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Tome quatrième.
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A Y M

la fleur est une masse en tête, auíïî courteque le calice , composte de cent étaminescourtes, feífiles , qui embrastènt, étroi-tement cent ovaires sphériques pédiculés.Chaque ovaire , en mûriílànt, devientune écorce sphéroïde, de trois à six lignesde diamètre, orangé, à une loge , portéefur un pédicule deux à trois fois pluslong , enfermant une amande brune ,Composée comme celle de Pannoni ,d’un corps charnu comme feuilleté entravers , & contenant à son extrémitéinférieure un petit embryon à deux lobes,plats > droits, dont la radicule pointe enbas vers la terre.

Qualité. aymetten est astez rare furles montagnes d’Amboine. Il n’a ni sa-veur ni odeur sensible dans aucune deses parties.

Usage. Son bois est trop pétant pour■être employé dans les couvertures desbâtiments. On en fait des solives & despoteaux, ou des colonnes , ou des mâtsde barques ; mais pour cela on choisitles arbres de moyen âge , qui n’ont pasplus d’un à deux pieds de diamètre, carlorfqu’ils font plus gros, ils ont pour í’or-dinaire le cœur carié & pourri : tonécorce s’enleve aisément, & donne uneespece de filasse qui se file.

Seconde espece. Laun Maun»

Dans les mêmes îles d’Amboine , ontrouve auísi rarement une seconde especeA'aymetten, que les habitants d’Amboineappellent aymetten laun maun , & cajuha daun hjtsjil , & les Malays caju hautou caju avang utam , & que Rumphe afait graver assez exactement, quoique fansdétails , fous le nom de arbor nìgra par-vifolia , dans son Herbarìum Ambohiì-cum, volume 111 , pag. io & n , plan-che 1 U, figure 11.

Le laun maun est moins grand queVaymetten: il s’éleve rarement au-dessusde '{o à 6 o pieds. Son tronc n’a guereplus de deux pieds de diamètre ; il estanguleux ou sinueux , à bois blanc,solide,dur, varié de veines noires, semblablesà un tissu de crin de cheval, & quel-quefois de grandes taches, en Yieilliflànt

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son cœur devient noir , de Pépaisteurd’uademi-pied, mais d’un noir moins foncéque l’ébene vrai ; de forte qu’il ressemblefort à l’ébene blanc , appelle camìten parles habitans de Boeron , à l'exception defa substance qui est plus feche & plus noire.L’écorce qui le recouvre est plus mince ,plus feche que dans l’ébene , jaune de-dans, noire & ridée extérieurement.

Ses branches font fermes , d’un hoirsale, ridées, assez ferrées, ouvertes fousun angle de 50 à 60 degrés , & couvertesseulement de quatre à cinq feuilles lon-gues de quatre à six pouces , & souventde neuf à dix pouces dans les jeunespieds, une fois à une fois & demie moinslarges, du reste semblables à celle deYaymetten.

Ses fleurs ressemblent austî à celles de

Y aymetten , mais elles font portées furun pédoncule un peu plus long qu’elles.Ses ovaires & fruits font au nombre de60 à 70 écorces ovoïdes, longues de qua-tre à cinq lignes , portées chacune fur unpédicule égal à fa longueur, ou fort peuplus long.

Qualite's. Cet arbre fe troUve , maisen petite quantité , fur les montagnesd’Amboine , de Boeron & de Celebe.

Usages. On préféré son bois à celui de

Y aymetten , parce qu’il est plus solide >pour les mêmes usages , & on choisit parpréférence , celui qui a cru dans des ter*reins pierreux.

Remarques. U aymetten forme donc ungenre de plante , qui doit être placé dansla famille des anones , près de celui ducananga, qui n’en différé presque qu’ence que ses baies ont plusieurs loges &plusieurs graines. ( M.. A D A R s o R. )

* AYNADEKI, ( Ge'og. ) petite villede la haute Hongrie , dans le comté deSag , entre Filleck & Corner. .

* AYORA , ( Ge'og. ) petite ville d’Ef-pagne au royaume de Valence , fur leXugar , à l’occident de Xativa.

AYOUD, ( Ge'og. ) nom de l’un desdix-neuf gouvernements qui composentl’empire actuel du Mogol. Il est au nord-ouest du Gange , avec celui de Cachemi-re , non loin d’une des branches de l’I—maris. C’est un très - beau pays semblable