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rigeant la trop grande fluidité des matiè-res, que les ajìringens s opposent aux éva-cuations trop abondantes ; ils ne produisentcet effet que d’une maniéré très-íècondai-re; ils excitent ou réveillent faction des or-ganes , ils perpétuent cette action & for dr erenaît dans les fonctions. Un médicamentqui n’ agiroit fur des selles trop liquides,qu en absorbant fhumidicé superflue, neprouveroit pas la bonne diípoíidon des or-ganes de la digestion ; il serviroit à trom-per le médecin qui voudroit juger de f étatdes organes, par celui des selles ; il remé-dieroit à la liquidité des excrémens, fansaméliorer les organes digestifs 8c les sucs nour-riciers qu ils peuvent extraire.
Les ajìringens , proprement dits, ne sedonnent qu’à petite dose ; 8c la quantité dessucs digestifs étanttrès-considérable, ce n’estcertainement pas la peine d’avoir égard aupeu de liquide qu ils peuvent absorber parleur partie terreuse. Il n’est pas même clairque cette partie terreuse soit aíîez à nu , oudégagée de tout autre principe, pour exercersa propriété absorbante.
Il n'est point de médicament dont fac-tion soit ausfl sensiblç ou évidente que celledes ajìringens , soit qu’on la dérive de leursqualités lapides , soit qu’on levalue par leurseffets immédiats 8c évidens sor le corps desanimaux; ils ont un goût âpre, austere, acer-be ; ils rident , ils froncent les fibres & laplupart des solides parleur application; ilsresserrent ou rétrécissent les ouvertures, mê-me considérables , telles que la vulve , labouche, fan us : ils produisent les mêmeseffets furies cadavres des animaux, & toutesces qualités sensibles sont exactement pro-portionnelles à leur vertu médicamenteuse.
Il résulte de ces notions, que faction desafìringms s’exerce principalement fur lessolides ; ils en augmentent la force tonique,ou, si l’on veut, ils déterminent une actionplus vive , plus constante : cette action estappropriée 8c correspond à f organisation ani-male, elle se lie aux effets généraux des fonc-tions de la machine, elle dépend toujoursdu principe vital ou moteur, qui fait touten nous. Le médicament n’est le plus sou-vent que foccaíion ou le moyen, 8c la forcevirale est toujours le premier agent. Les resferremcns les plus violons ne sont pas tou-
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jours l'effet des remedes ; la crainte ou laterreur subite suspendent tout-à-coup deshemorrhagies énormes,les convulsions 8c lesmouvemens spasmodiques étranglent quel-quefois des cavités & des orifices.
U faut bien distinguer des ajìringens pro-prement dits, une classe de médicamens,regardés par les auteurs comme ajìringens,8c qui n’ont pourtant aucune de leurs pro-priétés ; tels sont ceux qu’on appelle obsti-pans ou infarcians ,objìruentia , emphraclica,qu’on emploie sous le point de vue de bou-cher ou de remplir des vaisseaux.
Les ajìringens ou stiptiques sont employés,x°. dans les grandes hemorrhagies internes,qui menacent d’une mort prochaine, &lorsque les secours ordinaires font insuffì-sans ; i°. dans les dévoicmens énormes'joucolliquatise, qui résistent aux évacuans 8caux adoucissons, tels que ceux qui préci-pitent la fin des phtisiques; J. dans f in-continence d’urine 8c les soeurs immodé-rées, mais avec peu d’efpoir de réullite ;4 °. dans les queues de chaudepifle ou go-norrhées , bien guéries , où il ne reste quele relâchement des parties ; dans f écoule-ment de la semence , par relâchement, &les fleurs blanches qui dépendent de la mê-me cause ; y°. dans le relâchement ou lachute de quelque partie intérieure, ou dequelque organe, tel que f utérus, fes liga-mens, le vagin , certaines hernies, les bouf-fissures fans obstructions, qui suivent lesgrandes hémorrhagies.
On divise les ajìringens en forts & enfoibles ; en internes & en externes.
La liste des ajìringens foibles est très-con-sidérable; les plus u lités sont les racines dfcbistorte , de tormentille , de sceau de Sa-lomon , la rhubarbe torréfiée ; le quinquina',les feuilles de renouée , de plantain, le sucd’orties , les roses rouges , le santal rouge,les coings, les grate-culs, la gomme-laque,le sang- dragon, le cachou, le soc d’hypc-cyste, &c.
Les eaux distillées qu’on retire de la plu-part de ces plantes, ne participent point dutout à leur vertu astringente , quoi qu’en di-sent les livres & quelques médecins; telleest seau de plantain , qu’on prescrit néan-moins communément à ce titre. Il feroit pos-sible que ces eaux eulfent d’ailleurs quelquesVvvv 1