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Tome quatrième.
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Z 2, AVE

íoit—il , que ce fût le dernier. Son cri deguerre étoit , point de quartier aux Es-pagnols. II n’avoit d’autre but, disoit-il,que d’appaiser les mânes des Américainsexterminés par ces impitoyables conqué-rais. Mais pour venger l’humanité , ilne falloit pas l’outrager. Les Espagnolsopposèrent aux aventuriers François ,des hommes à qui un instinct aussi fé-roce avoit fait embrasser la même pro-fession , les Anglois avoient leur Morgan ,les Hollandois leur Laurent Degraff quidepuis trahit fa république pour servirla France. On rendra compte de leursexploits dans les grandes expéditions oùils se font réunis aux troupes nationales.On a vu aussi la Méditerranée & l’Ar-chipel infestés de ces brigands. Les puis-sances Européennes ont frappé les coupsles plus terribles fur ces républiques Afri-caines qui s’enrichissent des dépouillesdes nations commerçantes. On a négo-cié avec elles, & les traités n’ont gueremieux réussi que les châtimens. ( M.DE SACT. )

AVENTURINE. On entend ordinaire-ment par ce mot une composition de verrede couleur jaunâtre ou roussâtre , parse-mée de points briIlans de couleur d’or. Sion veut trouver une pierre naturelle quiressemble à cette composition, & que l’onpuisse nommer aventurine naturelle , c’estparmi les pierres chatoyantes qu’il faut lachercher ; il y en une espece dont la cou-leur est approchante de celle de Y aventu-rine factice , & qui est aussi parsemée depoints chatoyans & très - brillans. Voyez,Pierre chatoyante. ( i )

AVENUE , f. f. en Architecture , estune grande allée d’arhres avec une contre-allée de chaque côté , ordinairement de lamoitié de fa largeur. Ces fortes S avenuesfont ordinairement plantées à Pentréed’une ville ou d’un château , commeY avenue de Fìncennes près Paris.

AVENUE EN PERSPECTIVE, est cellequi est plus large par un bout que par l’au-tre , pour donner à une allée une plusgrande apparence de longueur , ou pourla faire paroître parallèle en regardantparle bout le plus étroit. F- ALLÉE &PARALLELISME. [ P]

AVE

AVEO ou ABYDOS, ( Ge'og. anc. &m °d ) petite ville de la Turquie d Asie -en Natolie , fur le détroit de Gallipoli ,avec une forteresse fur la côte qu’on ap-pelle une des Dardanelles , ou le Chateaavieux. On la croit bâtie , non fur les ruinesde 1 ancienne Abydos , mais fur celles deancien Dardanum , dont elle conserve lenom.

Ay^-RNE , s. m. chez, les anciens , sediloit de certains lieux , glottes , & autresendroits dont Pair est contagieux , & lesvapeurs empoisonnées ou infectées ; on lesappelle aussi Aiephites. Foyez, lUMIDE ,

Exhalaison , &c.

On dit que les avernes font fréquens en-Hongrie , ce que l’on attribue au grandnombre de ses mines. Foyez, Mine &Minéral. La grotte de Cani, en Italie,est célébré. Foyez, CROTTE , EXHA-LAISON , é>c.

Le plus fameux averne étoit un lacproche de Baïes , dans la Campanie ; lesItaliens modernes Pont appellé pago diTripergola.

Les anciens disent que les vapeurs qu’ilexhale font si pernicieuses, que les oiseauxne peuvent le passer en volant , & qu’ils ytombent morts. Cette circonstance jointea la grande profondeur du lac , fit ima-giner aux anciens , que c’étoit une entréede Penser ; c’est pourquoi Virgile y faitdescendre Enée par cet endroit.

Proche de Baïes , dit Strabon , est legolfe de Lucrine , où est le lac de P averne.C’étoit-là que les anciens croyoientqu’Ulyste avoit, suivantHomere , con-versé avec les morts , & consulté les mâ-nes de Tirésias ; là étoit Poracle consacréaux ombres , qu’U lisse alla voir & con-sulter sur son retour. U averne est un lacobscur & profond , dont Pentrée est fortétroite du côté de la baie ; il est entouréde rochers pendans en précipice , & n’estaccessible qu’aux navires fans voile ; cesrochers étoîent autrefois couverts d’unbois impénétrable , dont la profonde obs-curité imprimoit une horreur supersti-tieuse , & Pon croyoit que c’étoit le sé-jour des Cimmeriens, nation qui vivoiten de perpétuelles ténèbres. Foyez, C IM-merien.

Avane