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Tome premier.
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muscle dé Putérus , & les anatomistes mo-dernes ayant donné un peu plus d’ordrea«x fibres de cet organe, un habile ana-tomiste a élevé un système fur ces fonde-mens. Les fibres de ia matrice s’étendentpeu-à peu avec la matrice même,qui grossit;elles s’épanouissent íur ion fond ; & delàvient la constance de Pépaiffcur de l’utérusqui , fans ces fibres, de v roi t s’amincir àproportion de fa dilatation. Par ce mêmeméchanisme , Porifice interne & le cou dela matrice s’affoibliísent, 8c l ‘accouchementsurvient. Lorsque toutes les fibres de cecou se sont épanouies, & que les fibresde l’utérus nc peuvent plus prêter, ellescommencent alors à sentir Pirritation dufoetus r elies se contractent, le fond dèl-cend , & Porifice est dilaté dans le mêmetemps qu’il s’éleve.

La beauté de ce système nous a frappés ;mais la réflexion nous a bientôt privesdu plaisir que nous avoir donné la solu-tion d’une énigme, également importante&.difficile.

On dore proposer un méchanisme deï‘accouchement , qui puiiîe avoir lieu danstous les quadrupèdes: mais ces animauxn’ont pas la même structure que la femelle;seurs petits sont logés dans les cornes dePutérus , qui elles-mêmes n’ont point- defond , sor lequel paillent s’étendrc les fibresdcrl’orifice ou du cou de la marrice. Dansces animaux il n’y a que des fibres longi-tudinales & transversales, comme clans lesintestins. Lc méchanisme propose ne leurestdònc pas applicable.

Dans la femelle même , les fibres longi-tudinales de l’utérus sont trop confonduesaveeles transversales, pour agir sanselles, &le plus grand nombredeceshbres nous a parutransversal avec plus ou moins d’obliquité.

Les fibres de l’utérus nous ont doncparu devoir agir comme celles de Pintestin,en rétrécissent les diamètres de cette cavité,& en poussent devant elles tout ce qui estcontenu dans l’utérus ; Pensant, le placen-ta , des grumeaux de sang , de l’eau , deVair même. Cette contraction paroit seterminer à l’orísice, parce que cette partieCcde , & que le fond de l’utérus étantfermé, ne cede point.

Nous ne rejetons pas cependant Jn fa-

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ciiîré qu’apporte à Y accouchement l’amirc-ciísemerit successif du cou de la matrice,qui se confond avec l’utérus ; & qui, decylindrique qu’il étoit, n’eít plus qu’unbourlet de peu d'épaisseur.

Mais la force avec laquelle Pensant estmis au monde, la distraction des os pubis »,& quelquefois des autres os du bassin ; lademi-luxation du coccyx , le déchirementsee la fourchette & d’une partie du périnée;Pexreniîon prodigieuse du vagin ôc destégumens ; tous ces effets supérieurs à laforce de Putérus , ne nous permettent pasde le regarder comme la cause principalede l’ accouchement. Elle est évidemmentdans la respiration , & dans les efforts pro-digieux que fait la femelle. Ce qu’on ap-pelle travail, est purement volontaire , &n’est que la force du diaphragme jointe àcelles des muscles du bas-ventre. Si c’étoitl’utérus qui fit le travail, ce travail ne fe-roit plus volontaire. La force des musclesde la respiration suffit pour produire les•effets que nous avons exposés , & pour•désunir des os liés par un cartilage : c’estla même force qui agit dans Pexpulfion desexcrémens, lortqu’ils sont durs, ík d’unvolume supérieur à celui de l’anus.

L’utérus concourt fans doute dans \ac-couchement , comme Pinteíbn concourtdans Paction que nous venons de nommer ;mais il ne joue certainement que le secondrôle. Si Pensant avance dans le travail ,c’est que les forces réunies de la respirationpressent Putérus de tous côtés, & que les•muscles de Pabdomen le serrent commeune sangle vivement serrée.

Peut-être la principale fonction de l’uté-rus eft-elle d’aider la pression latérale ,d’empêchcrque P utérus-ne s’applatilse , 8cnc se dilate par la pression de ion fond,tk de rendre la compression universelle , &dirigée de toute la surface, perpendiculai-rement à Paxe de Putérus. C’est une con-jecture appuyée sor Pexempse du rectum ,la pression du diaphragmé est un fait.

La cause irritante de Yaccouchement estapparemment dans les incommodités de lamere poussées au plus haut point. Delà lesaceouchemens presque toujours prématurésdes jumeaux-; delà les fausses couches desfemmes trcp'délicates,;