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elle ne s’étendoit guere au-delà de la Cro-pole , qui est encore aujourd'hui la cita-delle placée entre deux éminences , dontl'une éroit le Musœum & l'autre le montAnchesmus , jusqu'à ce que Thésée , à sonretour de l’ìle de Crête, eût pris la réso-lution de réunir les douze bourgs de l’At-dque dans une feule ville. Il fiat par-làobligé d'en étendre l’enceinte, que Thémis-tocle aggrandit encore par la constructiondu port du Pirée , qu'il joignit à la ville
Î 'ar des murs. Voyez ce mot. Parmi les dif-érentes choses remarquables qu'il y avoirà Athènes , on distinguoit particulièrementY académie , qui étoit le lieu où s'aífembloientceux qui étoient attachés à la íècte de Platon;de-là vient qu'on leur donna le nom d 'aca-démiciens , tout comme on donna celui depéripatéticiens aux sectateurs d'Aristote, par-ce qu’ils se promenoient dans le Lycée. Voy.Académie , Académiciens, Péripaté-ticiens, Lycée. Il y avoir, outre cela,le portique, appelé n«x/x« , qui étoit une cé-lébré galerie peinte par Polignote , oùZénon assemblent íès disciples. Ce fut dece lieu, appelé en grec 2r<w, qu'ils prirentle nom de Stoïciens. On voyoit encore lesjardins d'Epicure , où ce philosophe avoiraccoutumé de débiter ses dogmes.
On doit juger par tous ces établiflèmens,combien les sciences étoient en honneur àAthènes. On n’y étoit pas moins attentif àtout ce qui pouvoir inspirer du goût pourles armes. On accordoit les récompensesles plus flatteuses à ceux qui s'étoient dis-tingués dans les combats. On leur élevoitdes statues. Il y avoit un cimetiere séparépour ceux qui étoient morts au service deleur patrie, qu'on appeloit le céramique.Voyez ce mot ; & leurs descendans étoiententretenus aìux dépens de la république.Ceux qui furviVoient à leurs exploits étoientcomblés de louanges, & on a remarquéque les Grecs y étoient ordinairement sen-sibles. Cette inclination est peut-être ce qu'ily a de plus propre à produire les grandshommes, quoiqu’elle puiste avoir aussi detrès-fâcheuses fuites. Plutarque a dit deThémistocle, que, comme après la victoirede Salamine, il entendit un jour que parmila foule qui l'environnoit, ceux dont il étoitconnu le montroieut aux autres, en disant.,..
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c’eJl-Û ce grand Thémijlocle , il confessa qu'ilíè trouvoit bien payé de tous íès travaux.Horace , grand connoiílèur, dit des Grecs,que hors les louanges ils n'étpient avaresde rien : preeter laudem nullius avari.
Cette ville fut gouvernée premierementpar des rois, & ensuite par des archontes. V.Archontes. Outre ces magistrats , quiavoient chacun leur département particulier,il y avoit le conseil de l'aréopage : Voye çce mot ; & un conseil composé de yoopersonnes , où l'on rapportoit toutes lesaffaires avant que de les proposer à l’aílem-blée du peuple , en qui réíìdoit la souve-raine autorité. Ce plan du gouvernementétoit dû en partie à Solon , qui réformace qu'il y avoit de défectueux dans lan-cienne constitution de l'état , & qui, auxloix trop sanguinaires de Dracon, en subs-titua d’autres plus modérées. Cette formede gouvernement, à quelques changemensprès que l'on fut obligé d'y faire par ladiversité des temps & des conjonctures,s'est conservée à Athènes pendant une lon-gue suite d'années , jusqu'à ce que ccttsville, après avoir passé par différentes ré-volutions , éprouva le sort des autres villes,de la Grece, & fut soumise au pouvoirdes Romains.
Pisistrate fût le premier qui porta at-teinte à fa liberté , la premiere année dela J 7 e . olympiade. Cet homme, que l’am-bition rendit injuste, avoit Tailleurs d'ex-cellentes qualités. Dans Pusage qu’il fit desa puiflance, il montra du respect pour lesloix établies : détrôné deux fois , il futremonter fur le trône ; il s'y étoit placé-par la ruse, il s’y maintint par son huma-nité. Il aimoit. les lettres , il passe pouravoir fondé le premier une bibliothèque àAthènes ; il finit íès jours en paix , &put transmettre à íès enfans la souverai-neté qu’il avoit usurpée : ils ne la gardè-rent que dix-huit ans, après lesquels les,Athéniens recouvrèrent leur liberté. Cetterépublique essuya aussi une crise violente-par la guerre que lui fit Darius, fils d’Hys-taspe roi de Perse. La victoire qu’ils eu-rent le bonheur de remporter à Marathon ,les tira de ce danger. Cette entreprise de-là párt des Perses, ne fut que comme leprélude de celle de Xerxès, qui arma contre.-