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Tome troisième.
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la lèvre supérieure se couvrit de boutons,il fi.it extrêmement soulagé, Ôc entra en con-valescence.

On peut déduire de toutes ces observa-tions examinées de bonne foi, & appro-fondies fans partialité , combien cette par-tie de l'astronomie qui traite de l’influenced.s astre*, peut être avantageuse aux méde-cins , ôc combien par conséquent elle mé-recroît d’être plus cultivée ôc mieux étudiée.Tout ce qui est: de l’intérêt public , ôc d’unintérêt aulli prestant Ôc aussi prochain quecelui qui résulte de la médecine , doit êtreun motif suffisant pour nous engager à desrecherches ultérieures ; mais ne sera-1-il pasà craindre que l’esprit humain enflammé denouveau par quelque réussite , ne donneauffi-tôt dans l’excès, ne porte cette scienceà un extrême toujours vicieux ; & il est sûrque le mal qui en proviendroit ferait infi-niment au-destus des avantages qu on pour-roit tirer de cette connoiífimce retenue dansun juste milieu. Mais dans cet état même,les matières aux recherches , aux observa-tions , ne sont-elles pas trop vastes pour dé-tourner un médecin de ^application des cho-ses plus sérieuses ôc plus intéressantes ? Sil’intérêt public l’emportoit davantage fur leparticulier, il faudroit que des médecins Rap-pliquassent uniquement aux observations mé-téorologiques , qui pour être bien faites de-manderaient beaucoup de temps Ôc de con-noisiances , voye^ ce moi ; aux découvertesanatomiques , physiques, chimiques, ùc.en un mot aux sciences accessoires de la mé-decine , & le praticien puiserait dans les ar-senaux dts matériaux tout digérés, pour êtrele fondement & l’appuid’une pratique beau-coup plus solide ôc brillante. Car il est im-possible que le même médecin puiíïe suivretous ces distérens objets ; ils devraient êtrerenvoyés à tant de gens qui ne font pointnés médecins, que la curiosité porte à cetteétude, mais que l’intérêt fait praticiens. Onnaît médecin comme on naît poète ; la na-ture fait l’un ôc l’autre. Article de M. Me-EsURET.

Astre , f. m. ajler, (Hìjì.nat. bot.) genrede plante à fleur radiée, dont le disque estcomposé dc fleurons, Ôc dont la couronne estformée par des demi-fleurons qui fonr posesfur des embryons, ôc soutenus par un calice,

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écailleux t les embryons'deviennent dans lafuite des semences garnies d’aigrettes , ôcattachées au fonddu calice. Tournefort. Injl _reiherb. Voye^ Plante. ( I)

Astre du monde , Astre violet , As-tre triomphant , ( termes de Fleurijk.) cefont trois efpeces d’œillet.

* _ASTR.EE , ( Myth. ) fille d’Astréus &de Thémis, & mere de lequité naturelle,de cette équité avec laquelle nous naissons,ôc dont la notion ti’est point d ne à la craintedes loix humaines. Elle habita fur la terretant que dura l'âge d’or : mais quand leshommes cesserent entièrement d’entendrefavoix , ôc se furent souillés de crimes, elles’envola au ciel, où elle se plaça , disent les-poëtes, dans le signe de la Vierge. Il paraîtque ce ne fut pas fans regret qu’elle quitta,la terre, ôc qufolle y forait encore , si la mé-chanceté qe l’eût poursuivie par-tout. Exiléedes villes, elle fe retira dans les campagnes*Ôc parmi les laboureurs, ôc ellen’abandonnavcer asyle que quand le vice s’en fut encoreemparé. On la peint, dit Aulugelle, fous lafigure d’une vierge qui a le regard formida-ble. Elle al’air triste : mais fa tristesse n’ôrerien à fa dignité : elle tient une balance d’unemain, & une épée de l’autre. U paraît qu’onla confond souvent avec Thémis, à qui l’ona donne les mêmes attributs.

_ § ASTRINGENT, (Mat. mêd.) ce nomgénérique est appliqué à tous les remedes qui.peuvent, en resserrant les couloirs ou lesorifices, arrêter ou diminuer les différentesévacuations dans le corps humain.

L’action des aflnngens n’estpas bornée aux<premieres voies ; ôc la trop grande liqui-dité des selles, n’est pas la feule indicationqui en exige Remploi : on s’en sert contreles hémorrhagies, les écoulemens séreux detoutes les parties & de tous les organes ; on.les prescrit dans les relâchemens des par-1 ties , dont la force tonique est iimplementdiminuée , lors même que les écoulemensou les évacuations n’excedent point l’état na-turel par la quantité. Ainsi le relâchement;du fphincterde la vessie, de l’anus, des glan-des salivasses, foc. est efficacement combattupar les aflringens , lorsque l utine, les ma-niérés focales ôc la salive ne sont pas assertlong temps retenues dans les organes quileur fervent de dépôt. Ce n est pas en cor-