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rens corps ; on les a nommés rapports , &l'on trouvera fous ce mot le résultat desobservations d’après lesquelles on a essayéde les réduire en-table. Cette inégalité quiproduit tant d'êtres divers, non-seulementdans le laboratoire du chymiste, mais en-core dans celui de la nature , n'a pas peucontribué fans doute à accréditer le systèmedes causes occultes , par fimpoffibilité oul'on étoit d'en assigner le principe ; maisdes hommes de génie ont peu-à-peu. sou-levé le voile , 8c il nous est du moins pos-sible aujourd'hui de concevoir ce mécha-nisme admirable qui échappera toujours anos sens
L’utilité de la recherche des causes mé-chaniques des affinités , a été long tempselle-même un problème ; on peut compterau nombre de ceux qui l'ont révoquée endoute , Staal , Boerhaave , Hoffman , &en dernier lieu M. Spielman ; d’autrepart,Freind, Keil, Barchusen, Lémery, Bohn ,&c. ont travaillé à découvrir ces causesdans les loix de 1 attraction newtonienne ,3c quoiqu'ils n'aient pas atteint le but ,leurs efforts n'ont pas été tout-à-fait in-fructueux. L’académie de Rouen avoir de-mandé en 1748, une explication mécha-nique des affinités , elle couronna deuxdissertations dont les principes étoient biendifférens ; dans l’une M. le Sage élevoitson système sur l'hypothese des corpusculesultramondains , fur le plus ou moins defacilité ou d'obstacles que les dispositions ,figures & grandeurs des pores , présententaux courans de ces corpuscules. M. Jean-Philippe de Limbourg , tuteur de la se-conde , nia formellement la réalité descauses méchaniques demandées, & n'ob-tint fans doute les suffrages qu’à la faveurd'une nouvelle table de rapports, fondéefur plusieurs observations nouvelles ; maisquand on examine fa théorie , on est étonnéde voir qu'il revient malgré lui à l'expli-cation méchanique, puisqu'il dir expressé-ment , que les affinités ont lieu quand lesmatières qui s'attirent ont des parties oudes pores relatifs , en quoi il est certainqu’il se rapprochoit beaucoup plus de lavérité que M. le Sage.
M.Macquer est un de ceux qui ont le plusavancé à cet. égasd vvs cwiauíssâaççs, agy
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feulement en ajoutant à la somme des faits,mais encore en rapprochant & généralisantleur théorie ; il a saisi une circonstance bienimportante , circonstance qui forme réelle-ment la condition essentielle des dissolu-tions , des fusions, des crystallisations , enun mot de tous les phénomènes qui appar-tiennent au système des affinités , lorsqu'ila soupçonné que , vu la petitesse presqueinfinie des molécules élémentaires, 3c ladistance infiniment petite à laquelle ellespeuvent Rapprocher entr'elles , il falloirconsidérer comme nulle leur pesanteur versle centre de la terre. Il lui a été facile aprèscela de concevoir combien l'atrractionpro-chaine réciproque devenoir puissante danscette hypothèse , & bientôt faction dissol-vante lui a paru un effet nécessaire de cetteloi, 8c le point de saturation , un véritableéquilibre. Dtcltonnaire de Chymie , au mocPesanteur.
On ne peut donc s’empêcher de recon-noître aujourd'hui que " les loix A’afHni tê» font les mêmes que la loi généraíe , par» laquelle les corps célestes agi fient les uns» fur les autres, que ces attractions par-» ticulieres ne varient que par l'effet des" figures des parties constituantes, parce» que cette figure entre comme élément
dans la distance. » C'est à M. de Bufforrque l’on doit cette belle idée qui démon-tre en quelque forte ce qu'elle explique ,qui indique la route à suivre pour parvenirà calculer les affinités comme la marchedes astres, qui ouvre une carrière immensede connoifiances nouvelles dans la déter-mination des figures des parties constituan-tes. h'auteur de cet article s'est attaché àrapporter à cette théorie lumineuse, tousles phénomènes de la dissolution 8c de la-crystallisation dans un effiai phifico-chymique-fur ces opérations.
Les Newtoniensrejettentavec raison fat-traction comme qualité qui resulte des for-mes particulières de certains corps. V. At-traction. Mais il faut bien prendre garde'que dans fhvpothese de M. de Buffon , laforme ou la figure ne produit qu’une variété'de distance & non pas une qualité distincte;qu'ainsi , bien-loin d'exclure la propriété'générale & proportionnelle à la malle , elle3 , au çontraiie ^1 avantage de simplifier le;