quatre heures après cette fem-me mit au monde un troisième garçon , quivécut environ deux heures. Autres vingt-quatre heures après, elle eut un quatrièmemort-né. Elle mourut elle-même en mettantau monde un cinquième garçon, qui péritdans le travail.

Je terminerai cet article par une questionphysiologique relative à la méchanique desaccouchemens. On demande s d le fait unécartement des os pubis dans cette opérationde la nature. Quelques auteurs penlent queceux qui tiennent l’aífirmative le font avectrop de crédulité , & peu d’cxactitude :mais il y a des faits très-circonstanciés quidétruisent ces imputations. M. Verdier,célébré Anatomiste, de F Académie royalede Chirurgie, & Démonstrateur royal desécoles , a traité amplement cette matièredans son Traité d'Ostéologie , à Farticledes os du bassin. M. Louis a fait des obser-vations fur un grand nombre de cadavres,à la sollicitation de M. Levret, membre dela même académie ; & tous deux ont vupar le parallèle de la jonction des os dubassin des femmes & des hommes, quedans celles-là il y avoit des dispositions très-naturellesàPécariement non feulement desos pubis, mais encore des iléons avec Fossacrum;& Fexamen descadavresdesfemmesmortes en couche à l’Hotel - Dieu, que M.Levret a fait avec M. Moreau, Chirurgienmajor de cette maison en survivance de M.Ifoudou , confirme que toute la charpenteoiseuse du bassin prête plus ou moins dansles accouchemens les plus naturels,

Moriceau , Lamotte , levret , &c. M.Puzos a donné à FAcadcmie de Chirurgieplusieurs mémoires fur cette matière : il yen a un interé dans le premier volume furles pertes de lang des femmes grojses, dignede la réputation de Fauteur. ( Y )

A cet excellent article de M. Louis ,l’on nous saura gré de joindre des obser-vations du baron de Haler fur le mécha-nifme & le terme de Y accouchement.

Les anciens attribuoient la sortie du fœ-tus à lui-même. C’est dans cette vue qu’ilsn’admettoient d’autre accouchement natu-rel , que celui dans lequel la tête pallè lapremiere , & qu’ils tentoient de réduire àcette situation les accouchemens dans les-quels Pensant présentoir quelqu’autrepartiede son corps. C’est le fœtus qui est Puniquecause de sa propre sortie dans les animauxovipares.

Dans les animaux vivipares , la naturesoit une méthode différente : leur utérus estmusculeux ; il est très-irritable , il rampesor la table de Fanatomiste , quand on Faarraché au corps de la femelle, & fes mou-vemens sont des plus vifs. La plus grandepartie de ces animaux a son diaphragme &ion enveloppe museuleuse du bas-ventre ,capables l’un & l’autre d’un très-grandeffet, & dont le travail est visible dansles quadrupèdes, & sor-tout dans l’especehumaine.

Les accoucheurs ont remarqué d’ailleursqu’on n’apperçoit pas dans Pensant des mou-vemens qui puiílent concourir à le faire sor-tir ; que très-souvent il est immobile dans lemoment même qu’il va paroître au jour ;que des enfans morts viennent souventaussi facilement au monde, que des enfansen vie.

On a donc cherché la cause de Y accou-chement dans la structure musculaire deFutérus. Les accoucheurs ont attesté qu’ilsont apperçu la contraction de cet organe ,& dans Y accouchement , tk dans l’extrac-tion du placenta ; contraction assez puis-sante pour endormir la main, &; pomrendre l’accouchcur incapable d’agir.RUisch ayant parlé avec asluranec d’un