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ASTURA, (Géogr.) rivière de la campa-gne de Rome , qui a son embouchure dansla mer de Toscane , à dix lieues au-deíïus deRome. 11 y avoir autrefois un bourg près decette embouchure-, ce fut là où Cicéron sem-barqua pour Cayette après qu il eut été pros-crit. Ce fut près de-là qu’il fut mis à mortpar ordre du triumvirat. Ce fut encore prèsde ce même endroit que Conrard Sc Frédé-ric furent battus & pris par Charles, roi deNaples. (C. A.)
ASTURIE , province d'Espagne , qui aenviron 48 lieues de long , lur 18 de large,bornée à l’orient par la Biscaye, au midijj>ar la vieille Castille & le royaume de Léon,a l'occident par la Galice, au nord par l’O-céan ; elle íe divise en deux parties, 1 ’Asiu-rie d’Orviedo , Sc 1 ’Asturìe de Santìllanne :c’est l’appanage des fils ainés d'Espagne.
ASTYAGE, ( Hsi. anc.) fils de Cyaxa-re, fut le dernier roi des Medes. On dit quependant la grossesse de fa fille Manda ne ,qu'il avoir mariée à Cambise , il vit en son-ge une vigne qui sortoit de son sein , & quirétention dans toute l’Asie : ce qui l’effrayaíî fort, dit Hérodote , quil résolut de fairemourir l’enfant quelle mettroit au monde :car il avoir appris des mages que cet enfantruineroit plusieurs empires. Mandane étantaccouchée de Cyrus, le garantit des embû-ches de son grand-pere. (-+-)
ASTYMEDE, (Hisi. poët.) seconde fem-me d'Œìdipe , persécuta les enfans du pre-mier lit de son mari ; Se pour les rendreodieux à leur pere , elle les accusa d’avoirvoulu attenter à son honneur : ce qui irritatellement le malheureux Œdipe, qu’il rem-plit de sang toute sa maison , dit Diodo-re, ( -t- )
ASTYNOMES , f. m. pi. ( Hisi. anc. )nom que les Athéniens donnoient à dix hom-mes préposés pour avoir l’œil fur les chan-teuses Sc fur les joueurs de flûte : quelques-uns ajoutent qu’ils avoient aussi l’intendan-ce des grands chemins. Ce nom est grec ,Sc dérivé de , ville, Sc de , loi, ouh/k«» > diviser. ( G)
ASTYGCHE, ( Hisi. poët. ) fille de sibi-lante , ayant été faite captive par Herculedans la ville d’Ephyne en Elide , fut aiméede ce héros & en eut un fils. nommé Tlépo-lime, (■+•)
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ï ASTYOCHUS, f Myth. ) fils d’Eole, ré-gna après son pere, furies iíles Liparies, qu’ilappella Eoliennes d u nom de son pere. ( -4- )
ASTYONE, ( Hisi. poët. ) c’est le nomde la belle Chryseis, fille de Chryses, grand-prêtre d’Apollon. (■+■)
* ASTYsiALAìUS , surnom d'Apollon ,à qui cette épithete est venue d’Astipalie,une des Cyclades , où il avoir un temple.
ASTYRA , ( Géogr. anc. ) ville d’Eoliedont parle Scylax. Il y avoir encore une au-tre ville de ce nom en sihénicie , dans levoisinage de Í’iíle de Rhodes ; Etienne legéographe en a fàit mention. (C. A.)
* ASTYRENA , ( Myth. ) Diane futainsi surnommée d’un lieu nommé Afiiradans la Méfie, où cette déesse avoit un boissacré.
* ASUAN , ( Gèog. anc. &■ mod. ) villed’Egypte , dans la partie méridionale , furla rive droite du Nil. Les Turcs RappellentSakid , Sc les Arabes Usiuan ; quelques géo-graphes croient que c’est l’ancienne Meta-compsio , Tacompfon , ou Tachimpfo ; d’autresla prennent pour Sycne même.
* ASSUNGEN,petit lac de Suede, dansla Vestrogothie , vers les provinces de Smal-lande Sc de Hallande.
ASYLE, f. m. ( Hisi. anc. & mod. ) sanc-tuaire , ou lieu de refuge , qui met à l’abriun criminel qui s’y retire , Sc empêche qu’ilne puisse être arrêté par aucun officier de jus-tice. Voye^ Refuge , Privilège.
Ce mot vient du grec «Voxo s, qui est com-posé de « privatif, Sc de *«***>, je prendsou je heurte ; parce qu’on ne pouvoir au-trefois j fans sacrilège , arrêter une personneréfugiée dans un asyle. V. Sacrilège.
Le premier asyle fut établi à Athènes parles defcendans d’Hercule , pour se mettre àcouvert de la fureur de leurs ennemis. Voy.Hèraclides.
Les temples, les autels , les statues , Scles tombeaux des héros, étoient autrefois laretraite ordinaire de ceux qui étoient acca-blés par la rigueur des loix , ou oppriméspar la violence des tyrans : mais de tous cesasyles , les temples étoient les plus furs Scles plus inviolables. On suppoíoit que lesdieux se chargeoient eux-mêmes de la pu-nition d’un criminel qui venoit se mettreainsi sous leui dépendance immédiate ; Sc