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\Jacide vitriolique se trouve dans les vi-triols , dans l’alun, dans le soufre minéral,&c. Yacide vitriolique joint à un fer dissousou mêlé avec de l’eau & un peu de terre ,forme le vitriol verd, ferrugineux, commeest le vitriol d’Angleterre , celui deLiege, ùc.
Lorsque l’acide vitriolique est joint demême à du cuivre, il en résulte un vitriolbleu , tel qu’est la couperose bleue, ou vi-triol de Chypre.
On croit que la base métallique du vi-triol blanc est le zinc; & je soupçonne quele peu de terre qui entre dans la compoíi-tion des ventriols, est alkalinc, &de la na-ture de la base du sel commun ; c’est ce quilait qu’il y a un peu de sel commun dans levitriol. Voye^ Vitriol , Couperose.
h’acide vitriolique incorporé avec uneterre de la nature de la craie, mêlée avecun peu de la baso du sel commun , & avecune très-petite quantité de bitume , faitl’alun. Voyett^ Alun.
L ‘acide vitriolique combiné avec un peudebitume, donne le soufre minéral. Il fauttrès - peu de bitume pour ôter à Y acidevitriolique fa fluidité , & pour lui donnerune consistance de corps solide, telle qu’estcelle du soufre. Il faut bien peu de ce soufreaussi pour faire perdre au mercure sa flui-dité , & pour le fixer en quelque sorte ,ce qui fait le cinnabre. Voyc{ Soufre ,Cinnabre.
On peut dire la même choso de Y acidedu sel commun: il donne diíférens sels.Viryc^ l’analyse des eaux de Plombièresdans les Mémoires de l’Académie Royale desSciences , de i'année IJ 46.
U acide àw sel commun, incorporé natu-rellement avec une terre alkaline de la na-ture de la soude , constitue le sel gemme ,qui se tiouve eneípecesde carrière ou demines en différentes parties du globe terres-tre ; ce qui fait les fontaines & les puitssalés lorsque l’eau traverse des terres salées.,■Voye[ Salines.
L’acide àa sel commun joint ainsi à cetteterre alkaline, & de plus intimement mêléavec des matières graifes qui reluirent dubitume & de la pourriture des plantes &dos animaux qui vivent & meurent dans lamer, forme le sel marin.
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L acide marin incorporé à une grandequantité de matière bitumineuse & très-peu de terre alkaline , donne un petit selgrenu, qu’il est impossible de mettre encrystaux distincts. Voyv{ Sel commun.
L'acide nitreux, qui est l’eau forte oul’esprit de nitre, joint à une teye alkalinesemblable au sel alkali du tartre , forme lenitre, qu’on nomme vulgairement salpctre ;& cette sorte de nitre est différente encoreselon différentes combinaisons : quoiqu’engénéral le salpêtre de houstàge , le nitrefossile des mines & notre nitre , ne diffè-rent pas entr’eux eflentiellenient, ils nesont cependant pas absolument les mêmes,
L ‘acide nitreux est naturellement com-biné avec un principe gras , qui donne àl’esprit de nitre lorsqu’il est en vapeurs dansle balon pendant la distillation, une couleurrouge orangée , qui le distingue dans ladistillation de tous les autres acides &c es-prits. Cette couleur rouge des vapeurs del’esprit de nitre lui a fait donner par lesAlchymistes le nom de sang de -la salaman-dre t^oye^ Nitre.
C’est aussi Vacide c]ai fait l’eííence salinedes sels des végétaux. Les sels de la terredissous dans l’eau, que les plantes en tirentpour leur accroissement & pour leur entre-tien , deviennent propres à la plante quiles reçoit. Ce qui forme les sels de la terre ,sont les acides minéraux dont nous venonsde parler. Les plantes tirent l’un ou l’autrede ces sels, suivant qu’ils fc trouvent plusdans la terre oìi elles font plantées, &selon les différentes especes de plantes ;c’est pourquoi il y a des plantes dont 011tire du tartre vitriolé, comme font lesplantes aromatiques, le romarin, &c. d’au-tres defquelles on tire un sel nitreux ,comme sont les plantes rafraîchissantes, lapariétaire , frc. Il y a des plantes qui don-nent beaucoup de sel commun ; ce sont lesplantes marines , comme est le kali.
Comme les végétaux tirent leur salurede la terre où ils font plantés, les animauxs’approprient les sels des plantes dont ilsfe nourrissent : c'est pourquoi il y a dansles animaux de Yacide vitriolique , dcYacide nitreux, & de Yacide du sel com-mun. Voye^la Chy mie médicinale , PartieII. chap. j.