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Tome troisième.
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L’argent & le mercure font appropriésà être dissous dans les acides végétaux parune dissolution préalable dans l’acide ni-tre u x , & une précipitation opérée par di-verses matières salines , d'après les procédésque M. Marggraf a donnés dans l’Hifloire deVacadémie royale des Sciences & Btlles-Lettresdg Berlin , année 1746.

L’eau échauffée jusqu’à Pébullition estappropriée à s’unir avec la crème de tartre.

Dans la préparation du vernis de fuccin ,que les chymistes emploient à la composi-tion d J un excellent lut, Phuile de lin , & lefuccin dont le vernis est composé , sont disposés ou appropriés à la combinaison, enfaisant bouillir l'huile Sc en failant fondrele fuccin ; circonstances fans lesquelles cettecombinaison ne se seroit point. (.Cetarticletjl de M. Ven Eí. )

Appropriation, s. f. terme de Jurispru-dence canonique , est supplication d’un béné-fice ecclésiastique , qui de sa propre natureest de droit divin , & non point un patri-moine personnel, à susage propre & perpé-tuel de quelque prélat ou communauté reli-gieuse , afin qu'elle en jouisse pour toujours.r 0 ye{ Approprie.

Il y a appropriation , quand le titre Sc lesrevenus dune cure font donnés à un évê-ché , à une maison religieuse, à un college,&c. Sc à leurs successeurs z Sc que quelqu'undes membres de ce corps fait 1 office divin ,en qualité de vicaire, f 7 oye ç Cure & Vi-cariat.

Pour faire une appropriation , après enavoir obtenu la permission du roi en chan-cellerie , il est nécessaire d’avoir le consen-tement de l’évêque du diocèse, du patron,Sc du bénéficier , si Pévêque ou le bénéficeest rempli ; s J il ne l’est pas , l'évêque du dio-cèse Sc le patron peuvent le faire avec la per-mission du roi.

Pour dissoudre une appropriation , il suffitde présenter un clerc à l'évêque, Sc qu'il1 institue Sc le mette en possession ; car celaune fois fait, le bénéfice revient à fa pre-mière nature. Cet acte Rappelle une défap-propriation.

f.’appropriation est la même chose que cequ on appelle autrement en droit canopique , union. Voye ç UNION. (H)

Approprie , adj. en terme de droit cano-Tbme 1 JI,

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nique , se dit d’une église ou d’un bénéfice ,dont le revenu est annexé à quelque dignitéecclésiastique ou communauté religieuse,qui nomme un vicaire pour desservir lacure. En Angleterre, le mot approprié estsynonyme h inféodé, f 7 ,oye ^ Inféodé. On ycompte 184s églises appropriées. V. Appro-priation. ( H)

APPROVISIONNEMENT des places,f. m. c’est dans l’art militaire , tout ce quiconcerne la fourniture des choses nécessairesà la subsistance des troupes renfermées dansune place.

Cet objet demande la plus grande atten-tion. M. le maréchal de Vauban a donnédes tables à ce sujet, qu’on trouve dansplusieurs livres , Sc notamment dans ladéfense des places par M. le Blond ; maiselles ont le défaut de n'être point raison-nées. Elles font proportionnées au nombredes bastions de chaque place , depuis quatrebastions jusqu’à dix-huit. il faudroit desréglés plus générales Sc plus particulières àce sujet, qui puissent servir de principesdans cette matière. Il y a un grand état deM. de S. Perrier dressé en 1751 , pour l 'ap-provisionnement des places de Flandre. On ledit fait avec bien de Pintelligence ; & c’estune piece manuscrite à laquelle il seroit à-propos de donner plus de publicité. (Q)

APPROUVER un livre , c'estdéclarer parécrit qu'après savoir lu avec attention , ony a rien trouvé qui puisse ou doive en em-pêcher simpressìon. V 0 ye\ Approbation,Censeur.

APPROXIMATION , approximatio , s. s,(en mathématique. ) est une opération par la-quelle ou approche toujours de plus en plusde la valeur d’une quantité cherchée , fanscependant en trouver jamais la valeur exacte.Foyei Racine.

Wallis, Raphfon, Halley, & d’autres,nous ont donné différentes méthodes à'ap-proximation ;■ loures ces méthodes consistentà trouver des séries convergentes , à Paidedcsquelles on approche si près qu’on veutde la valeur exacte d’une quantité cher-chée ; Sc cela plus ou moins rapidement,selon la nature de la série. V. Convergent& SÉRIE.

Si un nombre rssest point un quarté par-fait, il ne faut pas s-’attendre d’en pouvois