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Tome troisième.
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exhortations, il eut recours i ía voie desarmes ; il les combattit avec valeur, & secouvrit de gloire. Sa renommée, Sc la ré-putation de la rare beauté des deux fillesqu’il avoit eues de son épouse Gosuinde,s'étoient répandues chez ses voisins , ScSigebert, roi d’Austrasie, pénétré d’estimepour les vertus d ’Athanagilde , Sc peut-êtrec’amour pour la célébré Brunichilde ouBrunehaut , lui envoya demander cettejeune princesse en mariage , par Gogon ,son premier ministre , à la tête duneambassade solemnelle. Le roi des Viíìgothsaccueillit favorablement la demande de Si-gebert, Sc Brunehaut, emportant avec elleune très-riche dot en argent , partit avecGogon , & se rendit auprès de Sigebert,qu’elle n eut pas plutôt épousé, qu’elle ab-jura l’arianisme pour le catholicisme. Quel-ques historiens assurent que son pere étoitcatholique ausfi , mais en secret, & qu'ildissimula sa religion , de crainte de dé-plaire à ses sujets : mais ce qui rend un peususpecte l’assertion de ces historiens, c'estla vaine tentative qu'ils font pour justifierBrunehaut , qu’ils peignent comme l'unedes princesses les plus accomplies de sonsiecle , des perfidies & des crimes que luiont imputés d’autres historiens vraisembla-blement mieux instruits. Quoiqu’il en soit,Chilpéric , roi de Solfions, & ftere de Si-gebert , enchanté des grandes qualités deBrunehaut , demanda l’année suivante enmariage , quoiqu’il eût déja deux fuî-mes , Andouere & l'horrible Frédegonde ,Galsuinde , sœur de Brunehaut , au roides Viíìgoths. Informé de l'inconduite &des mœurs dépravées de Chilpéric, Athana-gilde ne consentit qu'avec beaucoup de peineà ce mariage, qui fut célébré cependant, &qui fut si fatal à l’infortunée Galsuinde ouGahonte , que son barbare époux fit étran-gler par les conseils violens de Frédegonde.Athanagilde n’existoit déja plus lors de cemeurtre affreux ; il étoit mort en 567,après un régné glorieux Sc paisible de 13ans. (Z. C.)

ATHANATES, adj. pris sub. (Hìst.anc.)nom d'un corps de soldats chez les anciensPerses. Ce mot est originairement grec, Scsignifie immortel ; il est composé d'« privatif& de â-awtrsî, mort, <

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i Les athanates composoient un corps decavalerie de dix mille hommes ; & ce corpsétoit toujours complet, parce qu'un soldatqui mouroit étoit aussi-tôt remplacé par unautre : c’étoit pour cette raison que les Grecsles appeloient athanates , & les Latins im-mortelles. .

On conjecture que ce corps commençapar les dix mille soldats que Cyrus fitvenir de Perse pour sa garde : ils étoientdistingués de tous les autres par leur armuresuperbe , Sc plus encore par leur cou-rage. ( G )

ATHANOR , f. m. terme de chimie ,grand fourneau immobile fait de terre oude brique , fur lequel s'éleve une tour danslaquelle on met le charbon , qui descenddans le foyer du fourneau , à mesure qu’ils'en consume, selon que la tour peut con-tenir plus ou moins de charbon. Le feu s’yconserve plus ou moins long - temps allu-mé , fans qu'on soit obligé d’y mettre detemps en temps du charbon, comme onfait dans les autres fourneaux. Uathanor com-munique fa chaleur par des ouvertures quifont aux côtés du foyer, où l’on peut placerplusieurs vaisseaux, pour faire plusieurs opé-rations en même temps. Voy. Fourneaux ,Chaleur , &c.

Ce mot est emprunté des Arabes, quidonnent le nom de tanneron à un four,à l’imitation des Hébreux qui l’appellenrtannour ; d’autres le dérivent du grecx 9 -ocvxti>ç, immortel, par rapport à la longuedurée du feu que l’on y a mis.

La chaleur de Vathanor s’augmente ou /se diminue à mesure que l’on .ouvreou que l'on ferme le régistre. Voye^Registre.

Vathanor s'appelle aussi piger Henricus ,parce qu’on s'en sert ordinairement dansles opérations les plus lentes, Sc qu'étantune fois rempli de charbon , il ne cesse debrûler, fans qu'on soit obligé de renou-veler le feu ; c'est pourquoi les Grecs l'ap-pellent dxnìiç, c’est-à-dire , gui ne demandeaucun foin.

On le nomme aussi te fourneau philoso-phique , le fourneau des arcanes ; utérus chi-rmicus , oufpargyricus; Sc fur nus turritus ,fourneau à tour.

On voit, Chim, PI, IV. fig. JZ, un four-