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qu'ils pouffent fortement au printemps ;tendez des rets ôc des piégés, ôc recom-mencez votre année. Voye{ le détail de cha-cune de ces opérations à leurs articles.
Voilà- l’année , le travail, ôc la maniéréde travailler de nos laboureurs. Mais unauteur Anglois à proposé un nouveau sys-tème áéagriculturecpaç nous allons expliquer,d’après la traduction que M. Duhamel nousa donnée de l’ouvrage Anglois , enrichiede fes propres découvertes.
M. Tull distingue les racines , en pivo-tantes qui s en foncent verticalement dansla terre, ôc qui soutiennent les grandesplantes, comme les chênes ôc les noyers ;&c en rampantes , qui s’étendent parallèle-ment à la surface de la terre. Il prétendque celles-ci sont beaucoup plus propres àrecueillir les sucs nourriciers que celles-là.Il démontre ensuite que les feuilles sontdes organes très-nécellaires à la santé desplantes, ôc nous rapporterons à l’articleFeuille les preuves qu’il en donne : d’oùil conclut que c’est faire un tort considé-rable aux lusernes ôc aux sainfoins, que deles faire paître trop souvent par le bétail,ôc qu’il pourroit bien n’être pas auíïì avan-tageux qu’on se l’imagine , de métré lestroupeaux dans les blés quand il font tropforts.
Après avoir examiné les organes de lavie des plantes , la racine & la feuille , M.Tull pâlie à leur nourriture : il pense quece n’est autre chose qu’une poudre très-fine, ce qui n’est pas fans vraisemblance,ni sans difficulté; car il paroîeque les subs-tances intégrantes de la terre doivent êtrediílolubles dans l'eau ; & les molécules deterre ne semblent pas avoir cette propriété :c’est l’obfervation de M. Duhamel. M. Tullse fait ensuite une question rrès-embarras-sante ; il se demande si toutes les plantesse nourrissent du même suc ; il le pense :mais plusieurs auteurs ne font pas de sonavis ; Ôc ils remarquent très-bien que telleterre est épuisée pour une plante , qui nel’est pas pour une autre plante, que des ar-bres plantés dans une terre où il y a eubeaucoup ôc long-tempsde la mêmeespece,n’y viennent pas si bien que d’autres ar-bres que les sucs dont l’orge se nourrit,ctant plus analogues à ceux qui nourrissent.
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le blé, la terre en est plus épuisée qu’eile nel’eût été par l’avoine ; & par conséquentque tout étant égal d’ailleurs , le blé suc-cédé mieux à l’avoine dans une terre qu'àforge. Quoi qu'il en soit de cette question ,fur laquelle les Botanistes peuvent encores’exercer , M. Duhamel prouve qu’un desprincipaux avantages qu’on se procure enlaissant les terres fans les ensemencer pen-dant l'année de jachère , consiste à avoirastez de temps pour multiplier les laboursautant qu’il est nécessaire pour détruire lesmauvaiiès herbes , pour ameublir Ôc soule-ver la terre, en un mot pour la disposer àrecevoir le plus précieux ôc le plus délicatde tous les grains > le froment : d’où il s’en-luit qu'on auroit beau multiplier leslabouisdans une terre ; si on ne laisibit des inter-valles convenables entre ces labours, onne lui procureroit pas un grand avantage.Quand on a renversé le chaume ôc l’herbe,il faut 1 ailier pourrir ces matières, laisserla terre s’imprégner des qualités quelle peutrecevoir des météores, sinon s’exposer parun travail précipité à la remettre dans sonpremier état. Voilà donc deux conditions ;ía multiplicité des labours, fans laquelle lesracines ne s’étendant pas facilement dansles terres, n’en tireroient pas beaucoup desucs ; les intervalles convenables entre ceslabours, fans lesquels les qualités de la terrene se renouvelleroient point. A ces condi-tions il en faut ajouter deux autres : la des.truction des mauvaises herbes, ce qu’onobtient parles labours fréquens; & le justerapport entre la quantité de plantes Ôc lafaculté qu’a la terre pour les nourrir.
Le but des labours fréquens , c’est de di-viser les molécules de la terre, d’enmulti-plier les pores, & d’approcher des plantesplus de nourriture ; mais on peut encoreobtenir cette division par la calcination ôcpar les fumiers. Les fumiers altèrent tou-jours un peu la qualité des productions;d’ailleurs on n'a pas du fumier autant ôccomme on veut, au lieu qu’on peut mul-tiplier les labours à discrétion sans altèresla qualité des fruits. Les fumiers peuventbien fournir à la terre quelque substance ;mais les labours réitérés exposent suc-cessivement différentes parties de la terreaux influences de l'air , du soleil &