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Tome troisième.
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,» maladies , nous firent bien «onnoítre quem cous ces troubles étoient excités par lesr> affections du soleil, de la lune 8 c du ciel. >-Ramazztni a aussi oblervé le danger quecouroient les malades pendant les éclipses ; ilremarque qu’une fievre pétéchiale , épidé-mique, doru il donne la description , étoi'beaucoup 1 plus fâcheuse après la pleine luu8 c dans les derniers quartiers, & qu cils’appaisoit vers la nouvelle lune; mais qupendant une éclipse de lune tous ces maladesmouraient. Gvnflit. annor . 1692. & 1693.On voit là quelques raisons qui justifient lacrainte excessive que certains peuples avoíentdes éclipses, eomtne d'un ligne de malheurs,opinion qui austi a été appliquée aux comè-tes , peut-être lans fondement. O11 observeen Amérique , i°. que le poisson expose à lalueur dc la lune , perd son goût, & devientmollaffe ; les Espagnols Rappellent allunado.2°. Que les mulets qu’on lai lie coucher à lalune dans les prés , lorsqu ils sont bielles,perdent R u sage de leurs membres 8 c la bles-sure s irrite , ce qui if arrive pas dans d’autresremps. 3 0 . Que les hommes qui dorment àla lune font brisés & rompus à leur réveil ;les plus vigoureux n’y résistent pas : ces faitsm’ont été attestés par un témoin oculaire quim’a rapporté qu un de les amis ajoutant peude foi à ce que lui racontoient les habitansdu pays, s’offrit de palier la nuit à fa fenê-tre , bien expolé aux rayons de la lune ; ille fit en effet, 8 c paya bien cher ion incré-dulité 8 c fa fosforonnade ; il resta sept à huitjours fans pouvoir remuer ni pies ni mains.Il est fait mention dans les mélanges des cu- !rieux de la nature (dec. î , ann. 1 , obs 19.),d'un vertige excité par les rayons de la lune.11 ferait à souhaiter que des observateurséclairés & attentifs, s’appliquafíènt à vérifier8 c à confirmer ces observations ; peut-êtredans le temps des éclipses pourrait-on pré-venir les grands accidens qu elles occasion-nent. Dans ces pays les promenades à la lunefont moins nuisibles qu'en Amérique, lesamans seuls fe plaignent de cette incommodeclarté ; si l'on s'y enrhume quelquefois,ou si l’on y prend des douleurs z on ne man-que pas de les attribuer au serein, est-ce avecraison ? tomberoit-il plus abondammentpendant que la lune luit ?

Influence phyft/uc des autres astres. Il nevient absolument point de chaleur des plane- J

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ter ni des étoiles fixes , la lumière qui s’enéchappe est très-foible , très-peu propre àfoire quelqu'imprctlìon sensible ; nous rienvoyons austi aucun effet : la production desvents, de la pluie , &c. que Goad 8c Kookleur attribuent, si elle est réelle , vient fansdoute de leur gravitation , & par conséquenc-es imc influence méehanique dont il fera'juestion plus bas. L’mfiuence physique des-comètes mérite plus d'attention, quoiqu’elle-soit assurément dépourvue de toute utilité tces efpeces de planètes, peuvent s’approeber'd’aísez près de la terre pour lui foire éprouver5 c à fes habitans l'activité dc leur influence.Voyez les conjectures ingénieuses de Mr. deMaupercuis. Voye\ /’article ComÉtk. ucInfluence méehanique du soleil. II. Cette in-fluence est fondée fur faction constante qu!porte les planètes les unes vers les autres >>■&:toutes vers le soleil, qui est à son tour attirépar chacune; [influence méchaniquedu soleilfur la terre rie st point un problème, c’est unfait très-décidé ; c’est en obéissant à cette 'in-fluence que la terre résistant à chaque point àfo force de projection, est comme obligée dé-former une courbe autour du soleil ; fes effets,quoique très-réels fur l’homme, font trop con-stans 8c rrop nécessaires pour être beaucoupsensibles ; le mouvement de rotation de laterre ne foit de même fur eux aucune impres-sion,cette influence croissant en raison inversedes quarrésdes distances est dans certains semsbeaucoup plus forte que dans d’autres. Lesdifférences les plus remarquables s’obíèrvencaux solstices îk aux équinoxes ; dans ces tempsj précisément on a apperçu quelques phénomè-nes , quelques variations dans les maladiesqu’on a jugé inexplicables, 8c tout dé fuitefausses, & qui pourraient vraifembliblemencêtre rapportées à cette cause. Le temps deséquinoxes est fort contraire aux phtisiques ,aux hectiques, à ceux qui font dans desfievres lentes ; 8c les maladies chroniques'qui tombent dans ce temps éprouvent deschangemens subits qui les terminent ordi-nairement par la mort ou par fo fonté ; 8 cil est rare que les troubles qui s'excitent alors j 1ne soient pas funestes aux malades. Frider.Hoffman-, dijsert. citât. Sanctorius a observéque dans le temps du solstice d’hjver , notretranspiration étoit moindre d’une livre quedans tout autre temps. Medicin. static. Hip-pocrate, comme nous lavons déja remarqué