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Athcas. Il eut Carcaslìs pour successeur.Justin, /. IX, c. ij. Front. I. II, c. jv,Oros. & alii. ( T-n. )
ATHÉES, s. m. pi. ( Métaph. ) on ap-pelle athées , ceux qui nient 1 existence d’unDieu auteur du monde. On peut les divi-ser en trois dalles : les uns nient qu il yait un Dieu : les autres affectent de palierpour incrédules ou sceptiques íur cet arti-cle : les autres enfin, peu différons des pre-miers , nient les principaux attributs de larature divine , & supposent que Dieu estun être sans intelligence , qui agit pure-ment par nécellìté ; c'est-à-dire un être qui,à parler proprement, n’agit point du tout,mais qui est toujours pastis L’erreur desathées vient nécessairement de quelqu'une deces trois sources.
Elle vient i°. de Tignorance & de la stu-pidité. Il y a plulieurs personnes qui n’ontjamais rien examiné avec attention , quir'ont jamais fait un bon uíage de leurslumières naturelles , pas même pour ac-quérir la connoistance des vérités les plusclaires & les plus faciles à trouver : ellespasient leur vie dans une oisiveté d’espritqui les abaiste & les avilit à la conditiondes bêtes. Quelques personnescroyent qu'ily ait eu des peuples aster grostìers & aster sau-vages , pour n'avoir aucune teinture de re-ligion. Strabon rapporte qu’il y avoit desnations en Espagne & en Afrique qui vi-voient fans dieux , & chez lesquels on nedécouvroit aucune trace de religion. Si celaétoit, il en faudroit conclure qu’ils avoienttoujours été athées ; car il ne paraît nulle-ment possible qu’un peuple entier pastè dela religion à l'athéisme. La religion est unechoie qui, étant une fois établie dans unpays, doit y durer éternellement : on s’yattache par des motifs d’interêt , par l’es-pérance d’une félicité temporelle, ou d’unefélicité éternelle. On attend des dieux lafertilité de la terre , le bon succès des en-treprises : on craint qu'ils n’envoyent lastérilité , la peste , les tempêtes, & plu-iteurs autres calamités ; & par conséquenton observe les cuites publics de religion,autant par crainte que par espérance. L'onest fort soigneux de commencer par cetendroit - là l’éducation des en fan s ; on leurrecommande la religion comme une choseTome III,
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de la derniere importance, 8c comme lasource du bonheur & du malheur, selonqu'on sera diligent ou négligent à rendreaux dieux les honneurs qui leur appar-tiennent : de tels sentimens , qu’on suceavec le lait, ne s’effâcent point de l’espritd’une nation ; ils peuvent se modifier enplulieurs maniérés, je veux dire , que l’onpeut changer de cérémonies ou de dogmes »soit par vénération pour un nouveau doc-teur, soit par les menaces d’un conquérant:mais ils ne sauroient disparaître tout-à-fait \d’ailleurs , les personnes qui veulent con-traindre les peuples en matière de religion,ne le font jamais pour les porter à l’athéifme :tout se réduit à substituer aux formulairesde. culte & de créance qui leur déplaisent,d’autres formulaires. L’oblervation que nousvenons de faire a paru si vraie à quelquesauteurs, qu’ils n’ont pas hésité de regarderl’idée d’un Dieu comme une idée innée& naturelle à l’homme : & de-là ils con-cluent qu’il n’y a jamais eu de nation ,quelque féroce & quelque sauvage qu’onla suppose , qui n’ait reconnu un Dieu.Ainsi, selon eux , Strabon ne mérite aucunecréance ; & les relations de quelques voya-geurs modernes, qui rapportent qu’il y adans le nouveau monde des nations quin’ont aucune teinture de religion , doiventêtre tenues pour suspectes, & même pourfaustes. En effet , les voyageurs touchenten passant une cote , ils y trouvent despeuples inconnus : s’ils leur voyent fairequelques cérémonies, ils leur donnent uneinterprétation arbitraire j 8c si au contraireils ne voyent aucune cérémonie , ilsconcluent qu’ils n’ont point de religion.Mais comment peut-on savoir les sentimensde gens dont on ne voit pas la pratique,& dont on n’entend point la langue 2 Sil’on en croit les voyageurs, les peuples de! la Floride ne reconnoissoient point de Dieu,& vivoient fans religion ; cependant unauteur Anglois qui a vécu dix ans parmieux, assure qu’il n’y a que la religion révé-lée qui ait effacé la beauté de leurs princi-pes ; que les Socrates & les Platons rougi-raient de se voir surpasser par des peu-ples d’ailleurs si ignorans. Il est vrai qu’ilsn’ont ni idoles, ni temples, ni aucun culteextérieur ; mais ils font vivement pefluadésBbbbb