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Tome premier.
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mâle qui poursuit la femelle : cela est dansLordre. Le mâle ne fournit que la liqueurfécondante ; s’il n’en a pas une quantitésuffisante à fournir, Y accouplement est sansutilité , Sc la nature vise toujours à l’utile.C'est donc le mâle seul qui sent sa force ;il n’attaque la femelle que sur ce sentiment.Si c’étoit elle qui poursuivît le mâle , ellele trouveroit Ibuvent hors d'état de la sa-tisfaire , & de remplir les vues de la na-ture. Aussi la femelle, quoique subjuguéeelle-même par des désirs, Sc par une in-flammation dans le vagin , ne se prête-t-elle qu’avec quelque peine aux efforts dumâle.

La nature emploie une autre précaution,pour que Y accouplement soit toujours effi-cace. Les femelles ne sentent généralementqu’une fois l'année cette inflammation, quiexcite leurs désirs. C'est alors que leurovaire est à son point de maturité , Scqu’une ou plusieurs de les vésicules gonfléesest prête à se rompre par l’estort de Yac-couplement , & à répandre dans la trompela matière dont l'embryon íe forme. Lemâle est averti, par la nature, de cet état,le foui dans lequel Y accouplement répond àfos desseins. Des exhalaisons remarquées Jpar le mâle de la même espece, Sc sensiblesà lui seul,l’enflamment, Sc le forcent à cher-cher la femelle pour Y accouplement, dansle moment qu’il ne peut qu’être fécond. Cesexhalaisons mettent le mâle en fureur ; ilexpose sa vie pour jouir. Le temps de l'in-flammation pastagere de l’organe de lafemelle est-il pastê , le mâle est aussi indif-férent pour elle, que pour un animal d’uneautre espece.

Le désir de Y accouplement ne dominel’animal, que loríqu’il est en état de ré-pondre aux vues de la nature, par la quan-tité de liqueur séminale nécessaire. La fe-melle ne sent ce s feux inconnus, qui laforcent à admettre le mâle , que lorsqueson ovaire est dans un état capable deconcevoir. Les animaux trop jeunes Sc tropvieux ne désirent plus Y accouplement. Unordre exact régné jusques dans les fureursde l’instinct.

Dans les claíTes d’animaux dont les mâ-1les surpassent le nombre des femelles , c'est Ila femelle qui sollicite Yaccouplement. Elle i

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ne pourroit pas suffire à ce grand nombreíde mâles s’ils avoient la même ardeur qu'ilsont dans les autres clastès ; elle en foroicexcédée , &c peut-être y perdrait - elle lavie. Elle évite cet inconvénient, en ne re-cherchant le mâle qu'autantque fos désirs ,toujours proportionnés à fos forces, le luxpermettent & le lui conseillent.

Plus un animal est lent, & plus son ac-couplement a de durée. Les limaçons sontaccouplés pendant plusieurs heures. Plusl’animal est vif, Sc moins le moment criti-que dure. 11 est extrêmement court cherles oiseaux.

Nous n'entrerons pas dans le détail desmoyens dont la nature fo sert pour favo-riser Y accouplement. Dans la plus grandepartie des animaux , les organes des deuxsexes sont disposés d’une maniéré à se ré-pondre : quand ils ne se répondent pas,elle leur enseigne la maniéré de se joindre.La demoiselle femelle a cet organe placé àla queue , Sc le mâle à l'extrêmité du cor-selet ; mais elle se prête & se recourbe ,jufou’à ce que les organes puissent se join-dre. Plusieurs insectes font sortir de leurcorps l’organe femelle , qui vient s’offrir àcelui du mâle. Aristote a connu cet excèsde facilité dans ces femelles des insectes.

I H. D. G. )

Accouplement , s’entend , en Architec-ture , de la maniéré d’espacer les colonnesle plus près les unes des autres qu’il estpossible, en évitant néanmoins la pénétra-tion des bases Sc des chapiteaux , commeau portail des Minimes par Manfard. Detous les ordres, le dorique est le plus dif-ficile à accoupler, à cause de la distributiondes métopes , de la frise , de son entable-ment ; lesquels, selon Ie système des an-ciens , doivent être quarrés, quoique plu-sieurs Architectes modernes aient négligéce précepte , tels que Desbroíses à St.Gervais Sc au Luxembourg , Sc le Mercierau Palais-royal. ( P )

ACCOUPLER , v. act. apparier en-semble le mâle Sc la femelle. Voy. Accou-plement. ( L )

Accoupler , terme de rivière , c’est lierplusieurs bateaux ensemble.

Accoupler , en terme- d’Agriculture ,signifie attacher deux bœufs sous un même