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C/fracisre gsneriquei
à Du fond d’un petit calice découpé encinq parties s’éleve un embryon arrondi,surmonté d’un style environné de dix éta-mines : le calice supporte une fleur mono-pétale , semblable à un grelot. L’embryondevient une baie ronde ou ovale , à cinqcellules qui font remplies de petites semen-ces dures.
Efpeces.
1. Arbousier à feuilles unies, dentelées,
à tige droite, ligneuse , à baies polyfper-mes. Arbre 4.
Arbutus foliis glabrìs , ferraiìs , cauleerecio arboreo , baccis polyfpermis. Mill.
En Anglois, tbe commonjlrav-v-berry tree.
Varie'tés de cette efpece.
«. Arbousier à fleur double.
fi. Arbousier à fleur rougeâtre.
y. Arbousier à fleur oblongue , à fruitovale.
2. Arbousier à feuilles unies & entier es,
à tige droite, ligneuse, à baies polyfper-mes. Arbre 3.
Arbutus foliis glabris integerrimìs, cauleeretto arboreo ; baceis polyfpermis. Mill.
Tbe oriental firavv - berry tree calledadrachne.
3. Arbousier à tiges traînantes, à feuil-les ovales un peu dentelées, à fleurs déta-chées. Arbousier de marais d’Acadie.
Arbutus caulibus procumbentibus , foliisovatis fubferratis, floribas sparfis. Linn.
’Sp. pi. 395./nue* 4.
Svvamp arbutus of north America.
4. Arbousier à tiges traînantes, à feuillesrudes & dentelées.
Arbutus caulibus procumbentibus , foliisrugofts ferratis. Fl. Lap. 161. Jrutex. 3.
1 Arbutus vvitb trailìng fialks, and roughfavved leaves.
5. Arbousier à tiges traînantes & à feuil-les très-entieres.
Arbutus caulibus procumbentibus foliisintegerrimìs. Fl. Lap. 162. uva urfi , an-ciennement connu, frutex >.
Bearberries.
L ’Arbousier , n°. 1. croît naturellementcnEspagne, en Italie, dans l’Iíle de Corse,
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aux lieux pierreux & montagneux : le#plus pauvres gens mangent de son fruit,quoiqu’il soit fade & indigeste. Dant ar~buta fylva , dit Virgile ; ce qui prouveque de son temps on regardoit les arbouséscomme une ressource pour les paysans, &que, par conséquent, la mifere étoitextreme : elle croît dans les campagnesen proportion de la pompe des Cours
des richesses des grands, & ce n’estqu alors qu on trouve des poètes cour-tisans qui chantent le bonheur de la vierurale.
Sans doute que les feuilles de Y arbousierfont un très-bon fourage pour les chè-vres , car Virgile prescrit de leur en don-ner : & puisque le même Auteur dit dansun autre endroit, & qua vos rata viridistegit _ arbutus umbrá ; il paroît que cet ar-brisseau s’éleve â une certaine hauteur. Jele trouve dans un catalogue Hollandois aunombre des arbres du troisième ordre ,mais comme il fleurit trés-jeune , je pensequ’il n'est tout au plus que du quatrième.II s’eleve fur une tige un peu torse, recou-verte d’une écorce rougeâtre , dont l’épi-derme fe gerlé de bonne heure : les poussesde l’année font de la couleur du corail :il en fort des poils rares & un peu rigides ;elles supportent des feuilles qui y fontattachées par de petits pédicules rou-ges : les feuilles ont environ trois pou-c.s de long, & un demi dans leur plusgrande largeur , elles font oblongues ,finement dentées & pointues par le bout :les dents & la pointe font bordées d’unbeau rouge.
Les fleurs naissent fur un filet communen forme de petites grappes ; elles fontblanches & paraissent en Novembre &Décembre. C’est alors aussi que les baiesde Tannée précédente acquièrent leur ma-turité ; elles font astez grosses & d’un beaurouge : ces fleurs & ces fruits contrastent àmerveille avec le verd gracieux des feuillesdont le dessous est très-luifant. Ainsi cetarbre offre une décoration pittoresque &riante, lorsque la campagne est déja dé-vastée par les approches de l’hiver.
II nous laisse quelquefois respirer : onaime à profiter d’un rayon de soleil réflé-chi par dçs arbres toujours verds, c’eft le