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par inclination dans un baquet plein d’eatloù l’argent fe met en grenaille , pourvuqu’on remue beau avec un balai ou autre-ment : si Peau est en repos, l’argent tombeen malle.
On Fond auífi l’argent trois fois, en ymettant du salpêtre & un peu de borax«liaque Fois ; & la troisième fois , on laisserefroidir le creuset fans y toucher , & onle verse dans une lingotiere; ensuite onle casse, & on y trouve un culot d’argenrfin : les scories qui font dessus, font composées du salpêtre & de l'alliage qui étoitdans l’argent.
Deux onces de salpêtre & un gros deborax calciné, par marc d’argenr, ce qu’onréitéré tant quelesscoriesontdelacouleur.
On peur affiner l’or par le nitre, commeon affine par ce moyen l’argent, fi ce n’estqu'il ne faut pas y employer le borax, parcequ’il gâte la couleur de Por : l’or mêlé «Pur-gent ne peut s’affiner par le salpêtre.
L’affinage de l’or se fait en mettant fon-dre de l’or dans un creuset & on y ajoutepeu-à-peu, lorsque l’or est fondu, quatrefoisautant d’antimoine : lorsque le tout seradans une fonte parfaite, on versera la ma-tière dans un culot, & lorsqu’elle sera re-froidie , on séparera les scories du métal ;ensuite on fera fondre ce métal à feu ouvertpour en dissiper l’antimoine en soufflant ;ou pour avoir plutôt sait, on y jettera àdifférentes reprises du salpêtre.
L'antimoine n’est meilleur que le plombpour affiner l’or, que parce qu'il emportel’argent, au lieu que le plomb le laisse , &même en donne.
Il y a {‘affinage de Por par l’inquart quise fait par le moyen de l’esprit de nitre ,qui dissout l’alliage de l’or & l’en sépare.Cet affinage ne se peut faire que lorsquel’alliage surpasse de beaucoup en quantitél’or ; il faut qu’il y ait le quart d’cr : il sepeut faire lorsqu’il y en a plus ; il ne fe faitpas si bien lorsqu’il y en a moins.
On affine aussi l’or par la cimentation,en mettant couche fur couche des lamesd’or & du ciment composé avec de la bri-que en poudre, du ícl ammoniac & du le!commun, & on calcine le tout au feu: ilyen a qui mettent, du vitriol, d’autres duycrd-de-gris > &c.
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Affiner , V. a. rendre plus pur : affiner l’ar-gent , c’est purifier ce métal de tous les mé-taux qui peuvent lui être unis, en les sépa-rant entièrement de lui.
Affiner est aussi neutre : on peut dire l’ors’affine , &c.
Affineur , s. m. celui qui affine l’or Ù l’ar -gent , &c.
-Affinerie , s f. lieu où l’on rend plus purs:les métaux, le sucre, &c. Affinerie k dicaussi du fer affiné. On peut dire , j’aì achete-tant de milliers d‘affinerie.
Il y en a qui disent raffiner , raffinementraffineur , & raffiné : mai S ces mots font plus.propres dans le moral quedansle physique.Vyyeffiur ces différentes affineries les articles ;des métaux. (M)
Affinage , terme de filaffier. Voye^ Chan-vre & AFFI NcR.
* Affinage , (terme de manufacture dalainage .) {/affinage des draps est la derniere;tonture qu’on peut leur donner. Le règle-ment de 1708 ordonne que les draps deLanguedoc, de Provence , &c. destinés,pour le Levant, feront tondus d ’affinage-avant que d’être envoyés à la teinture , en.donnant pour le moins trois façons aux.plus fins, & deux aux commun*.
Affinage des aiguitles. Les aiguilliers.entendent par-là la derniere façon que l’on.donne aux aiguilles; elle consiste à en adou-ci la pointe fur une pierre d’émérilque l’on.fait tourner par le moyen d’un rouet.
AFFINER, v. ne ut. terme de marine „.On dic le temps affiné: c’est à-dire, qu’iln’est plus si sombre ni si chargé, âc que.l’air commence à s’éclaireir. Le temps s’étant.affiné , nous découvrîmes deux vaisseauxqui étoient sous le vent à nous , auxquels.mous donnâmes chaffe jufqu’au soir. Voye £Temps. ( Z )
Affiner , en terme de cloutìer d’épin-gle , c’est faire la pointe au clou, en lefaisant passer sur la meule. Voye ç Meule..
Affiner, c’est la derniere façon queles filaffiers donnent au chanvre pour lerendre affez fin. & assejz menu , pour en.pouvoir faire du fil propre à toutes fortes,d’ouvrages. Voye^ Chanvre.
* Affiner, v. a. ( Agriculture.) Les.labours multipliés affinent la terre.AFFINERIE : on donne le nom d'affi^