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-dies séreuses,humorales ; dans la cachexie,rhydropiíie, les fluxions, les catharres,asthmes, paralysies, ùc. Quelques incom-plètes que soient les observations que nousavons f ur cette matière , on peut en déduireces canons thérapeutiques ; que dans les ma-ladies soumises aux influences de la lune,•lorsque la position ou les phases de la lune ,sous lesquelles se font les redoublemens,sont prochaines, il faut appliquer quelqueremede actif qui puiílè prévenir ou calmerl’intensité des symptômes ; il faut s’abstenirde tout remede pendant le temps du re-doublement. C’est dans le temps de l’inter-mission qu il convient de placer les remè-des appropriés ; j’ai suivi avec beaucoup desuccès cette méthode, dans le traitementde la teigne dont j’ai parlé plus haut. On assure que les médicamens donnés dans lesécrouelles fur le déclin de la lune , réussis-sent beaucoup mieux qu’en tout autre temps;que dans les affections de la tête , des nerfs,dansl’épilcpíìe, les malades se trouvent beau-coup soulagés de l’usege des nervins, cépha-liques , anti-épileptiques , pendant les chan -gemens de lune. Un illustre médecin decette ville a eu égard aux périodes de la lune,dans 1 administration des remedes pour unépileptique , dont j’ai parlé ci-dessus. Frédé-ric Hoftman recommande aux calculcux deprendre trois ou quatre bulbes ou gousses d’ailà chaque quartier de la lune. Je ne dois pointoublier d’avertir, qu’en rapportant ces obser-vations, en recommandant d’avoir égardaux astres dans l’administration des reme-des, je n’ai point prétendu donner des ré-glés invariables 8c rigoureusement démon-trées-, Sc dont on ne peut s’écarter fans desinconvéniens tres-graves. J’ai eu principale-ment en vue d’exciter les médecins à cons-tater ces observations-; & j’ai toujours penséque dans les cas pressens , & où l’expecta-rion poufroit être nuisible , il falloir peufaire attention li la position des astres étoitsalutaire ou nuisible , suivant cette maximeobservée chez les anciens, que aslra incli-nant , non nécessitant ; il faudra appliquerla même chose à l’influence des autres pla-nètes dont nous allons parler.
Influence méchanique des autres aflres. Nile raisonnement, ni l’expérience permettentd’attribuer aux étoiles fixes quelqu’aòtionjjjéchanique fur le corps humain ; l’une &
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l’autre s’accordent au contraire à établir l’in-fluence méchanique des planètes , Mercure,Vénus, Mars, Jupiter 8c Saturne. Ces corpscélestes , quoique placés à des distances con-sidérables de la terre , peuvent néanmoinsexercer fur elle une gravitation réciproque ,& la maíe des planètes les plus éloignéescompense suffisamment leur distance. L’at-traction est en raison directe des masses, 8c enraison inverse des quarrés des distances. AinsiJupiter & Saturne , quoique placés dans unprodigieux éloignement , ne doivent pasêtre censés dépourvus d’action fur la terre,parce qu’ils contiennent en même temps uneplus grande quantité de matière. Loríqu’unepartie de la terre est soumise à Faction di-recte de deux planètes , il y a lieu de pré-sumer que cette action réunie produira deseffets plus sensible s , sens examiner ÍÌ par kconjonction les deux planètes n’acquierentpas plus de force ; il est aussi très-vrai sem-blable que ces effets doivent varier, suivantla situation , la position , le mouvement &cla distance de ces planètes. Je ne serois mê-me pas bien éloigné de croire qu’il y a quel-que réalité dans les vertus que les anciensattribuoient aux disterens aspects des astres;il est si souvent arrivé aux modernes d’a-dopter, engagés par la force de la vérité ,des dogmes anciens qu’on avoir ridiculiséspeu de temps auparavant, qu’on ne sautoirêtre astez circonspect à porter un jugementdécisif contre quelqu’opinion avant de l’a-voir bien approfondie , & d’en avoir biensenti i’impolfibilité. On a toujours regardéles aspects de Saturne 8c de Jupiter, de Sa-turne & de Mars comme très-mauvais, &annonçant 8c occasionnant des maladiesdangereuses, 8c la peste même , suivant kremarque de Zeilìus ; cette idée ne peut êtrepartie que de quelque obiervation. La fa-meuse peste qui parut en 1117, 8c qui parle grand nombre de morts , dépeupla pourainsi dire le monde , fut précédée , & se-lon les astrologues , produite par la con-jonction de Jupiter 8c de Saturne. Boccace& Guy de Chauliac ont écrit que celle quiavoir régné en 1348, devoir son origine àl’afpect de Saturne , Jupiter & Mars. Mar-silius Ficinus, philosophe célébré , rapportequ’en 1477 il y eut des éclipses de soleil& de lune ; que Saturne êc Mars furent en, conjonction, 8c qu’il y eut une peste terri-