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Tome troisième.
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qut en font provenues n'en ont été ni moinsconsidérables , ni moins funestes ; & tel quirit des prétentions ridicules des astrologues,de leurs prédictions trompeuses, mais le plussouvent indifférentes à la santé , ne fait pasattention qu’il a des idées dominantes qu'ilpousse à l’txcès , & qui, quoique plus con-formes à la façon présente de penser & dés’exprimer, ont souvent plus éloignées duvrai, Sc preíque roujours plus dangereuses.V , Fermentation , Acrimonie , Épais-sissement, Saignée , Purgatifs , & c .

Nous allons tâcher , en suivant les tracesdes auteurs que nous avons cités en dernierlieu, d’examiner ce qu’il y a de positif dansl’influence des astres , de pénétrer dans cepuits profond où réside la vérité cachée &obscurcie par les fables , la superstition ,Sec . de séparer le vrai du faux , le certainde l’incertain , de retenir & de faire apper-cevoir ce qu’il peut y avoir d’utile Sc d'avan-fageùx dàns cette science. D’abord il n’estpas douteux que les astres ne produisent quel-que ester sur la terre , sur l'air , fur les ani-maux. Quand ces effets ne seraient pas aussiévidens pour lr. plupart qu’ils le font, quandFaction réciproque des astres ne seroit pasconnue , la croyance presque continuelle detous les peuples , de tous ses savans , de tousles médecins, me paroît, en saveur de cettedoctrine , l’argument le plus incontestable.Il est en esté r moralement impossible qu’undogme constamment & universellement sou-tenu pendant plusieurs siécles par des physi-ciens de dijferentes sectes , combattu ensuiteSc abandonné , Sc enfin rétabli de nouveau,ne soit pas foncièrement vrai ; le faux , sur-tout en matière de science , n’a que despartisans passagers, le vrai seul peut arracherun consentement unanime ; ou si les préju-gés ou quelque attrait de nouveauté le sontdisparaître , si quelque mensonge mêlé l’al-tere , le cache à nos yeux , ce n’est que pourun temps, il ne tarde pas à percer les nuagesqui l’obscurcistoient. Mais la lumière dusoleil, des astres , frappe tous les jours lesyeux ; la chaleur , le froid , la sécheresse,í’humidké , les vents, la pluie , les météo-res , ne cessent de nous affecter ; accoutu-més à ces impressions, nous cn sommes peufrappés, Sc nous négligeons d’en pénétrerses causes. Ces effets font incontestablementà à l'opération du soleil vraisejnblable-Tumc III,

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•me'nt jointe a Celle des planètes plus voisines 1 .'La gravitation mutuelle des planètes est ufi•phénomène dont il n’est plus permis dedouter , quoiqu’on en ignore la cause ; l'ef-fet qui résulte de cette gravitation sur la terre& sur ses productions, est un nouveau movehd’infiuence. Ces effets , .bea«coupqfh:s sen-sibles de la part de la limé doi'.r Lv.prqsenitb& la vitesse , relativement à iii verre , ccm-pensent au-delà le défaut de messe , sonttrès-mar.isestes sur la mer parle fhse €< refluxqu’elle éprouve; commenteft-ce que 1 hom-me , la machine la pltís sensible , la plus im-pressionnable , ne seroit-il pas affecté parune force qui fait une impression très-mar-quée fur les corps les plus bruts ,-ltò moinsdoués de sentiment, sur l’air, l’eau & làterre ? Les observations sont ici d'accordavec se raisonnement. Parmi le grand nom-bre que les fastes de La médecine nous of-frent , nous choisirons les plus constatées Scles plus récentes ; celles-ci ne pourront pointêtre soupçonnées d’être dictées par la préven-tion Sc les préjugés.

Nous distinguons auparavant avec M. deSauvages , trois especcs d ‘influence ; savoir ,{'influence morale , phyfique & méchanìjue ;nous appelions influence morale , cette vertamystérieuse , fondement de l’astrologie ju-diciaire ( i'ojcç ce mot), attribuée aux pla-nètes Sc aux étoiles 1 fixés, de décider & derégler se sort, la fortune , ses moeurs , secaractère , Sec. deS hommes en conséquenced’un aspect particulier , du passage au mé-ridien dans un temps marqué , Sec. c’est furcette influence que portent ses prédictions,les horoscopes, les divinations, qui ont rap-port aux choses fortuites , aux événemenSvolontaires ou regardés comme tels , Sec.Nous rí’ignorans pas que ces oracles, sem-blables à ceux que rendolent anciennementles Sybilles , font le plus souvent suscepti-bles d’une double interprétation , très-obs-curs , Sc quelquefois aussi faux ; mais noussavons en même temps que quelquefois ilsont rencontré très-juste , en entrant mêmedans des détails très-circonstanciés. Noustenons d’un prélat respectable l'histoire d’unefemme , à qui un tireur d’horoseope détaillaavec la derniere exactitude les moindresparticularités de fa vie passée & sature ; Sctout ce qu’il lui dit, soit sur le passe , soit surl l’avcnir , se trouva entièrement conforme à

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