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Tome troisième.
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»! célestes : ils remarquèrent une analo-» gie constante entre ces corps Sc les corps,, terrestres; Sc ils en conclurent que les» astres étoient réellement ces parques Sc ce» destin dont il étoit tant parlé , qu'ils pré-» sidoient à notre nailíance , Sc qu'ils dis->- potoient de notre état futur ». Voyt7 Ho-roscope , Naissance , Maison , Par-que , Destinée , &e. Voilà comment lesastrologues défendoient jadis leur art. Quantà présent, Inoccupation principale de ceuxà qui nous donnons ce titre , est de faire desalmanachs Sc des calendriers. Calen-drier 6- Almanach.

L’astrologie judiciaire passe pour avoir prisnailíance dans la Chaldée, d'où elle pénétraen Egypte , en Grece , Sc en Italie. Il y a desauteurs qui la font égyptienne d'origine , Scqui en attribuent l'invention à Cham : quants nous, c’est des Arabes que nous la tenons.Le peuple romain en fut tellement infatué ,que les astrologues ou mathématiciens, carc'est ainsi qu'on les appelloit, se soutinrentdans Rome malgré les édits des empe-reurs qui les en bannilloient. Voyej^ GÉne-

THLIAQUES,

Quant aux autres contrées, les Brames ouBramines qui avoienr introduit cet art préten-du dans l'Inde, Sc qui l'y pratiquoient, s étantdonnés pour les diípenfateurs des biens Scdes maux à venir , exercèrent fur les peuplesune autorité prodigieuse. On les consultoitcomme des oracles, Sc on n en obtenoit desréponses qu'à grands frais : ce n'étoit qu'àtrès-haut prix qu'ils vendoient leurs men-songes. Voye^ Brachmane.

Les anciens ont donné le nom astrologieapotelesnatique ou sphere barbarique , à cettescience pleine de superstition , qui concerneles essets Sc les influences des astres. Lesanciens Juifs , malgré leui* religion , 'fonttombés dans cette superstition , dont leschrétiens eux-mêmes n ont pas été exempts.Les Grecs modernes font portée jusqu'àl'excès, & à peine se trouveat-il un de leursauteurs, qui, en toute occasion , ne parlede prédictions par les astres , d'horoscopes ,de talismans ; en forte qu'à peine, si on veutles en croire , il y avoir une feule colonne ,statue ou édifice dans Constantinople 6c danstoute la Grece , qui ne fût élevée suivant lesréglés de l 'astrologie apotdesmatique ; carTome III.

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c’est de ce mot ìbnnxtrw qu'a été formécelui de talisman.

Nous avons été infectés de la même su-perstition dans ces derniers siécles. Les histo-riens françois observent que Y astrologie judi-ciaire étoit tellement en vogue sous la reineCatherine de Médicis, qu'on n’osoit rienentreprendre d'important lans avoir aupara-vant consulté les astres : Sc fous le régné deHenri III & de Henri IV , il n’est questiondans les entretiens de la cour de France, quedes prédictions des astrologues.

Barclay a fait dans le second livre de ionArgents , une satyre ingénieuse du préjugésingulier qu'on avoit pris dans cette cour. Unastrologue qui s’étoit chargé de prédire auroi Henri l'événement d'une guerre dont ilétoit menacé par la faction des Guises, donnaoccasion à la satyre de Barclay.

“ Vous dires, devin prétendu, dit Bar-» clay , que c'est de l'influence des astres» qui ont présidé à notre naissance, que dé-» pendent les différentes circonstances heu-» renies ou malheureuses de notre vie Sc de» notre mort ; vous avouez d’un autre coté» que les cieux ont un cours íi rapide, qu'un» leul instant suftit pour changer la diípolî-» non des astres : comment concilier ces» deux choses ? Sc puisque ce mouvement si» prompt qu’on ne peut le concevoir , en-» traîne avec lui tous les corps célestes ; les» promesses ou les menaces qui y font atta-» chées , ne doivent-elles pas auíïi changer» félon leurs différentes situations î pour» lors comment fixer les destinées ? Vous ne» pouvez savoir ( connoifsance pourcanr,» selon vous , nécessaire ) fous quel astre» une personne sera née ; vous croyez peut-» être que le premier foin des sages-femmes» est de consulter à la naissance d'un enfant» toutes lies horloges , de marquer exacte-» menrles minutes , & de conserver à celui» qui vient de naître ses étoiles comme son» patrimoine ; mais souvent le péril des» meies ne laisse pas‘lieu à cette attention.» Quand on le pourroit, combien y en» a-t-il qui négligent de le faire , étant au-» dessus de pareilles superstitions ? En sup-» posant même qu'on ait étudié ce moment,» l’enfant peut ne pas paraître dans l’instanr ;» certaines circonstances peuvent laister un» long inter valle .: d’aiHeurs les cadrans sont-* U u u u