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Tome troisième.
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on regardok comme une grande impiétéd’ôter la vengeance aux immortels. VeyyeiAutel, Temple , Tombeau, Statue, &c.

Les israélites avoient des villes de refu-ge , que Dieu lui-même leur avoit indiquées :elles éroienr Vasyle de ceux qui avoient com-mis quelques crimes, pourvu que ce ne tutpoint de propos délibéré.

A 1 égard des païens, ils accordoient lerefuge 5c 1 impunité, même aux criminelsles plus coupables 5c les plus dignes de châ-timent , les uns par superstition , les autrespour peupler leurs villes ; 5c ,ce fut en effetpar ce moyen que Thebes, Athènes 5c Romefe remplirent d’abord d'habitans. Nous li-sons aussi que les villes de Vienne 5c Lyonétoient autrefois un asyle chez les anciensGau-lois i 5c il y a encore quelques villes Alle-magne , qui ont conservé leur droit d ‘asyle.

C'est pour cette raison que sur les médail-les de différentes villes, principalement deSyrie, on trouve l'inícription AZTAor, à la-quelle on ajoute iepai , par exemple, ttpotJEPAZ KAI A2ÏA0Z, 21AONOS 1EPAS KAIASTAOÏ.

La qualité d ’asyle étoit donnée à ces vil-les , selon Spanheim , à cause de leurs tem-ples , Sc des dieux qui y étoient révérés.

La même qualité étoit auíïì quelquefoisdonnée aux dieux mêmes. Ainsi la Dianed'Ephese étoit appellée À'<rv\ts. On peutajouter que le camp formé par Remus 5cRomulus, qui fut appellé asyle , 5c qui de-vint ensuite une ville, étoit un temple élevéau dieu Asyheus, ©toV «H5.

Les empereurs Honorius 5c Théodoseayant accordé de semblables privilèges auxéglises , les évêques 5c les moines eurent foinde marquer une certaine étendue de terrein ,qui fixoit les bornes de la jurisdiction sé-culière ; 5c ils surent si bien conserver leursprivilèges , qu'en peu de temps les couvensfurent des eípeces de fortereíîès où les cri-minels les plus avérés fe mettoient à l’abri duchâtiment, 5c bravoient les magistrats. V.Sanctuaire.

Ces privilèges furent ensuite étendus, non-íeulementaux églises Sc aux cimetières, maisaussi aux maisons des évêques ; un criminelqui s'y étoit retiré ne pouvoit en sortir quefous promesse de la vie , 5c de Fentierc ré-mission de son crime. La raison poux laquelle

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on étendit ce privilège aux maisons des évê-ques , fut qu’il n’étoit pas possible qu'un cri-minel passat fa vie dans une église, où ilne pouvoit faire décemment plusieurs desfonctions animales.

Mais enfin ces asyles ou sanctuaires furentdépouillés de plusieurs de leurs immunités,parce qu’ils ne fervoient qu’à augmenter lebrigandage , 5c à enhardir le crime.

En Angleterre, dans la charte ou patentedes privilèges ou immunités , qui ont étéconfirmées à Féglise de S. Pierre d'Yorck, l’an5. H. VII ; on entend par asyle , cathedraquietudinis & pacis. Quod fi aliquìs vefirnospirìtu agitatus dìabolico ausu quemquam ca-pere prerfiumpserit in cathedra lapideâ juxtaaltare , quod Anglìci vocant sreedstool , idefi , cathedra quietudinis vel pacis ; hujus tamfiagitiofi sacrilegii emendatio sub nullo judicioerat , sub nullo pccunix numéro claudebatur ,sc d apud Anglos Botales, hoc efi , fine emendavocabatur. Monafi. t. 3 , p. igg.

Il y avoit plusieurs de ces asyles ou sanc-tuaires en Angleterre ; mais le plus fameuxétoit à Beverly, avec cette inscription : Hxcsedes lapidea sreedstool dicitur , id efi , paciscathedra , ad quam reus fugiendo perveniens ,omnimodam hab.t securitatcm, Cambden.

Les asyles ressemblent beaucoup aux fran-chises accordées en Italie aux églises (voye{Franchise) ; mais ils ont tous été abolis.(G).

* E11 France, l'église de S. Martin de Toursa été long-temps un asyle inviolable.

Charlemagne avoit donné aux asyles unepremiere atteinte en 779 , par la défensequ'il fit, qu on portât à manger aux crimi-. nels qui se retireroient dans les églises. Nosrois ont achevé ce que Charlemagne avoitcommencé.

ASYMÉTRIE, f, f. composé de « priva-tif, de o-tfy, avec , 5c de , mesure , c'est-à-dire sans mesure. On entend par ce motun défaut de proportion ou de correspon-dance entre les parties d’une chose. Voye jSymétrie.

Ce mot désigne en mathématique , cequ’onentend plus ordinairement par incommensu-rabilité. II y a incommensurabilité entre deuxquantités, lorsqu'elles n ont aucune com-mune mesure ; tels font le côté du quarté 5c( íâ diagonale ; en nombres les racines sourdes,