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Unt firìus parent, les v-apettrs élevées avec 'plus de force & en plus gtánde abondan-ce , deviennent la matière des orages, despluies, des tonnerres , des éclairs , &c. kterre cependant devient aride , les maraisíè deíFechent, les exhalaisons les plus mau-vaises , s en élèvent & se répandent danslair ; les animaux, morts se pourrissentpromptement, & infectent' l'atmosphere demiasmes contagieux pies rivières & les fcm- ,raines abaissées fournissent une eau moinssalutaire ; les vins tournent dans les caves ;les alimens font moins bons , digérés avecplus de peine, &c. de-là viennent toutesces especes de fievres ardentes, inflamma-toires , pétéchiales , pourprées , malignes ,fée. les dyíl’enteries, diarrhées bilieuses , lapeste enfin , & les maladies épidémiques ;ces accidens feroient encore bien plusgrands,li les fruits que produit alors la terre n enprenoient une grande partie ; nous avonssuccessivement ìes cerises , les fraises , lesprunes , les poires , les melons , les concom-bres , les pêches * lies figues, les raisins, lesáíeroles , Oc. lorsque ces fruits manquent,ou qu’ils font viciés , ou enfin lorlqu’on enfait des excès, les maladies font plus mau-vaiíes & plus fréquentes.
Sans m’arrêter à beaucoup d’autres exem-ples , je me contenterai de faire observercombien on pourroit tirer de lumières d uneobservation exacte des effets de la chaleur ;on pourroit se présenter d’avance le tableaudes maladies qui régneront , du caractèregénérique qu’elies affecteront ; ia connois-íànce qu’on auroit de ces maladies seroitbien plus exacte , & la pratique.plus sure.On ne ; peut qn applaudir au zele des méde-cins qui Rappliquent aux observations mé-téorologiques ,-.tvh que les médecins d'iidim-bourg 6 i fauteur du journal de médécíneà Paris. On pourroit (eulement exiger unpeu plus de détails , & qu’à mesure qu’onraconte , on fit les applications nécessairesqui se présentent , & fut-touc qu on com-parât les résultats avec ceux d’Hippocrate.
Influence phy sique de la lune. On a: absolu-ment rejeté toute influence de k lime, exceptéctile qui dépe nd de fa gravitation, que nousavons appJlée méchcrHjue ; débusqué les fem-mes ont objecté quelles s’sppercevoient que lesrayons de k lune brunifsoientleuf teint, o n,akit des.èxpélieuces pour chercher l’exp.licatisái
À S T
d’unkttqur paroissoi: assez constaté par ízrelation des femmes dans un point le plus in-téressant pour leur vanité ; on exposa un mi-roir ardent aux rayons de la lune , qu on ra-massa de façon à leur donner un éckr prodi-gieux , on mit au foyer un thermomètre exrrc-imementmobile, k liqueur n’en. reçut aucuneimpression , ne monta pas sensiblement »on en conclut avec raison que ksrayons dt la.lune n croient pas capables dé Iproduire de la:chaleur ; & fur cela on décida qu’ils ne pou-voient pis brunir , & qu'ainsilobíervationdes femmes étoit une de ces erreurs populai-res que le philosophe doit nier lorfqu’il nekit pas les expliquer i il eût été pins sage dei bien constater le kâr, d’en chercher une au-| tre cauie, ou de le croire kns f approfondir »lans en pénétrer k cause , comme son kitdans bien d’autres cas. Voici quelques autres,observations qui démontrent cette actio»physique de k lune, due vraisemblablementà fa lumière : k lumierònè.ieroit-elle qu’uneémanation ? ieroití-elle, ,connue l’a penseHkme „ combinée , lcrfquVlle fort de lalune , avec quelques vapeurs, avec quelquescorps étrangers ? quoi qu’il en soit, voici lekit. Mathioltis Faber rapporte qu’un jeunemékncholique quelques jours avant l’éclipsede lune , devint plus triste, plus sombrequ’à l’ordinaire, & qu'au moment de l’éelipsoil devint furieux, courant de côté & d’autredans fa maisen, dans les rues & les carre-fours , l’épée à U main , tuant Le renversanttout ce qu’il trouvoit fur ses pas, hommes,animaux , portes , fenêtres, Oc. Miff. nat ,citriafor. ìn appsndic. dec. II, ann. tg , paga4g). haillon raconte qu’en 1691 , ûirs lésois-tice d’hiver, il y avoir beaucoup de fluxions*de morts subites , especes d'apoplexies y &de sueurs angloises. Au mois de décembrependant k nuit, il le fit des ■ ebangemensinouïs , incroyables > les corps les plus sainsétoient lar.guilkns ; les malades kmbloienttourmentés par des démons, prêts à ren-dre l’a me > il n’y avoir d’autre cause appa-rente qu’une éclipse ; « 6 c comme nous ns» l’appercevions pas, ajoute fiaillou, nous ne» pouvions astez nous étonner de tout ce que» nous voyions , nous en ignorions ahsolu-" ment k, cauie ; mais ees délires soudains,» les convulsions Inattendues, les change*rûens les. .plmicofr sidéra blés & les plus! » prompes qa’011 .observa cette nuit dans les