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Aucun' de ces ajsiminiers ne peut subsisteren pleine terre. Nous nous bornerons à direqu ils s’élevent tous de semences dans descaisses qu on doit plonger dans des couchestrès-chaudes, & qu’ils demandent d’êtrecontinuellement dans des lits de tan en ferrechaude , ayant foin de leur donner dans lesplus beaux jours autant d’air qu’il fera pos-sible (M. le Baron de Tschoudi.)
* ASSIMSHIRE ou SKIRASSIN, pro-vince de l’Ecostè ieptentrionale , ou plusproprement partie de la province de Ross,le long de la mer, où font les Hébrides.
* ASS 1 NIBOULT , ( lac d’) lac duCanada dans f Amérique septentrionale : ondit qu’il se décharge dans la baie d’Hudson.
§ ASSINIE ou Assini , f Géog. ) petitroyaume d’Afrique , en Guinée, fur la côted Or. Sa capitale est un gros village, appelleauíïì AJfmi. Ce village est situé à fembou-chure d'une riviere de même nom , quicoule assez long-temps au nord-ouest , en-tre les montagnes, & qui fe jette dans lamer vers le sud. Le pays est fort bas aux en-virons. On y sait le commerce de la poudred’or. ( C. A.)
ASSINIPOELS, f. m. pi. ( Géog J peu-ple de P Amérique septentrionale , que lesauteurs appellent Ajfmibouls , AJfmiboils ,AJfinipoels & Ajjinipouals , noms qui ne va-rient que dans la terminaison &c signifienthommes de roche. Ils font posés & flegmati-ques : ils fe marquent le corps de grandstraits de diverses couleurs, & fe fervent decalumets.
Le P. Charlevoix, après avoir parlé dunaturel des Ajj'mipoels , dit que leur pays estautour d'un lac qu’on connoît peu. Un fran-çois que ce jésuite a vu à Montréal, dit yavoir été , mais en passant : il ajoute qu’onle dit de six cens lieues de tour , & qu on n’ypeut aller que par des chemins impratica-bles ; mais les bords en font charmans ; Pairy est tempéré : il comprend un si grandnombre d'isles, qu on le nomme le lac desijles : on en sait sortir cinq grandes rivières.Aux environs de ce lac il y a des hommessemblables aux Européens ; Por & Pargent yfont communs, Sc ils y font employés auxnsages les plus ordinaires. Le P. Charlevoixétablit de cette maniéré Pexistence du lacdes AJfinipoels , aujourd’hui Michinipi, dont
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quelques - uns commencent à douter ( M,Danville , dans la Mappemonde de 1761.)par la raison que les François qui en o.» t parlé,ne Pont fait que par oûi-dire, ik non d’aprèsleur propre expérience , n’ayant pas poulieleurs découvertes jufques-là, comme li dansde pareils cas on ne pouvoir pas s’en rappor-ter aux récits des sauvages , lorsqu’ils n’ontaucun intérêt d’en imposer. M. Jérémie, undes hommes les plus empressés à fiure des dé-couvertes , avoir dé j a parlé de ce lac à peuprès fur le même pié que le pere Charlevoix ;& quoique celui-ci dise que les lacs des Ajfi~nipoels & des Christinaux font plus qu’incer-tains, que cependant il les a marqués, parcequ’il les a trouvés fur une carte manuscrite dusieur Franquelin, qui, dit-il, devoit connoî-tre ces parties plus que personne , son doutene me paroît pas raisonnable : il sè résout delui-même. Que veut-il davantage que l’ac-cord unanime des récits des sauvages, de larelation d’un François qui a pallé fur les lieux,& de la carte d’un voyageur instruit ?
Ce grand lac ne pourroit-il pas être cettemer dont parlent les sauvages de la baie deHudson , & qu’ils disent être éloignée devingt-cinq journées î II est vrai que cette dis-tance ne íe trouve pas fur ces cartes : mais nepourroir-on pas dire que cette situation est siincertaine , que même plusieurs géographesdoutent de l’existence du lac, & qu’il ne fautpas s’en rapporter aux cartes, qui ne fauroiencjamais convenir avec l’itinéraire, à cause deschemins impraticables qui ne permettent pasde faire autant de lieues par jour que dans lesprairies ì La conjecture est allez probable,On voit encore par-là qu’il y a des hommesbarbus & policés peu éloignés du Canada &de la baie de Hudson ; & que si , depuis celac jusqu’à l’extrémité occidentale de l’Amé-rique , il y a une distance de huit cens à millelieues, mon système fur ces nations le trouvesuffisamment confirmé.
On suppose que le lac des Ajftnipoels n’estautre que l’Oninipigon ou bien l’Anifquao-nigamon ; c’est pourquoi on a supprimé lepremier. Il me semble pourtant qu’on 11e de-vroit pas procéder li légèrement dans de pa-reils cas. On verra par la fuite quel tort ona fait à la géographie , en convertissant desdoutes en certitudes, en supprimant despaysentiers, & en changeant leurs positions. Je