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Tome troisième.
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Me. Gaspard Barthoìin prédit en consé-quence de {'aspect de Mars & de Saturne,d'un hiver chaud > & d'une automne brû-lante , la peste qui ravagea quelques annéesaprès toute l'Europe. Paul de Sorbait, pre-mier médecin de {'empereur, prédit fur lemême fondement la peste à Vienne , & 1 e-vénement répondit à les prédictions. Sennerta auílì observé en 16x4 & 16)7 , une dys-enterie épidémique à la suite de la con-jonction de ces planètes. Voye £ Haffinan,dijsenatìon citée. Les aspects de Jupiter &de Vénus Ion t censés bénins, ceux de Mer-cure indiifércns. Les conjonctions de Vénus& de Jupiter , du Soleil ct de Mercure ,de Jupiter Sc de Mercure , font regardéescomme salutaires aux phtisiques , à ceux quifont dans les fievres lentes. Sous ces aspectscombinés 011 peut attendre des crises biencomplétés dans les fievres ardentes, inflam-matoires , &'c. Aucune observation modernen’est venue à {'appui de ces anciennes ; maisaucune austi ne les a détruites. On pour-roit cependant regarder comme une con-firmation du lystème des anciens , les ob-servations faites par les célébrés Goad &Kook fur les variations de .{'atmosphère,relativement aux aspects & aux positions desplanètes, Frédéric Hoftrnan les a répétéesavec foin, & il assure qu’une expériencefréquente lui en a attesté la vérité , &• cre-bra nos experientia hâc in rc confirmavit ;voici ce qu’il en dit lui-même.

Toutes les fois que Saturne regarde , ad-spicit , une planète dans quelque position quece soit, il comprime l'air , excite des ventsfroids qu’il fait venir du septentrion, L’as-sociation de Saturne & de Vénus donnelieu d’attendre des pluies froides; le ventsouffle alors du septentrion & de {'occident.Jupiter est ordinairement venteux avec quel-que planète qu'il concoure , sur-tout en au-tomne & au printemps ; de façon qu’il estrare qu'il y ait des tempêtes Sc des ora-ges , fans que Jupiter soit en aspect avecquelqu’autre planète. Parmi les planètes plu-vieuses, Vénus tient le premier rang, sur-tout si elle est en conjonction avec Mercure,Saturne Sc Jupiter, Le soleil & Mars annon-cent & opèrent les jours sereins Sc chauds,sur-tout dans Tété lorsqu’ils se trouvent enconjonction ;.les effets.font les mêmes , quoi-Tiime lll.

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que plus faibles, s’ils agissent de concertavec Mercure ct Jupiter. Mercure est d'unenature très-incoustante , & produit beau-coup de variations dans l'air ; le même jourest fous son aspect lerein , pluvieux, ven-teux, orageux , &c. Avec Jupiter il donnenaissance aux vents; avec Vénus. à la pluie.L'action de ces planètes varie beaucoup ,sauvant la distance & la situation du íoleil.La lune même rapporte des thangemens,en accéléré ou en retarde les effets suivantIon influence particulière. La situation dulieu, la nature du climat, peuvent auílì faitenaître bien des variétés ; ct cette même ac-tion appliquée au corps , ne sauroic êtreuniforme dans tous les tempéramens, tousles âges, tous les sexes, ct tous les Individus.Voye^ Kook, Métécrobg. S. AJitonom. Goad».traciatus meteorol. Sc la disten.irion d'Hoíf-man , qui (e trouve dans le IV e vol. tomaV , pag. 70.

Ces oblervations qu’il est bien difficile decontester, paroiflènt mettre hors de douta{'influence de ces planètes fur l’air, ct euconséquence sur le corps humain. Personnen’ignore les effets de ce fluide , dans lequelnous vivons, que nous avalons avec les ali-mens , que nous respirons continuellement,& qui s’insinue par tous les pores absorbait;qui font ouverts fur notre peau ; :1 est cer-tain que la plupart des maladies épidémiquesméritent de lui être attribuées. J'ai prouvédans un mémoire lu à la iociété royale de;sciences en 1749 , que l’air étoit la princi-pale cause des fievres intermittentes. Il y acertaines personnes qui ont des signes assu-rés , qui leur marquent exactement les va-riations de {'atmosphère , des douleurs de tê-te , des rhumatismes^, des íuites de blessuresou de luxation , qui se réveillent dans leschangemens de temps, ct les instruisent plussûrement que les meilleurs baromètres. Voy.Air , Atmosphère. J'ai vu il y a peu dejours un malade attaqué d'une fievre putri-de , portant à la poitrine ; il resta pendantsept à huit heures que dura un orage vio-lent, dans un état affreux ; il avoir peineà respirer, se sentoit faible ct abattu , avoitdes inquiétudes. Après un coup de tonner-re , qui fit un fracas épouvantable, l’oragecessa; en même temps il se trouva débar-rassé d’une elpece de poids qui l’afsaiííok ;

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