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exemples de bienfaisance cjui ont eu peud’imicateurs. Nobles & fiers dans leurs íen-timens, ils ont fait confister la félicité dansla distribution des bienfaits, & le malheurdans Phumiliante nécessité d’en recevoir.Peres tendres, eníáns respectueux, ils écou-tent avec une délicieuse émotion la voix dela nature, qui sans cesse parle à leur cœur.On a tait de tout temps l’éioge de leurfidélité à tenir leurs engagemens ; celui quiviole la sainteté du serment, est condamnéà vieillir dans i’ignominie : c’est avec leursang qu’ils scellent leur alliance , pour leurimprimer un caractère plus lacrc ; les droitsde l’amitié font inviolables. Deux amiscontractent des ob’igations réciproquesdont ils ne peuvent se dispenser sans êtretraités de profanateurs. Les Arabes bien-faisans envers tou. les hommes, ont étenduleur générosité jusques fur les animaux quiont vieilli à leur service : ils leur accordentle privilège de paître dans les plus graspâturages , fans en exiger aucun travail.Quelques dévots insensés, considérant lesbêtes féroces comme l’ouvrage de la divi-nité , leur envoyentdes subsistances fur lesommet des montagnes. Quand on voit cepeuple réunir les vertus é<: les vices quisemblent les plus incompatibles , on estpresque tenté de croire qu’il a deux natures ;mais c’est par cette opposition qu’il ressem-ble au r este des hommes , qui font unassemblage de grandeur & de foiblesse , &dont le caractère du matin est démenti parcelui du soir. Ce peuple qui, dans la cha-leur de la mêlée , ne respire que le sang ;qui, dans une ville prise d’assaut, égorgefans pitié de femmes , des en'fans & desvieillards , fe dépouille de la férocité dulion , & n’a plus que la douceur de l’agneau,lorsque rivresic du carnage est dissipée ; onle voit dans le désert & les routes enleverles dépouilles da voyageur ; & > un instant,après, il exerce la plus généreuse hospita -ìité enversl’érranger qui fe réfugié dans fatente & qui fe confie à ía foi. Dans chaquecanton habité on allume des feux pendantla nuit, qu’on nomme les feux de PiioC-picalité , pour appeïïer les voyageurs quis’égarent dans leur route , ou qui orrtbefom de se délasser de leurs fatigues ;après ks LVvjr bien régalés , on les recou-
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duit au ion des instrumens , & on le»comble de pressens ; mais ce qui décèle uveuxunfondd’humanité, est leur indulgencepour les foiblesies , & la modération doncils usent envers les hommes convaincus d»crimes : ils rougiroient de faire usage deces tortures barbares , adoptées pour dé-couvrir la vérité, & qui souvent arrachentde la bouche de Pinnocent , P aveu d’uncrime qu’il n’a pas commis ; ils ne dressentpoint ces échafauds , ils n’allumcnt pointces bûchers où la loi , fous prétexte deprévenir la tentation , ne proportionne pastoujours la peine au délit : ils fe font unscrupule d’infliger la même peine au /biblequi n’a fait qu’une chiite , Sc au scélératqui a vieilli dans l’habitude du crime. Laloi du talion réglé leurs jugemens , & lemépris public est le supplice que redoutele peuple à qui il reste des mœurs.
Les Scenetis, dont les descendans font con-nus aujourd’hui fous le nom de Bédouins ,habitent les déserts & menent la vie no-made comme leurs ancêtres. I,a stérilité deleur fol a perpétué chez eux le goût dubrigandage ; ils iont des incursions fur losfrontières de la Syrie , de l’Egypte , & ferépandent quelquefois jusques lur les coco»d’Afrique. Ils n’ont point de demeures fixes.Ils s’arrêtent dans les lieux où ils trouventdes eaux & des pâturages ; ils le nourri sien tde chair de cheval , de chameau , ou defruit : dès qu’ils ont épuisé les productionsd’un canton , ils recommencent leur coursevagabonde, jufqu’à ce qu’ils aient trouvéun territoire où ils puissent jouir d’uuœnouvelle abondance» Ils marchent â laguerre fous les ordres clssin émir ou d’unchéris , dont Pautoríté est à-peu-pres íamême que celle des gouverneurs établis-dans les provinces par les successeurs deMahomet. Cc chef , toujours tiré de litfamille la plus noble , n’est obéi qu’autantqu’il est fécondé pat. la fortune dans fesexpéditions militasses. Dans le ca'me de J»paix ; ils ne font phi s que des Magistrats qithprésident aux assemblées publiques, & quoí—qu’on leur j ureune obéissance san.srcplique Til r, font obligés de rendre compte de leurconduite au peuple, qui souvent les dégradfepour les punir de l’abus de leur pouvoir-Ce peuple, prompt às’aUarmer peur íò»