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Tome premier.
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des pluies, ce qui les rend propres à lavégétation.

Mais les terres qui ont resté long tempsfans être ensemencées, doivent être la-bourées avec des précautions particulières,dont on est dilpenfé quand il s'agit desterres qui ont été cultivées fans inter-ruption. M. Tull fait quatre clastcs deces terres; i°. celles qui font en bois ;i°. celles qui font en landes ; 3°. cellesqui font en friche ; 4 0 . celles qui fonttrop humides. M. Tull remarque quequand la rareté-du bois n’auroit pas faitcesser la coutume de mettre le feu àcelles qui étoient en bois pour les con-vertir en terres labourables, il faudroits’en départir, parce que la. fouille desterres qu’on est obligé de faire pour en-lever les souches , est une excellentefaçon que la terre en reçoit, & que l’en-grais des terres par les cendres est sinonimaginaire» du moins peu efficace. Ilfaut, selon lui, brûler toutes les mau-vaises productions des landes vers la sin del’été, quand les herbes font desséchées,A recourir aux fréquens labours. j°.Quantaux terres en friche, ce qui comprendles sainfoins, les tufernes , les trèfles, &généralement tous les prés avec quelquesterres qu’on ne laboure que tous les huitou dix ans ; il ne faut pas fe contenterd J un labour pour les prés ; il faut avec uneforte charrue à verfoir commencer par enmettre la terre en grostês mottes, at-tendre que les pluies d’automne aient briséces mottes, que l’hiver ait achevé de lesdétruire, & donner un second labour , untroisième, &c. en un mot ne confier dufroment à cette terre que quand les la-bours sauront aster affinée. O11 brûle lesterres qui ne fe labourent que tous les dixans ; & voici comme on s'y prend : oncoupe toute la surface en piecesles plus régulieres qu’on peut, de huit à dix poucesen quarté fur deux à trois doigts d’é-paistcur : on les dresse ensuite les unescontre les autres ; quand le temps estbeau, trois jours suffisent pour les dessécher,on en fait alors des fourneaux. Pour formerees fourneaux » on commence par éleverune petite tour cylindrique , d’un pié dediamètre. Comme la muraille de la petite

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tour est faite avec des gazons, son épaisseur-est limitée par celle des gazons. On observede mettre sherbe en dedans, & d'ouvrirune porte (sun pié de largeur, du côtéque souffle le vent. On place au dessus decette porte un gros morceau de bois quisert de linteau. On remplit la capote de latour de bois sec mêlé de paille & son,achevé le fourneau avec les mêmes gazonsen dôme. Avant que la voûte soit entière-ment fermée, on allume le bois, puis on.ferme bien vite la porte, fermant aussi avecdes gazons les crevasses par où la fuméefort trop abondamment.

On veille aux fourneaux jusqu'à ce que laiterre paroisse embrasée;, an étouffe le feu-avec des gazons, si par hasard il s’estformé-des ouverturesson rétablit le fourneau»Au bout de 14. à 18 heures, le feu s éteinttic les mottes font en poudre, exceptécelles de dessus qui restent quelquefoiscrues, parce qu'elles n’ont pas senti lefeu. Pour éviter cet inconvénient, il n'ya qu’à faire lesfournaux petits: on attendque le temps soit à la pluie , & alors onrépand la terre cuite le plus uniformément;

. qu’on peut excepté aux endroits où étoientles fourneaux. On donne sut le champ un-labour fort léger ; on pique davantage leslabours fui vans ; si l'on peut donner le pre-mier labour en juin , & s’il est survenu dela pluie , on pourra tout d\m coup retirerquelque profit de la terre , en y semant du.millet des raves, &c. ce qui n’empêchera:pas de semer du seigle ou blé sautomne' suivante. Il y en a qui ne répandent leur terrebrûlé qu'immédiatement avant le dernierlabour. M. Tull blâme cette méthode*,malgré les soins qu’on prend pour la faireréussir, parce qu’i! est rrès-avantageux debien mêler la terre brûlée avec le terrain.4°. On égouttera les terres humides par unfossé qui fera pratiqué fur les côtes, ou quila refendra. M. Tull expose ensuite les dif-férentes maniérés de labourer : elles ne dif-fèrent pas de celles dont nous avons parlé-plus haut : mais voici où son svstême vas’éloigner le plus du système commun. Jepropose, dit M. Tull, de labourer la terrependant que les plantes annuelles croissent,,comme on cultive la vigne & les autres,plantes, vivaces. Commencez par un labous.