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Tome troisième.
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r A S T

-lune , qu’elles répondoient tous les jours âu.flux & reflux de la mer ; de façon que lorsqueles eaux venoient couvrir le rivage, l’enfantperdoit l'ufage de la voix & de tous ses sens,& lorsque les eaux s’en retournoient, l'enfantrevenoit entièrement à lui ; il resta pendantquatorze jours dans cet état jusqu à la nou-velle lune. (Deimperiosol. &/un. page î 6 q.)Pitcarn a observé un chorea sanclt Viti aussirégulièrement périodique. Charles Pilonparle d’une paralyse, que la nouvelle luneramenoit tous les mois. Tulpius a vu untremblement, dont les accès étoient corres-pondans au flux &c reflux de la mer , à la•lune , & quelquefois au íoleil. Un médecin■de Paris m’a communiqué depuis quelquesjours un mémoire à conlulter pour un épi-íeptique , dont les accès reviennent pendantla vieille lune.

4°. On trouve dans les éphémérides descurieux de la nature , une quantité d’exem-ples de maux de tête , de vertiges , de bles-sures â la tète, d’affections épidémiques, defievres malignes , de diabètes , de maladiesexanthématiqpes , &c. qui démontrent l’in-fluence méchanique de la lune fur les corps.Synops. ad litter. lunœ. Voye[ Sauvages deinflux, syder. Il y est aussi fait mention dedeux somnambules, dont l’un tomboit dansses accès dans le temps de la pleine lune, &les paroxysmes de l’autre étoient correípon-dans aux phases de la lune.

5°. Il arrive aussi quelquefois que les re-doublemens dans les maladies aiguës suiventles alternatives du flux Sc reflux ; Sc celas’observe principalement dans les villes mari-times. Charles Pilon dit que les malades setrouvoient très-mal torique le flux de lamer se rencontrait dans la pleine lune ■; c’estun fait connu , dit-il,que plusieurs font mortspendant le temps du reflux ; mais pour Í’ordí-naire, les douleurs, suivant le rapport des ma-lades , Sc les symptômes redoubloient pendantsix heures que dure le flux , & le reflux ame-noit une intermission plus ou moins parfaite.Dans la sievre pétéchiale , épidémique , quirégnoit à Turiiige en 1698 Sc 1699 , on ap-perçut beaucoup d’altération dans les maladiescorrespondantes aux lunaisons pendant l’hi-ver & l'automne ; Sc au printemps, presquetous les fébricirans mouraient très-prompte-ment pendant les derniers quartiers de lalune, tandis que ceux qui étoient malades

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pehdaìit la riouvelle lune & les premiers quar-tiers , se rétabliflòient très-bien & en peu dctemps.

6°. Déroutes les maladies celles qui m’ontparu répondre avec plus de régularité auxpériodes lunaires, font les maladies cutanées.J’ai été fur-tout frappé d’une teigne, dont j’aidétaillé rhistoire dans le journal de médeci-ne , année 1760, mois d'avril. Elle couvraittout le vilage & la poitrine, occasionnent desdémangeaisons insoutenables , quelquefoisdes douleurs très-vives pendant la vieille lune,prélentoit un spectacle affreux. Tous cessymptômes se soutenoient jusqu a la nouvellelune , alors ils disparoistòient peu à peu ; levisage s’éclairciflòit insensiblement, Sc se dé-pouillent de toutes croûtes, qui se deíle-choient jusqu à la vieille lune, où tout re-commençoit de nouveau. J’ai été témoinpendant plus de trois mois de cette alter-native marquée. J’ai vu la même chose ar-river fréquemment dans la gale ; Sc plusieurspersonnes ont observé que la gale augrnen-toit vers la pleine lune ; que lors mêmequelle étoit guérie, il en rtparoistoit versce temps-là quelques pustules, qui se dissi-poient ensuite périodiquement. Je n’ai pointeu occasion de répéter les mêmes observa-tions fur les autres maladies; je ne doutepas qu’on n’apperçût aussi les mêmes cor-respondances. C’est un vaste champ ouvertaux observateurs zélés pour l’embelhfTementSc la perfection de la médecine ; on pour-rait constater les observations déja faites,y en ajouter d’autres, les pouffer plus loin.Il reste encore à déterminer les variétésqui naissent des différentes phases , des con-jonctions , des aspects de la lune avec le so-leil Sc les autres aflres ; peut-être les différen-tes maladies ont un rapport plus immédiatavec certaines phases , certaines positions dela lune qu’avec d’autres. Bennet prétendavoir observé que les maladies qu’il croitprovenir d’une matière saline, telles que fontles douleurs, les démangeaisons , les mala-dies exanthématiques , ùc. augmentoientbeaucoup pendant les premiers quartiers dela lune, Sc fur-tout les deux ou trois nuitsqui précédoient la nouvelle lune. Ce mêmeauteur assure que pendant la vieille lune,la lymphe Sc les humeurs s’accumulent dansle corps , parce qu’alors il voit, dit-il, uneaugmentation sensible dans toutes les mala-