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plus haut, veut que pendant les dix joursdu solstice d’été, on s'abstienne de tout grandremede, qu’on ne coupe ni ne brûle, &c. &aíïure que ce défaut de précaution n'est pasíàns inconvénient.
Influence méchaniquc de la lune. L'actionmechanique de la lune fur la terre, est incon-testablement prouvée par le flux & reflux dela mer ; & c'est sur-tout de la correspon-dance exacte du flux & reflux avec les pério-des lunaires, qu'on est parti pour établir quela lune est la cause principale de ce phénomè-ne ; ainsi des observations qui démontreraient1? même réciprocité entre les phénomènes deleconomie animale & les phases & mouve-mens de la lune feraient une preuve évidentede 1 "influence méchanique de la lune fur lecorps. Je passe sous silence les preuves phy-siques qu’on pourrait tirer du reflux de l’air ,des changemens qui y arrivent alors, & defaction de l’air fur le corps humain ( Voye çA m J , les raisons d’analogie qui feraientd ailleurs suffisantes ; car qui est-ce qui nieraque notre machine soit attirableou compres-sible ; Toute la classe des végétaux pourraitencore fournir des traits d'analogie couvain -cans ; le laboureur & le botaniste ont éga-lement observé que la lune avoit un empiretrès-étendu fur la fécondité des plantes ; c’estaussi une réglé invariable chez les paysans,loutenue par une tradition constante, & par-la me me respectable, d’avoir égard pouríemer les grains aux phases de la lune ; ils ontremarqué que les arbres plantés en pleinelune portoient assez promptement des fruits,mais petits & graveleux ; & qu’au contraire,ceux qui étpient mis en terre pendant la plei-ne lime , portoient des fruits beaucoup plustardifs, mais aussi bien supérieurs en beauté Scen délicatesse ; la transplantation même desarbres ne se fait jamais avec plus de succèsque pendant les premiers quartiers de la lune :on s’est aussi apperçu que les plantes seméesdans le déclin de la lune poufloient des raci-nes très-longues & très-multipliées, & cellesu’oti semoit en pleine lune, étoient chargéese très-belles fleyrs : ces précautions ne lîontpoint indifférentes à l’égard de plusieurslantes, le fleuriste pourrait sur-tout en tirerien des avantages ; il n’est personne qui nesache que la coupe des bois demande lesnrêmes attentions ; que ceux qui font coupésdans la pleine lune pourrissent bientôt, &
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font moins propres à servir aux bâtimeftSqueceux qui ont été coupés dans la vieille lune.
Joignons à toutes ces preuves les observa-tions propres qui établiront la même influencefur le corps humain , Sc qui font d’autantplus convaincantes qu’elles ont été faites laplupart par des médecins qui ajouraient peude foi à l’influence des astres , ou qui lanégligeoient entièrement.
i p . Le retour périodique des réglés dansles femmes, est si exactement d’accord avecle mois lunaire, qu’il y a eu presqu’une voixsur ce point dans tous les siécles , chez tousles médecins Sc chez les femmes même ; lesmaladies qui dépendent de quelque vicedans cette excrétion ( classe fort étendue à la-quelle on peut rapporter la plupart des mala-dies des femmes ), suivent souvent avec uneextrême régularité les mêmes périodes. Char-les Pison raconte qu’une fille fut pendant toutle printemps tourmentée de symptômes d’his-téricité qui commençoient aux approchesde la pleine lune, & ne ce Isolent que yers lafin du dernier quartier. On a observé queles hémorrhoïdes avoient aussi ces périodescommuns avec l’évacuation menstruelle.
i°. Maurice Hoffman dit avoir vu unejeune fille âgée de 14 ans, née d’une mereépileptique , à qui le veiìtre enfloit tous lesmois à mesure que la lune croifloit, Sc dimi-nuoit en même temps que la lune alloit endécroissant. (Miscell. nat. curios. anti. 6 1 , obs.161,) On aíïure que les huîtres font beau-coup plus grosses Sc les coquillages plus rem-plis pendant la nouvelle Sc la pleine lune,que pendant les derniers quartiers au déclin.Geste , témoin oculaire de ce fait, prétendlavoir vu s’opérer de même dans bien d’au-tres animaux , qui engraiflbient Sc maigris-saient successivement selon que la lune étoitnouvelle ou vieille. Hippocrate pense queles femmes conçoivent principalement dansla pleine lune. V. Hoffman ,dissertation citée.
3 0 . Les maladies nerveuses font très-sou-vent conformes aux périodes lunaires. Il y aune foule d’observations qui justifient le nomde lunatiques , qu’on a donné aux épilepti—ques & aux maniaques ; Galien , CceliusAurelianus , Pi team , ont principalementobservé cette uniformité. Mead rapportel’histoire d’un jeune enfant attaqué de con-vulsions , qui étant revenues à la pleine lunesuivirent si exactement les périodes de la