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moins de huit brins. Voye^ Varticle Soie 5’ 11 de Colchíde, qu’on appelloit Surìum , Siî*
Moulinage de soies.
Assise , ville d’Italie , dans Tétât de Té-glise , au duché de Spolete ; on y remar-que Téglife de saint François, qui est à troisétages. Long. z o , i% ; lat. 43 , 4.
ASSISTANT, adj.pris subst. (Hist.modJpersonne nommée pour aider un officier prin-cipal dans Texercice de ses fonctions. Ainsien Angleterre , un évêque ou prêtre a sept ouhuit assistons.
Assistant , se dit principalement d’une es-pece de conseillers qui font immédiatementau-dessous des généraux ou supérieurs desmonastères, & qui prennent soin des affai-res de la communauté. Dans la congréga-tion de saint Lazare, chaque maison par-ticulière a un supérieur Sc un assistant. Legénéral des jésuites a cinq ossifions , qui doi-vent être des gens d’une expérience consom-mée r choisis dans toutes les provinces deTordre ; ils prennent leur nom des royaumesoù pays qui sont de leur ressort ; savoir,Tltalie , TEspagne , TAllemagne , la Fran-ce , & le Portugal. V. General , Jésuites.
Plusieurs compagnies de négocians en An-gleterre ont auffi leurs ossifions.
On appelle encore ossifions ceux qui sontcondamnés à affilier à ^exécution d’un cri-minel. Voye^ Absolution. (G)
Asslstans , adj. pris subst. Test dit aupalais des deux anciens avocats qui étoientobligés de se trouver àl’audience, pour assis-ter leur confrère , demandeur en requêtecivile au nom de sa partie. Cet usage aété abrogé par- Tordonnance de 1667 , quiveut seulement qu’aux lettres de requête ci-vile soit attachée la consultation des deuxanciens avocats & de celui qui aura fait lerapport ; q Telle contienne sommairement lesouvertures de requête civile, Sc que les nomsdes avocats Sc les ouvertures soient insérésdans les lettres. (H)
ASSISTER , aider , secourir. ( Gramm. )On secourt dans le danger ; on aide dans lapeine ; on assfie dans le besoin. Le secoursest de la générosité ; Yaide , de Thumanité ;Y assistance , de la commisération. On secourtdans un combat ; on aide à porter un far-deau > 011 assfie les pauvres. Synon. franç.
ASSO , petite ville de la Mingrélie, quequelques-uns prennent pour Tancienne ville
rum , & Arckeapolis.
ASSOCIATION, f. f. est Faction dis-socier ou de former une société ou compa-gnie. V Associe, SociÉté,Compagnie,&c.
Association , est proprement un con-trat ou traité , par lequel deux ou plusieurspersonnes s’uniffent ensemble , soit pour s’as-iìster mutuellement, soit pour suivre mieuxune affaire, soit enfin, pour vivre plus com-modément. La plus stable de toutes lesassociations est celle qui se fait par le mariage»
Association d’idées , c’est quand deuxou plusieurs idées se suivent Sc Raccompa-gnent constamment Sc immédiatement dansTesprit , de maniéré que Tune fasse naîtreinfailliblement Tautre, soit qu’il y ait entr’el-les une relation naturelle ou non. VoycçIdée , Difformité»
Quand il y a entre les idées une con-nexion & une relation naturelle , à st lamarque d’un esprit excellent que de savoirles recueillir, les comparer Sc les ranger dansTordre qui leur convient pour s’éclairer dansses recherches : mais quand il n’y a pointde liaison entfelles , ni de motif pour lesjoindre , & qu’on ne les unit que par acci-dent ou par habitude ; cette association nonnaturelle est un grand défaut , & elle est ,généralement parlant, une source d’erreursSc de mauvais raisonnemens. V. Erreur.
Ainsi Tidée des revenans Sc des esprits 11’apas réellement plbs de rapport à Tidée desténèbres que celle de la lumière : cependantil est si ordinaire de joindre les idées derevenans Sc de ténèbres dans Tesprit des en-fuis , qu’il leur est quelquefois impossible deséparer ces idées tout le reste de leur vie ,& que la nuit Sc Tobscurité leur inspirentpresque toujours des idées effrayantes. Demême , on accoutume les enfans à joindreà Tidée de Dieu une idée de forme Sc defigure , & par-là on donne naissance à tou-tes les absurdités qu ils mêlent à Tidée de ladivinité.
Ces fausses combinaisons d’idées- sont lacause, selon M. Locke , de Toppositionirréconciliable qui est entre les différentessectes de philosophie Sc de religion ; car onne peut raisonnablement supposer, que tantde gens qui soutiennent des opinions diffé-rentes , Sc quelquefois contradictoires les