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Tome troisième.
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À S T

«Je cercle, pisse précisément par le milieu durayon qui lui répond ; cela est démontrégéométriquement : & puisque de cette ma-niéré les deux moitiés égales du quart de cer-cle répondent lî juste aux deux moitiés éga-les du rayon, il n’est pas possible que lesautres parues égales du quart de cercle répon-dent à des parties fort inégales du rayon.

L’expérience Sc la pratique ont confirmécette pensée , & M. de la Hire a fait exécu-ter par cette méthode des planisphères oudes astrolabes très-commodes & très-exacts.Mais comme il n étoit pas absolument dé-montré que le point de vue d’où les divisionsde la moitié du quart de cercle & de la moi-tié du rayon font égales, fut celui d'où lesautres divisions font les plus égales qu'il sepuisse, M. Parent chercha en général quelétoit ce point , Sc s’il n y en 'a pas quelqu'und’où les divisions des autres parties soientmoins inégales, quoique celles des moitiésne soient pas égales. En se servant donc dusecours de la géométrie des infiniment petits,M. Parent détermina le point d’où un dia-mètre étant divisé, les inégalités ou diffé-rences de toutes ces parties prises ensemblefont la moindre quantité qu'il se puisse;mais il seroit encore à desirer que la démons-tration s'étendît à prouver que cette sommed'inégalités, la moindre de toutes, est distri-buée entre toutes les parties dont ellerésulte,le plus également qu’il se puisse : car cen'estprécisément que cette condition qui rend lesparties les plus égales entre elles qu’elles puis-sent l'être ; & il seroit possible que des gran-deurs dont la somme des différences seroitmoindre, seroit plus inégales , parce quecette somme totale ieroit répandue plus iné-galement. M. Parent trouva auffi le point oùdoit être placé l’oeil pour voir les zones égalesd’un hémisphère les plus égales qu'il se puilíe ,par exemple les zones d’un hémisphère de laterre partagé de io en ic degrés. Ce pointest à l’extrémité d'un diamètre de 100 par-ties , qui est l'axe des zones prolongé de i io\.Faye{ t‘ hift.de l’acad.dcs Scie/tc. ijoi , pag.r2.2,, ù 2702., pag. gi. M. Formey. (O J

Astrolabe ou Astrolabe de mer ,signifie plus particulièrement un instrumentdont on se sert en mer pour prendre la hau-teur du pote ou celle du soleil, d'une étoile,ùc. Vúj<_{ Hauteur.

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Ce mot est formé des mots grecs «^°>,étoile , Sc , capio , je prends. Les

Arabes donnent à cet instrument le nomd ’afiarlab j qui est formé par corruption dugrec; cependant quelques auteurs prétendentI que le mot astrolabe est arabe d’origine : maisles savans conviennent assez généralementque les Arabes ont emprunté des Grecs lenom & l’usage de cet instrument. Nastîred-din Thousi a fait un traité en langue persane,qui est intitulé B ait Babhfil astarlnb , danslequel il explique la structure Sc i'uíage de1* astrolabe.

U astrolabe ordinaire fe voir à la fig. r , pi.Navig. Il consiste en un large anneau de cui-vre d’environ 15 pouces de diamètre , dontle lymbe entier, ou au moins une partie con-venable , est divisé en degrés Sc en minutes.Sur ce lymbe est un index mobile qui peuttourner autour du centre , Sc qui porte deuxpinnules. Au zénith de llnstrument est unanneau par lequel on tient l ’astrolabe quandon veut faire quelqu’observation. Pour faireusage de cet instrument on le tourne vers lesoleil, de maniéré que les rayons passent parles deux pinnules F Sc G ; Sc alors le tran-chant de l'index marque fur le lymbe divisé lahauteur qu’on cherche.

Quoique \‘afìrolabe ne soit presque plusd’uíàge aujourd’hui, cependant cet instru-ment est au moins aussi bon qu’aucun deceux dont on fe sert pour prendre hauteuren mer, lur-tout entre les tropiques , où lesoleil à midi est plus près du zénith. On em-ploie l ‘astrolabe à beaucoup d’autres usages »fur lesquels Clavius, Henrion, ùc. ont si.itdes volumes. (T)

ASTROLOGIE, f. f. Astrologia. Ce motest composé de »?ìf, étoile, Sc de ->->-5,discours ; ainsi Vastrologie seroit , en suivantle sens littéral de ce terme , la connoiííancedu ciel Sc des astres, Sc c’est aussi ce qu’ilsignifioit dans son origine. C’est la connois-sance du ciel & des astres, qui faiíoìt \’as-trologìe ancienne ; mais la signification de ceterme a changé , & nous appelions mainte-nant astronomie ce que les anciens nom- ,moient astrologie. Voye^ Astronomie.

\J astrologie est l’art de prédire les événe-mens futurs par les aspects , les positions Scles influences des corps célestes, Foye^ As-.TECT, Influence, ùc.