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Tome troisième.
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31 s Furent vaincus par les Tartares, qui leurtuerent le vieux de la montagne en 12,57;après quoi la faction des assassins s’éteignit.

Il y avoir un certain droit des gens ,une opinion établie dans toutes les républi-ques de Grece & d’Italie , qui faisoit regar-der comme un homme vertueux 1 ’ assassin decelui qui avoir usurpé la souveraine puistàn-ce. A Rome, sur-tout depuis l’expulíìon desrois, la loi étoit précise & solemnelle, & lesexemples reçus ; la république armoit lebras de chaque citoyen, le faisoit magis-trat pour ce moment. Confidérations fur lescauses de la grandeur romaine , chap. xj , pagel%i. (H)

ASSASSINAT , s. m. ( Jurisprudencecriminelle.) On peut le définir , un attentatprémédité sur la vie d’un homme , biendifférent en cela du meurtre involontaire,du meurtre commis dans le casd'une défenselégitime , du meurtre enfin ordonné par laloi ; car qui dit attentat 3 dit entreprise contrel’autorité du souverain. Qu’il soit ensuiteconsommé ou commencé simplement; qu'onen soit coupable, ou qu’on n'en soit que com-plice, la définition embrasse tout; & suivantnos loix , la punition est la même dans tousces casc est la mort.

U assassinat est un de ces crimes qui fontvaquer de plein droit le bénéfice de l’ecclé-siastique qui s’en rend coupable. Il est auílì«n de ceux pour lesquels le prince s'est ôté sisagement le pouvoir d'accorder des lettres derémission : art. z & 4 du tìt. 16 de Vor don.crimin.

Nos loix le punissent du supplice de laroue , à moins que le coupable ne soit unefemme ; presque par-tout la peine attachéeA ce crime , est la perte de la vie.

Nous examinerons ailleurs quels peuventêtre les fondemens, les effets & futilité dusupplice de la roue.

On demande à ce moment si dans le sys-tème de la suppression des peines capitales,íl ne seroit pas à propos de les laisser au moinssubsister pour Xassassinat ?

Ceux qui sont de ce sentiment se fondentsur l’accord presque unanime des peuples :ils observent que chez les Juifs , les Egyp-tiens , les Grecs & les Romains, f assassinétoit puni de mort ; ils ^autorisent de ce quele même usage subsiste parmi les nations

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modernes policées. Ils ajoutent qu’effective-ment, il paroìt juste de priver de la vie celuiqui sa ôtée à ion semblable ; qu’en attentantaux jours des autres ; sastassin renonce àtout droit fur les siens ; que d’ailleurs Xassas-sinat étant sun des plus grands crimes quitroublent Tordre de la société , il est con-’venable de le punir par la plus sévere des’ peines connues.

Les réponses ne font peut-être pas moins

> faciles que satisfaisantes.

Et d'abord , il ne faut pas croire que cetaccord des peuples soit aussi unanime qu’onle suppose : & quand il le seroit, il ne seroitpas tout-à-fait capable de persuader l’ami del’humanité , qui veut trouver en tout, nondes exemples , mais ces grandes maximes dela raison & de la justice , sans quoi le resteTest rien.

Lorsqu’Homere nous représente sur le bou-clier d’Achille, deux citoyens qui composentau sujet d'un assassinat , n est - ce pas nousapprendre que sastassin n’étoit pas toujourspuni de mort chez les Grecs ? Les loix athé-niennes de Meursius en offrent d’autrespreuves. Il établit fur des autorités fansnombre que l'on se contentoit de bannir lesassassins, du milieu de la société ; on leurrefusoit feutrée des temples , des bains pu-blics , des assemblées, des maisons particu-lières ; il étoit défendu de communiquer

> avec eux, de leur donner de seau & du; feu ; on confisquoit même tous leurs biens ;t mais on refpectoit leur vie. La société leur

refusoit tout ce qui étoit en son pouvoir ; elleeût craint d'entreprendre sur les droits del'Etre suprême en tranchant les jours qu illeur avoir donnés.

O11 ne puniffoit Xassassinat chez les Ger-mains , qu'en dépouillant sastassin d'unepartie de son bien en faveur des parens dudéfunt : luitur enim komicidium , dit Tacite,certo armentorum ac pecorum numéro , recipit -que satissaclionem universa domus.

L’Histoire générale des voyages nous parlede plusieurs peuples, qui ne punissent Xassas-sinat , qu'en abandonnant le meurtrier à lafamille du défunt, & le lui livrant pour s'enservir comme d'un esclave & d’une bête desomme.

D’autres ne le condamnent, comme lesGermains , qu'à des amendes pécuniaires,Oooo z