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Tome premier.
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le faire à l’aide des deux. cordes, 8c dubalancement que les gens adroits & au faitsavent leur donner, quoique jamais onn’aborde, pour peu que la mer íoit agitée ,à cause du risque mutuel que courroient lesvaisseaux des’écraser ou de s’endommager :cependant il y a toujours, en pleine mer ,un mouvement dont on peut encore profi-ter pour Relancement des grappins.

Le plus souvent on ne place des grappinsque d’un seul bord ; mais il faut alors quetout soit disposé pour les pouvoir passerfacilement & promptement d’un bord àl'autre. On doit aussi en préparer de re-change , pour le cas où les premiers vien-droient à manquer. Les deux cordes, tellesqu on vient de les représenter, peuventdescendre sur le pont d’une maniéré directeà leur situation ; mais on peut auífi , fi l’oncraignoit qu’elles ne gênassent pour la ma-nœuvre , & pour les exposer moins à êtrecoupées , les prolonger fur les vergues, jus-qu’au moment à‘accrocher , & les fairedescendre le long du grand mât. La plusfoible ou celle qui tient le grappin suspenduau bout de la vergue peut même avoir cettepolition à demeure , en passant dans unepoulie placée vers le milieu de la vergue ,&c dans laquelle elle eíluieroit peu de frot-tement : pour Fautre , elle ne doit tenir furla vergue, que par un simple amarragede fil de caret que l’on puilîè rompre faci-lement.

Outre ces grappins du bout des vergues,on en place de légers íur le passe-avant &les gaillards, également garnis de chaîne,& faits pour être lancés à la main , à bord& dans les manœuvres de Fennemi. ( M. leChevalier DE la Coudraye.)

ACCROISSANCE , f. f. Voyei Ac-croissement.

* ACCROISSEMENT, C m. {Algèbre. )on appelle calcul des accroìjfcmens celuioù l’on considéré les rapports des quantitésaprès qu’elles sont formées , c’est-à-dire ,où l’on emploie des quantités finies aulieu des quantités infiniment petites. Dìâ.de l’Ingen.

Accroissement, en Droit , est Fad-jection & la réunion d’une portion deve-nue vacante à celle qui est déja possédéepar quelqu’un, Voye^ Accession,

A C C

Dans le droit civil un legs fait à deuxpersonnes conjointes, tam re quàm verbis ,tombe tout entier par droit A’accroissementà celui des deux légataires qui survit autestateur, si l’un des deux est mort aupara-vant. \Jalluvion est une autre espece d ’ac-croiffement. Voye[ Alluvion. ( H )

Accroissement, en Physique, sedit de l’augmenrarion d’un corps organiséqui croît par de nouvelles parties qui s’yajoutent.

Uaccroissement est de deux sortes : l’unconsiste dans une simple apposition exté-rieure de nouvelle matière ; c’est ce qu’onnomme autrement juxtaposition , & c’estainsi, selon plusieurs Physiciens, que crois-sent les pierres , les coquilles, &c. Voye £Pierre & Coquille.

L’autre se fait par un fluide qui est reçudans des vaisseaux, & qui y étant portépeu-à-peu, s’attache à leurs parois; c’estce qu’on appelle intus-sujception ; & c’estainsi , selon les mêmes auteurs, que crois,sent les animaux & les plantes. Voye £Plante, Animal; voye ç aujfi Végéta-tion & Nutrition. ( O)

ACCROISSEMENT, action par laquelleles pertes du corps sont plus que compen-sées par la nutrition. Voy. Nutrition.

§ Accroissement, ( Economie ani-male. ) L’animal commence à croître dèsles premiers momens de Ion existence. Lepoulet fait partie du jaune dans l’ovairede fa mere ; il y existe en tout temps »puisque la membrane du jaune se con-tinue avec le canal vitellaire, & que cecanal est la continuation des intestins deFembryon.

On trouve dans l’ovaire de la poule, desœufs de toute grandeur : les plus gros ontété petits ; ils se lont accrus fans le secoursdu mâle , & dans une poule privée de toutecommunication avec le coq. Le fœtus, in-séparablement attaché au jaune, s’est doncaccru avec lui, même avant que le mâleeût répandu dans l’utérus de la poule laliqueur qui force le développement du pou-let. Cet embryon éroit absolument invi-sible , & d’une petitesse dont nous ne con-noiflbns pas le terme , dans l’œuf à peinevisible lui-même : car cet embryon est ap-paremment à l’œuf parvenu à fa grandeur

naturelle

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