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Tome troisième.
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neau athanor , ou de Henri leparesseux : a,le cendrier ; b , le foyer ; c, c , les ouver-tures pour la communication de la chaleurau bain de fable ou au bain marie -, d, d,vuide de la tour dans lequel on met lecharbon ; e, e, solides, ou murs de latour ; f, dôme ou couvercle du fourneau ;g, h, deux trous par où s'échappe la fu-mée. Le fourneau athanor est composé,comme nous savons dit, d'un bain de fable ;i le cendrier; a le foyer ; ; le bain de table;4 un marras dans le fable ; 5 une écuellequi est aussi dans le fable ; 6 trou au registre;7 feutrée de la chaleur dans le bain delabié ; 8, 8, la platine fur laquelle est lefable. Le fourneau athanor a encore unbain marie : r le cendrier ; a le foyer ;

; , 3, le chaudron où seau du bain marieest contenue ; 4 un rond de paille íur lequella cucurbite est posée ; 5 la cucurbite coef-fée de son chapiteau ; 6 , 6, les régistres ;7 efcabelle qui porte le récipient ; 8 le ré-cipient. (M)

* ATHDORA , ( Géogr .) ville d'Ir-lande à neuf milles de Limerick , dans laMommonie.

ATHEAS, ( Hist. anc. ) L'histoire parlede deux rois de ce nom. Le premier oc-cupa le trône de Pont ; c est la feule parti- •cularité que nous sachions de fa vie. L'au-tre , qui fut roi des Scythes, succéda àSyclès, son pere, vers fan 300 avant Jefus-Christ. Le temps a dévoré la plus grandepartie de fcs actions ; mais il en reste en-core assez pour faire voir que ce fut undes grands princes qui aient régné dans laScythie. Il joignoit a la fierté &_à la valeurnaturelle de fa nation, la fiigeíle & la po-litique des Grecs. Atheas eut de fréquensdémêlés avec les Tribales & les Istriens,fur qui il remporta pluíieurs victoires, fanspouvoir leur ôter l'envie de lui frire laguerre. L'opiniâtreté de ce peuple ayantlaíle fa constance, Atheas envoya demanderdes secours à Philippe, lui promettantpour récompense de le faire reconnoîtrepour son successeur au trône de Scythie.Le roi de Macédoine étoit pour lors occupécontre les Bizantins, auxquels il faifoit uneguerre pénible Sc ruineuse. Il avoir besoinde toutes fes troupes pour lui-même ; maisle prix qaAtheas mettoit à fes services,

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lui fit multiplier toutes les ressources: lesecours partit ; mais étant arrivé trop tard,il fut renvoyé. Philippe en ressentit unevive douleur ; réduit à dissimuler, il envoyademander au prince des Scythes les fraixqu’il lui avoir occasionnés. Ce fut à cetteoccasion qu ‘Atheas fit cette fiere réponse ,dont s'est embelli un de nos plus grandspoètes. " Les Scythes , répondit-il auxambassadeurs Macédoniens, n'ont ni argentni or ; du fer, du courage , voilà leur uni-que richestè. » On reconnoît aisément cetteréponse dans ces vers prononcés par un deces rois barbares.

La nature marâtre en ces affreux climats ,

Au lieu d’or ne produit que du fer , dessoldats.

Quelle que soit la pompe de ces deuxvers , on peut dire qu'ils assoiblissent lapensée du roi Scythe. Atheas met le fer& le courage au-dessus de for, & estbien loin de donner à son pays des épi-thètes désagréables, telles que marâtre Lcaffreux. Quoi qu'il en soit, Philippe con-çut le delìein de fe venger de cette ré-ponse ; mais comme il n'étoit pas le plusFort, st voulut uier d’artisice. Il envoyade nouveaux ambassadeurs lui demanderf entrée dans fes états, fous prétexte devouloir ériger, à f embouchure du Danube,une statue en f honneur d'Hercule. Atheaslui répondit, avec ce laconisme ordinaireaux Scythes : » Qu'il vienne , dit-il, maisseul ôc fans armée. » Il ne fut pas possibleà Philippe de retenir plus long-temps sonressentiment, il déclara la guerre aux Scy-thes. Atheas n'ayant employé que de lavaleur contre un prince artificieux, péritdans un combat, vers fan 340 avant notreere. Il étoit âgé de 90 ans. C'étoit unprince tempérant & sobre , aimant laguerre & détestant le repos. On dit quependant la guerre de Macédoine, fes offi-ciers lui ayant présenté un musicien fa-meux , qui avoit été fait prisonnier, illui ordonna de chanter ; mais q ue ne pou-vant supporter fa voix efféminée, il le fittaire aussi-tot. » Que j'aime bien mieuxentendre, diíoit-il, les henniílemens demon cheval, que la musique de cet hom-me-là. » Ce trait suffit pour caractériser

Atheas,