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en écartant les parties. Tandis que le suc íèdispose à la récolte sur le ditque , on coupedans un autre quartier, & Ton acheve l’opé-ration comme ci-destus. Le troisième jour ,on revient aux premieres racines coupées &couvertes en dôme par les fagots : 011 enleveavec la spatule le suc formé ; on le met dansla coupe attachée à la ceinture , & de cettecoupe dans une des corbeilles ou fur desfeuilles exposées au soleil ; puis on écarte laterre des environs de la racine , un peu plusprofondément que la premiere fois , Sc onenleve une seconde tranche horizontale à laracine ; cette tranche se coupe la plus mincequ’on peut ; elle est à peine de l'épaisteurd'une paille d’avoine ; car il ne s agit que dedéboucher les pores Sc faciliter l'islùe au suc.
Le suc en durcissant fur les feuilles prendde la couleur. On recouvre la racine, & lequatrième jour, on revient au quartier qu'onavoit quitté , & de celui-là au premier ,coupant les racines trois fois , & recueillais:deux fois du suc. Après la seconde récolte ,on laisse les racines couvertes huit ou dixjours fans y toucher. Dans les deux premieresrécoltes, chaque société de quatre à cinqhommes remporte à la maison environ 50livres de suc. Ce premier suc n'est pas le bon.C'est ains que finit le fécond travail.
Le troisième commence au bout de huit àdix jours, on fait une nouvelle récolte. O11commence parles racines du premier quar-tier , car il faut íe souvenir que chaque can-ton a été divisé en deux quartiers. On lesdécouvre : on écarte la terre : on recueillele suc : on coupe la surface, & on recouvre.O11 passe le lendemain aux racines du secondquartier , & ainsi alternativement trois foisde fuite ; puis on les couvre de nouveau ,on les laisse, & le troisième travail est fini.
Trois jours après, 011 reprend les racines,&c on les coupe trois fois alternativement ,passant du premier quartier au second , puison ne les coupe plus : on les laisse exposées àl’air & au soleil, ce qui les fait bientôt mou-rir. Si les racines font grandes , on ne lesquitte pas si-tôt ; on continue de les couper,jufqu'à ce qu'elles soient épuisées.
L ‘assa f'œtida donne dans l’analyfe chimi-que un phlegme laiteux, acide, & de 1 odeurde sail ; un phlegme rouílìtre, soit acide,íbic urineux ; de l’huile fétide , jaunâtre ,Tome II s.
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fluide , limpide , & une huile rousse &rd'une consistance épaisse. La masse noirerestée dans la cornue , calcinée au creusetpendant trente heures , a Listé des cendresgrises dont on a retiré du sel fixe salé. AinsiY a ssa foc t nia est composée de beaucoup desoufre fétide , soit subtil, soit grossier;d'une assez grande portion de sel acide,d'une petite quantité de sel voladl urineux ,& d'un peu de terre ; d’où il réiulte un toutfilin sulphureux , dont une grande portionse dilsout dans de l’eíprit-de-vin, Sc la plusgrande partie dans de i'eau chaude.
Les anciens ont fort vanté Y assa sttida ;nous ne l’employons que dans les coliquesventeuses, soit extérieurement, soit inté-rieurement. Nous lui attribuons quelquevertu pour expulser l’arriere-faix & les réglés,exciter la transpiration & les sueurs, pousserles humeurs malignes à la circonférencedans les fievres , la petite vérole & la rou-geole , & pour remédier aux maladies desnerfs & à la paralysie : nous la recomman-dons dans 1 asthme & pour la résolution destumeurs : nous en préparons une teintureanti-hystérique ; elle entre dans la poudrehystérique de Charas , les trochisques demyrrhe, le baume utérin ; ôc l’em^lâtrepour la matrice.
* ASSAF , idole des Arabes coraïfchites.Chaque autre tribu avoir Í011 idole , maison ne nous apprend rien de plus là deilus.
Il y a dans la contrée de Naharuam quifait partie de la Chaldée , une petite villeappellée ajsaf.
ASSAI, ( Mufique. ) adverbe augmen-tatif italien qu'on trouve ast’ez souvent jointau mot qui indique le mouvement d'un air ;ainsi presto ajsai , largo ajsai signifient sortvite , fort lent. '
ASSAILLANT, s.m. est une personnequi attaque ou qui donne brusquement furune autre. V. Assaut , Attaque , &c.
C'est aussi quelquefois dans un siège l'as-siégeant, auquel on donne le nom dìassail-lant. Cq)
ASSAISONNEMENT, s. m. en termede cuifine , est un mélange de plusieurs ingré-diens, qui rendent un mets exquis. L'art ducuisinier n'est presque que celui d ‘assaisonnerles mets; il est commun à toutes les nationspolicées : les Hébreux le nommoient matha -
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