ftír/e , àux bâtîmens, ou les ouvriers affi-Yieurs travaillent. Par conséquent il y a desbâtimens Raffinerie de sucre » des affineries]de fer, des affineries de cuivre , &c. V..Fer , Sucre , Forge , &c. Sc en généralles articles qui portent le nom des diffé-rentes matières à affiner , la maniéré donton s’y prend pour les affiner , avec la des-cription des outils & des bâtimens appellesaffineries.
* AFFINEUR , f. m. ( Art méchan. )c’est le nom que l'on donne en général àtout ouvrier entre les mains duquel unesubstance solide, quelle qu'elle soit, paísepour recevoir une nouvelle modificationqui la rende plus propre aux usages qu'onen tirera. Ainsi les sucreries ont leurs affi-neurs Sc leurs affineries. Il en est de mêmedes forges , & de toutes les manufactures oùl'on travaille des métaux & d'autres subs-tances solides qui ne reçoivent pas touteleurperfectionde la pr emiere main-d'œuvre.
Affineur , à la monnoie , appelléplus communément essayeur, Voye £ Es-sayeur,
AFFINITÉ, (! f. ( Jurifprui. ) est laliaison qui se contracte par mariage entrel’un des conjoints, & les parents de l'autre.
Ce mot est composé de la prépositionlatine ad Sc de fines , bornes , confins ,limites ; c’eft comme si l'on disoit que Yaffi-nité confond ensemble les bornes, qui sépa-roient deux familles, pour n’en faire plusqu'une ; ou du moins faire qu'elles soientunies ensemble.
Affinité est différent de confanguìnité, V.ConsanguinitÉ.
Dans la loi de Moyse il y avoìt plu-sieurs degrés à‘affinité qui formoient desempêchemens au mariage, lesquels ne sem-blent pas y faire obstacle en ne suivant quela loi de nature. Par exemple , il étoitdéfendu ( Levit. c. xviij. v. 16. ) d'é-pouser la veuve de son frere , à moins qu'ilne fùt mort fans enfans, auquel cas lemariage étoit non seulement permis maisordonné. De même il étoit défendu à unmari d'épouser la sœur de sa femme > lorsque celle-ci étoit encore vivante; ce quinéanmoins étoit permis avant la prohibidon portée par la loi; comme il paroît pari'exemple de Jacob,
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ÎLefc âllcìem Romains n'avoient rien ditfur des mariages ; & Papinien est le premierqui en ait parlé à l’occasion du mariage deCaracalla. Les jurisconsultes qui vinrent en-suite étendirent si loin les liaisons de Y affinitéqu'ils mirent l'adoption au même point quela nature. Foye^ Adoption.
L' affinité , suivant les canonistes moder-nes , est un empêchement au mariage jus-qu'au quatrième degré inclusivement ; maisseulement en ligne directe, & non pasen ligne collatérale , Affinis mei affinis nonefl affinis meus V DegrÉ, Direct,Collatéral.
U est à remarquer que cet empêchementne résulte pas seulement d'une affinité con-tractée par mariage légitime, mais aussi decelle qui l'est par un commerce illicite ,avec cette différence pourtant que celle-cïne s'étend qu'aux deuxieme degré inclusive-ment , au lieu que l’autre, comme on l’aobservé , s’étend jusqu'au quatrième. Voye^Adultéré , Concubine , &c.
Les canonistes distinguent trois fortesRaffinité : la premiere est celle que nousavons définie , Sc celle qui se contracteentre le mari & les parens de fa femme ,Sc entre la femme Sc les parens du mari.
La seconde, entre le mari & les alliés dela femme, & entre la femme Sc les alliésdu mari.
La troisième , entre le mari Sc les alliésdes alliés de ía femme, & entre la femme,Sc les alliés des alliés du mari.
Mais le quatrième concile de Latran »'tenu en iri; , jugea qu'il n’y avoir queYaffinité du premier genre qui produisit unevéritable alliance, Sc que les deux autresespeces d ’affinité n’étoient que des rafine-mens qu’il falloir abroger. C. non débet ,tit, de consanguin. & affin.
Les degrés R affinité se comptent commeceux de parenté ; & conséquemment au-trement dans le droit canon q ue dans ledroit civil. Vbye^ Degrb,
Il y a encore une affinité ou cognationspirituelle, qui est celle qui s e contractepar le sacrement de baptême & de con-firmation. En conséquence de cette affinitéle parrain ne peut pas épouser s a filleulesans dispense. Voyc{ Parrain, BaftÊ-me, 6 v.