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Tome troisième.
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prie le lecteur de réfléchir sur les raisons quipeuvent fonder Inexistence de ce lac. Les preu-ves suivantes font j à mon avis j tout-â-faitconvaincantes.

i°. On ne sauroit contester la solidité deCet axiome , que des relations données pardes personnes éclairées & de considérationqui ont pris foin de s’informer exactementde toutes les circonstances, ne doivent pasêtre rejetées, sur tout après avoir été adop-tées de tout le monde. C’est le cas de M.Jérémie, qui, gouverneur du fort Bourbon ,ensuite Nelson , pendant vingt ans, s’est in-formé exactement de tout, comme fa rela-tion le prouve. Il donne donc une descrip-tion des lacs qui se trouvent vers la mêmelatitude , leur étendue & leur distance en-tr’eux & du fort Bourbon. Le premier dontil parle est le lac des Forts, de cent lieues decirconférence , & à cent cinquante lieues dufort Bourbon. A trois cens lieues de-là &aunord-ouest il place le Michinipi de íix censlieues de tour. Il dit que la riviere de Bour-bon entre dans le lac des Forts depuis le lacAnisquaonigamon, ou la jonction des deuxmers, distant du lac des Forts d’environ deuxcens lieues. Il ajoute que c’est le pays desChristinaux, & qu’à l’ouest habitent les As-finìpods qui occupent tout ce pays. Il dit quecent lieues plus loin il y a un autre lac nom-mé Onìnipigonchin ou la petite mer. On voirdonc qu il les distingue tous, & qu’il aíïì-xne à chacun fa place bien éloignée Tune del’autre.

2.0. Dans toutes les anciennes cartes quiont précédé cette relation, on a placé les lacsdes Ajfmìpoels & des Christinaux , quoiquesouvent d’une maniéré indéterminée : les unsles ont mis à la même latitude à peu de dis-tance; d’autres ont placé le premier au nord-ouestdefaurre ; ce qui est conforme à la rela-tion de M. Jérémie. On ne connoissoitpointalors les noms de Michinipi & â!Anisquao-nigamon : on leur donnoit les noms des peu-ples qui habitent leurs environs : ce qui estencore conforme à la relation de M. Jéré-mie. Les Christinaux demeurent près de ce-lui-ci , & les Ajsmipoels vers l'ouest jusquesvers le Michinipi.

3°. Cette relation a été donnée par lessauvages qui, habitant des pays à la mêmelatitude , pouvoient &c dévoient connoître

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exactement toutes ces contrées, & depuisque les François ont abandonné la baie deHudson aux Anglois, ils n’ont pu continuerleurs recherches ; ce qui ne sauroit suffirepour rejeter & abandonner des relationsaussi authentiques. Par contre , les lacs Te-camamionen, Minutie, le lac aux Biches ,celui des Prairies, &c. ont été reconnus de-puis le Canada. Doit-on être surpris, si onn’y a pu avoir connoissance du Michinipi,qui est éloigné du Fort-Dauphin fur l’Oni-nipigon, selon M. Buache , de plus de deuxcens lieues , puisque les François n ont paspénétré plus loin.

On recommence aujourd’hui à le placerfur les cartes. Son existence ne paroît plusdouteuse ; on veut même le faire servir aupassage par le nord. Voye ^ Passage par.le nord. (E)

ASSINOYS ou CONIS, f. m. pi. sau-vages qui habitent entre le Mndque & laLouisiane, vers le 3 i e degré de latitude sep-tentrionale.

ASSIS , adj. se dit, en manège , du che-val & du cavalier. Celui-ci est bien ou malajss dans la selle ; & le cheval est bien ajsssur les hanches, lorsque dans ses airs aumanège , & même au galop ordinaire, facroupe est plus basse que les épaules.

Assis , en terme de blason , se dit de tousles animaux domestiques qui font fur leur-cul, comme les chiens , les chats, écureuils& autres.

Brachet à Orléans, de gueules au chienbraqué, ajss d’argent. ( V)

ASSISE , terme de droit , formé du latinasìdeo , s’asseoir auprès ; c’est une séance dejuges assemblés pour entendre & juger descauses. Voye{ Juge ou Justice , &c.

Ajjise se prenoit anciennement pour uneséance extraordinaire que des juges supé-rieurs tenoient dans des sièges inférieursôc dépendans de leur jurisdiction, pourvoir si les officiers subalternes s’acquittoientde leur devoir, pour recevoir les plaintesqu’on faifoit contr’eux, & pour prendreconnoissance des appels que l’on faifoit deces jurifdictions subalternes. Voye[ Appel ,&c. En ce sens assise ne se dit qu au pluriel :il se tient encore dans quelques jurifdictionspar les juges supérieurs des séances qui sontun reste de cet ancien usage.