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On n’aqu’à suivre une femme qui accou-che , & íur-rout pour la premiere fois : ellesein des douleurs qu’elle appelle coliques ;mais ces douleurs augmentent de quartd’heure en quart d’heure , elles deviennentà la fin insupportables, elles forcent lafemme à travailler, a employer tontes sesforces à fe délivrer de son fardeau ; & pluselle a été ignorante, plus elle a négligé lespremières douleurs ; & mieux elle se déli-vre. Il est evident que la marche de la na-ture n’a ete qu’une irritation de l’uté.rustoujours accroissante , qui a forcé à la linla more a employer les organes de la respi-ration , pour fa ire sortir ce qui l’irritoit audelà de toute patience. C’est ordinairementla chute de la tête dans le bassin , qui portel’irritation au degré qu’on appelle les dou-leurs de l’ accouchement.
Terme dc l’accouchement. Mais le tempsde Vaccouchement a-t-il une époque fixe ?C’est une question qui a été agitée avecbeaucoup de vivacité en France , & quia donné lieu à des discussions utiles.
Il est sûr que chaque animal a son terme,pour se délivrer ; que ce terme est trés-exaét ; que les grands animaux étant moinssensibles , fe délivrent plus tard, & les pe-tits plus vite ; que les carnivores sc déli-vrent plus vite que les herbivores; que lespoulets même des oileaux ont leur jourfixe pour éclore ; que les œufs de la ci-gogne éclolent le trentième jour ; ceux dela poule le vingt &c unieme, &c ceux du serinle treizième ; que dans la Romagne & enSaille , le jour qu’éclôt le poulet est lemême.
L’analogie dearette exactitude s’étend furtoute la nature. Les arbres ont leur tempspour fleurir , on en a formé des fastes ; Sc-ies arbres même, qui d’unpays placé au delàde la ligne ont été transportés dans le nôtre,font des efforts pour fleurir en hiver , quiest Fêté de leur pays natal.
Ii y a donc une règle pour le terme de1 accouchement ; & bien des femmes, at-tentives à ce qui se passe dans l’acte de fé-condation, savent prédire le jour de leurdélivrance.
On ne doit cependant pas exiger de lanature une exactitude mathématique . Laçhaleur du climat avance de quelques jours
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le terme de l’exclusion da poulet. Un tem-pérament chaud &c irritable, -iles incom-modités plus fortes , des jumeaux , commenous venons de le dire , de fortes pallions,des chûtes précipitent le terme de {‘accou-chement ; & pourquoi ces causes ne ie dé-placeroient-elìes point du neuvième moisau huitième , puisqu’elles amenent bien ceterme à la sixième lemaine ou à la dou-zième ; en d’autres mots, puisqu’elles fontafléz puissantes pour produire de faussescouches.
Une grande perte de forces quelconques,une longue mélancolie , la foiblellè ou lamort du fœtus, ou même son accroifle-ment retardé, lì visible dans le poulet ren-fermé dans l’œuf, peuvent égalementrccu-ler le terme naturel de la délivrance.
Mais il doit y avoir des bornes à cetteirrégularité. Un fœtus de cinq mois est tropimparfait pour supporter le changement dela température de l’air& de la nourriture ,trop foible même pour respirer. Noussavonsque l’irritabilité des muscles n’est produitedans le poulet, qu’à la moitié de Ion séjourdans Fœuf : ces mêmes muscles ne paroissientdevenir irritables dans le fœtus humain,que dans le courant du cinquième mois. Lapoitrine à cet terme est trop courte , & lepoumon trop petit pour suffire à la circula-tion du sang. Nous avons vu dans le pouletle poumon ne devenir visible que le sixièmejour; il est tre-s-petit encore le treizième;qui répond à-peu-près au cinquième -moisdu fœtus de l’homme. Dans la brebis, ilest très-perit le quarante-deuzieme iour. Ilest aisé d’ailieurs de reconnoître un fœtusde cinq mois par la petitesse de sa taille ,qui n’excede pas de beaucoup un demi-pie ,ic ne passé pas neuf pouces ; la petitessedes extrémités inférieures , l’iimperfectionde la bouche , l'étendue de l’espace entreles os du crâne.
On commence à admettre la possibilitéd’un enfant capable de vivre avec la fin dasixième mois ; c’eft une réglé que nous alaissé un auteur , donr les livres ont passépour être de la main d’FIippocrate , & toutel’antiquité en a adopté les idées. Nousn’admerrons qu’avec peine ce terme. Si ja-mais une femme a été délivrée à cent qua-ue-yinge-deux jouis, il doit y avoir dans