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Tome troisième.
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monte fort haut. On assure qu’il j a eutels chevaux pour lesquels on a frappé desmédailles.

Le bien que les Arabes donnent à leursenfans, quand ils sont arrivés à l’âge d’hom-me , corniste en deux habits, deux cimete-res , & un cheval qui les accompagne tou-jours. Les chevaux arabes que l’on a ame-nés en Angleterre , n’ont jamais rien mon-tré qui fut extraordinaire. Foyez, CHEVAL.Année des ARABES , voyez, An.ARABES , ( Hifi. des ) Les Arabes , en-

Ì rvrés de la nobleítè de leur antiquité & deeur descendance des patriarches, réserventtoute leur estime pour eux-mêmes, & toutleur mépris pour le reste des nations. II estbien difficile de déchirer le voile qui cou-vre leur origine, tous les monumens his-toriques font mutilés ou détruits , & l’onne peut s’appuyer que fur des traditionsqui ont conservé quelques vérités & beau-coup de mensonges. Onastinequel’Arabie,dès les temps les plus voisins du déluge,fut peuplée par trois familles différentes ;ïa postérité de Cham s’établit fur les bordsde l’Euphrate & du golfe Arabique. L’in-térieur de la partie méridionale fut occupéparles fils dejochtan, dont l’aîné donnason nom â toute la presqu’île : ses descen-dants furent regardés comme Arabes natu-rels ; au lieu que la postérité de Cham ;& les Ismaélites qui íormerent des établií-semens dans 1 Arabie Pétrée , quelques-temps après, furent toujours désignes parle nom de Mofi-Arabes ou de Mac-Arabes,ce qui marquoit leur origine étrangère.

La postérité d’ífrnael devenue la plusnombreuse, & par conséquent la pluspuissante , réunit ses íòrces pour envahirtout le domaine de l’Arabie , & les deuxautres peuples furent exterminés par elle :ce maslàcre fut accompagné de beaucoupde prodiges fans preuves. Quoiqu’on nepuisse se dissimuler les atrocités énormesde ces siécles , dont on n’exalte ordinaire-ment l’innocence que pour mieux faire lacensure du nôtre , est-il à présumer qu’il yait eu une génération assez féroce , pour serésoudre à exterminer deux peuples dontelle vouloir envahir les possessions ? C’étoitdans un temps où la terre manquoit decultivateurs k d’habitans j où l’on pouYoit

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étendre ses domaines autant que ses désirs ,où le superflu germoit à côté du nécessaire,il est donc plus naturel de croire que lestrois nations se confondirent, & qu’assu-jetties par la nature du sol & du climat àun mémo genre de vie & aux mêmes usa-ges , elles íormerent entr’elles des alliancesqui, par la succession des temps, firentdisparaître les distinctions qui désignoientla différence de leur origine. Mais cettefaçon de concevoir est trop simple , & lesArabes , flattés de descendre tous d’Abra-ham , aiment mieux calomnier leurs ancê-tres , & les représenter comme des conqué-rans barbares , que d’avouer que le sangismaélites a été altéré par le mélange impurdu sang étranger ; & en effet toutes lestribus le glorifient d’avoir également Abra-ham pour auteur.

Ce peuple, comme tous ceux del’orient »étoit partagé en différentes tribus, doncchacune avoit son chef, ses usages & sesrits sacrés qui lui étoient particuliers : quoi-que chaque famille formât une cfpece d’em-píre domestique absolument indépendant,quoiqu’éloignées les unes des autres , fansrelations d’intéréts& d’amitié, elles avoientconservé certains traits qui faisoient recon-noître que c’étoit autant de rameaux sortisde la même tige ; toutes avoient le mêmeamour de 1 Indépendance ; & libres dansleurs déserts , elles plaignoient les nationsasservies à des maîtres : cet amour de laliberté qui est la passion des âmes nobles& généreuses , étoit un fanatisme nationalqui, leur faisant mépriser le reste des hom-mes , les empêchoit de participer au désor-dre & aux crimes dont le poison a infectala source des mœurs publiques.

Les Arabes , grands & bien frits, entretien-nent leur vigueur par des exercices pénibles,par une vie active qui les endurcit au tra-vail & aux fatigues. La frugalités qui leurest inspirée par la stérilité du climat, sembleen eux une vertu naturelle : l’eau est m»breuvage qu’il s préfèrent à toutes les li-queurs aromatisées qui énervent les forces ,

& qui suspendent l’exercice de la raison ;uniquement occupés des moyens de sub-sister & du plaisir de se reproduire, d*n’éprouvent jamais les inquiétudes de I’am-bitioj ?, se les.tourmçní de l’cnnui ; ils nc