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Tome troisième.
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* ARA B , (Ge'og. anc. & sainte.) villede la tribu de Juda.

*ARABA, (Geog. me. &mod.) ville dePerse, dans le Sigifian, entre la ville de cenom & le Cendahar. On pense communé-ment que c’est l’ancienne ville d’Ariaspe ,capitale de la Drangiane, à moins que cene soit Gobinam, ville de la même pro-vince , au midi de celle de Sigistan.

ARABAN, (Geog.) petite ville d’Aíîe,fur le fleuve Khabur , dans le Diarbekir ,au gouvernement Turc d’Urfà ou Raca.C’est une de ces villes où les peuples vaga-bonds de ces contrées, tels que les Kiur-des , les Turcomans & les Arabes séjour-nent tour-à-tour , & qu’ils abandonnenttous les ans pour aller arrêter les caravan-nes, ou vendre leurs services au premierbacba qui veut les prendre à fa solde.(C. A.)

ARASAT, (Geogr.) petite ville mari-time d’Europe , dans la Tartarie-Crimée,fur la jrartie orientale , au sud de Bacha-Serai. Elle fut emportée d’aflàut en 1771 ,par les Russes, fous la conduite du princeTschibaioff. La plupart des troupes qui ladéfendoient furent passées au AI de l’épée ,& le reste fut prisonnier de guerre. Cetteville , aínfi que toute la Crimée , est sou-mise maintenant à l’impératrice de Rustie.Long. 34 ; Ut. 4$. (C. A.)

ARÁBE , adj. On appelle arabe & ara-bique tout ce qui a rapport à l’Arabie ouaux Arabes ; arabique langue ou languearabe , c’est un dialecte de l’hébreu.

Le P. Ange de S. Joseph exalte beaucoupla richesse & l’abondance de Varabe. IIassure qu’il y a dans cette langue plus demille mots qui lignifient une e'pee , cinqcent qui signifient un lion , deux cents pourdire un serpent, & huit qui signifient dumiel.

Carattcres arabes ou figures arabiques ,ce sont les chiffres dont on se sert ordi-Îf'-'V nairement dans les calculs d’arithmétique.Voyez, Figure , Nombre. Les carac-tères arabes font différens de ceux desRomains. Voyez, CARACTERE.

On croit communément que les Sarra-sins nous ont donné les caractères arabes ,qu’ils avoient appris eux-mêmes des Indiens.Scaliger étoit fl persuadé de leur nouveauté,

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qu’il assura qu’un médaillon d’argeiit sutlequel il fut consulté , étoit moderne ,parce que les caractères 234 & 235 étoientgravés dessus.

On croit que Planude , qui vivoit furla An du treizième flecle , a été le premierd’entre les chrétiens qui ait fait usage deces chiffres. Le P. MaEillon assure dans sontraité de Re dìplomaticá , que l’on ne s’enest pas servi avant le quatorzième flecle.Le docteur Wallis soutient qu’ils étoienten usage long-tems auparavant, du moinsen Angleterre, & Axe cette époque au terrisd’Hermannus-Contractus, qui vivoit en-viron l’an 1050. Ces chiffres , selon lui,étoient d’usage , finon dans les comptesordinaires , du moins dans les mathémati-ques , & fur-tout pour les tables astrono-miques. Voyez, Wallis , algeb. eh. iv.

Pour prouver Tantiquité des chiffresarabes , le même auteur se fonde sur uneinscription en bas relief qui étoit fur unmanteau de cheminée de la maison pres-bytérale de Hélindon , dans la province deNorthampton , où on lisoit ces caractères ,n°. 133 , avec la date de Tannée 1133.TranfaH. Philosop. n°. 174.

M. Tuffkin fournit une preuve plus sûrede T antiquité de T usage de ces chiffres.C’est la croisée d’une maison faite à laromaine, & située dans la place du marchéde Colchester , fur laquelle, entre deuxlions ciselés, est un écusson contenant cettemarque 1390. Transaét. philosoph. n 9 . 2 33.

M. Huet pense que ces caractères n’oncpoint été empruntés des Arabes , mais desGrecs ; & que les chiffres arabes ne fontautre chose que les lettres grecques queTon fait que ces peuples employoient pournombrer & chiffrer. Voyez, NOMER.E.

On dit que Ton nourrit les chevaux ara-bes avec du lait de chameau , & on rap-porte des choses étonnantes de ces ani-maux. Le duc de Neucastle assure que leprix ordinaire d’un cheval arabe, est de1000 , 2000 , & jusqu’à 3000 livres ; &que les Arabes font aussi soigneux de con-server la généalogie de leurs chevaux, queles princes font curieux de celle de leursfamilles : les écuyers ont foin d’écrire le nomdes peres & meres de ces animaux , & onen trouve dont la noblesse en ce genre re-