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Tome premier.
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tjse relaturum ; il efpere soi erre celui quidoit remporter la victoire , il efpere qu’ilremportera la victoire.

La raison de ces accusatifs latins est doncqu’ils forment un sens qui est le terme defaction d’un verbe actif ; c’est donc parl’idiotifme de l’une & de l'autre langue qu’ilfaut expliquer ces façons de parler ; & nonpar les réglés ridicules du que retranché.

A f égard du françois , nous n’avons nidéclinaison ni cas ; nous ne saisons usageque de la simple dénomination des noms,qui ne varient leur terminaison que pourdistinguer le pluriel du singulier. Les rap-ports ou vues de l’efprit que les Latinsfont connoître par la différence de la ter-minaison d’un même nom , nous les mar-

Î [uons, ou par la place du mot, ou par leécours des prépositions. C’est ainsi que ,nous marquons le rapport de Yaccusatifen plaçant le nom après le verbe. Augujievainquit Antoine , le travail surpajjoit lamatière. Il n’y a fur ce point que quelquesobservations à faire par rapport aux pro-noms. Voyez Article , Cas , Cons-truction. (t)

ACCUSATION , f. f. en Droit, est ladélation d’un crime ou délit, faite en jus-tice , ou par une partie privée , ou par lapartie publique , c’est-à-dire , le procureurgénéral ou son substitut. Voyez^ Action& Information. Ce mot vient du latinaccusatio , qui signifie la même choie.

Chez les Romains il n’y avoit point d'ac-cusateur public pour les crimes publics :chaque particulier , soit qu’il y fût intéresséou non, en pouvoit poursuivre la vindicte :mais Yaccusation des crimes privés n’étoitrecevable qu’en la bouche de ceux qui yavoient intérêt. Personne , par exemple,ne pouvoit accuser une femme d’adultereque son mari ; & cette loi s’observe encoreparmi nous, au moins dans ce cas particu-lier. Voye[ Adultéré.

Le terme d ’accusation n’avoit lieu mêmequ’à l’égard des crimes publics : la poursuited’un crime ou délit particulier s’appelloitsimplement aclion. Voye ç Action.

Caton , le plus honnête homme de sonsiécle , fut acculé quarante-deux fois, &absous autant de fois. Voye ^ Absolu-tion.

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Quand l’accusé accuse son accusateur,cela s’appelle récrimination , laquelle n’estpoint admise que l’accusé n’ait commencépar se purger. Voye\ Récrimination.

Les loix cruelles de l’inquiiìtion exigentde f accule qu’iis'accusè íui-même du crimequ’on lui impute. Voye^_ Inquisition.

C’étoit autrefois la coutume dans quel-ques parties de l’Europe , lorsque Yaccusa-tion étoit grave , qu’on la décidât par lecombat, ou qu’on obligeât l’accufë à lepurger par serment ; serment qui néan-moins ne suffifoit pas pour le purger , àmoins qu’un certain nombre de ses voisinsou de les connoisiànces ne jurassent con-jointement avec lui. Voye[ Duel , Com-bat , Serment , Purgation , ùc,

C’est fans doute par une fuite de cetusage qui a été long-temps en vigueur enAngleterre , qu’on y appelle encore celuiqui s’intérellant à la personne d’un mort,le porte accusateur du meurtrier, appellant,&C l’accusé appellé. ( H )

Accusation sécrété , ( Polit. ) est ladélation d’un crime ou délit, vrai ou faux,faite à un ministre de la justice, par unepartie privée , qui n’a point d’intérêt par-ticulier à la poursuite du crime , & donton reçoit la délation sans preuves. Onsent allez par cette définition , que les ac-cusations sécrétés íònt un abus manifeste ,quoique consacré chez plusieurs nations.Elles n’y font nécessaires qu’en conséquencede la foibleste du gouvernement. Elles ren-dent les hommes faux & perfides. Celui quipeut soupçonner un délateur dans ion con-citoyen , y volt bientôt un ennemi : ons’accoutume à masquer ses fentimens, §5l’habitude que l’on contracte de les cacheraux autres, fait bientôt qu’on se les cacheà soi-même. Malheureux les hommes danscette triste situation ! ils errent fur une vastemer , occupes uniquement à se sauver des! délateurs, comme d’autant de monstres quiles menacent ; l'incertitudedel’avenircou-; vre pour eux d’amerrume le moment pré-sent. Privés des plaisirs si doux de la tran-j quilité & de la sécurité , à peine quelquesinstans de bonheur répandus ça & là furleur malheureuse vie, dont ils jouissentà la hâte ôc dans le trouble, les coníolent-ils d’avoir vécu, Est - ce parmi de pareils