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la vérité : le"prélat qui m’a raconté ce fait,cn a été lui-même témoin oculaire, & touteune grande ville a vu avec surprise toutesles prédictions s’aecomplir ponctuellement.Il y a bien d'autres semblables faits aussi-bien constatés que le philosophe spéculatiftraite d’errturs populaires ; il les méprise ,ne les approfondit point, & les déclare im-possibles , parce qu’il n en volt point les rai-sons. Pour nous , nous nous contenteronsd'exposer les faits fans hazarder un juge-ment qui ne pourroit qu’être inconsidéré,isétant point appuyé fur des raisons fusillan-tes qui en démontrent ^impossibilité, sa-chant bailleurs quil est bien prouvé quedes fous , dans des violens accès de manie,ont pu dire dans l'avenir , & que les événe-mens ont ensuite confirmé ce qu’ils a voientannoncé dans cet état. Voy. Manie. Nouslie nous arrêterons pas davantage à cetteinfluence , parce que nous n'en appercevonsaucune utilité pour la médecine , point au-quel nous rapportons tous nos travaux.
I/influence que nous avoirs nommée physi-que , est cette action des astres , dont leseffets sont manifestés fur l’air avant d'affec-ter le corps , & qui même ne l'affectent leplus souvent qu’en conséquence des varia-tions qui sont excitées dans l’atmosphere.On pourroit appeller cette influence , météo-rologique médiate ; la cause Sc le méchanis-jne en sont inconnus ; les phénomènes quien résultent, peuvent seuls la rendre sensible.
Nous donnons le nom à'influencc mécha-nt que à celle quon croit dépendre Sc suivreles loix de cette tendance mutuelle qu’onttous les astres les uns à l'égard des autres ,connue sous le nom de gravitation. , expli-quée par divers physiciens. , tantôt par lestourbillons, & tantôt par f attraction. Nousallons entrer dans quelque détail fur cesdeux especes d'influences, dont la réalité Scks avantages parodient aster constatés.
Influence physique du soleil. I. Le soleil estde tous les astres celui dont faction physiquefur les hommes est la plus apparente ; per-sonne n ignore que la lumière Sc la chaleuren sont les effets primitifs ; mais ces mêmeseffets , Sc fur-tout la chaleur , deviennentencore la source d’un grand nombre d/ati-tres phénomènes ; ou pour parler avec plus^exactitude, cette même cause ( qu’on croitêtre le mouvement ) qui donne lieu à la lu-
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miere & à la chaleur , produit aussi d’autreîeffets ; car ni la lumière ni la chaleur nesont dans les corps appellés lumineux &chauds ; ce sont des sensations particulière-ment modifiées dans les yeux Sc dans f or-gane du toucher : le soleil considéré commeinfluant physiquement fur la terre, peut êtreregardé comme un feu immense , successi-vement placé dans des distances Sc des posi-tions différentes , soit par rapport à toute laterre , soit relativement à quelques contrées.Les effets en sont par-là plus variés Sc parconséquent plus sensibles ; une tranquille Scconstante uniformité frappe rarement , Scrfexcite pas à chercher k çaaffe ; le soleilen tant que lumineux , ne cesse jamais d’agirfur la terre en général ; mais il y a toujoursquelques parties qui ne sont.point éclairées ;la partie antipode de celle qui reçoit direc-tement les rayons du soleil, est dans f obs-curité , tandis que celle-ci jouit du specta-cle brillant Sc utile de la lumière ; le mou-! vement de la terre fur ton axe présente pen-: dant les vingt-quatre heures successivement; toutes les parties de k terre au soleil , Sc: occasionne par-là dans elles une alternativei de lumière & d’obsourité , fur laquelle porte; la distinction frappante du jour Sc de 1a nuit.Pour appercevoir les effets de la lumière furl’homme Sc fur les animaux > qu’un phyíì-i cien porte des yeux attentifs fur tout ce quifuit les loix de k simple nature dans ceschaumières rustiques , où l’art n 1 est pointencore venu la maîtriser Sc la plier à ses ca-prices ; il verra lorsque le jour a fait place, à la nuit, tous les travaux interrompus, leramage des oiseaux suspendu , les vents ap-paiíés-, tout en un mot annoncer, Sc prépa-rer un sommeil tranquille Sc restaurant, en-core attiré par un travail pénible , bien dif-fèrent Sc bien au dessus de cette ombre desommeil qui vient languissamment fur lespas de la mollesse Sc de l'indolence , que lalumière du jour auquel on l’a différé , in-terrompt Sc trouble, & qui ne peut être pro-fond que lorsque f obscurité la plus parfaitepeut en quelque façon restembler à la nuit-Mais lorsque f aurore naissante ramene lalumière , & annonce le retour prochain dusoleil, voyez tous les oiseaux témoigner parleurs chants f impression q u'ils en ressentent jle coq bat des ailes & leve fès - cris perçansjusqu aux cieux j le sommeil se dissipe, le joui