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Tome quatrième.
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en tout à celui de Cachemire. ( C. A.)

* AYR, ( Ge'og. ) riviere de France ,qui a sa source dans le duché de Bar,passe proche de Clermont en Argonne ,à Varennes, & se jette dans l’Aisne.

* AYRI. subst. m. ( Hìjl. nat. bot. )arbre du Brésil, dont la feuille ressembleà celle du palmier , & qui a le tronc épi-neux, le bois noir & st dur que les Bra-stliens en arment leurs fléchés & leursinastiies. Description de voyageur , &non de naturaliste.

AYSENE , ( Geog. ) petite riviere deFrance en Languedoc. Elle a fa source2 deux lieues nord-ouest d’Uzès , & sonembouchure dans le Gardon , près deCollias , après un cours d’environ quatrelieues. ( f )

AYTIMUL , f. m. ( Hîft. nat. Bot. )nom que les habitans de Boeron, l’unedes îles Moluques , donnent à un arbredont Rumphe a publié une très - bonnefigure, dans son Herbarìum Amboinìcum ,Volume 111 , page 63 , planche XXXV ,sous la dénomination de lignum. eurìnum ,c’est-à-dire, bois d’est, qui est la traduc-tion du mot aytimule , car ay , chez lesBoeron s , veut dire bots , & ùmul outìmule signifie oriental. Ces mêmes peu-ples l’appellent en langage Malays cajupjjìr , qui veut dire bois de peignes lignumpecïinuni.

Cet arbre s’éleve à la hauteur de 20 à30 pieds fous la forme d’un limonier. Sontronc a 8 ou xo pieds de hauteur, & unpied & demi à deux pieds de diamètre.Ï1 est couronné d’une tète ovoïde ousphéroïde astèz dense, formée de bran-ches alternes , cylindriques, menuesmédiocrement ferrées, disposées circulai-rement, écartées fous un angle de 4;degrés, dont le bois est, ainst que celui dutronc, jaune , terne tant qu’il est hu-mide, plus clair quand il est sec, de subs-tance solide & fine , veiné de traits livi-des & bruns lorsqu’il est vieux , & cou-vert d’une écorce peu épaisse. 11 a auprèsdes, racines des ailes ou des especes d’a-coves qui le rendent comme cannelé d’unbout à f autre..

Chaque branche est garnie de dix àdouze feuilles dont Les trois inférieure

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tombent quelquefois vers le temps de lamaturité des fruits , disposées alternati-vement & circulairement , assez serréespar intervalle d’un pouce environ , el-liptiques , pointues aux deux bouts, lon-gues de quatre â cinq pouces , une foismoins larges , entieres , molles, verd-noirâtres en dessus, cendrées en dessous ,relevées d’une côte longitudinale, accom-pagnée de chaque côté de six à sept ner-vures comme opposées & portées fur unpédicule cylindrique assez court.

De faisselle de chaque feuille sort uncorymbe sessile de trois à quatre fleurshermaphrodites vertes, longues de troislignes, pendantes fur un peduncule demême longueur. Elles consistent en uncalice à cinq divisions persistentes, & enune corolle ouverte en étoile à cinq pé-tales une à deux fois plus longs que lui ,elliptiques , pointus , une fois plus longsque larges , en cinq étamines presqu’ausslongues, & en un ovaire à un style & àun stigmate simple. L’ovaire en mûrissantdevient une écorce ou capsule ovoïde ,longue de trois lignes, de moitié moins,large , verte , à une loge , s’ouvrant endeux valves , & contenant un pépin hé-misphérique , jaune de fiel, à chair secherecouverte d’une peau fine.

Qualités. U ay - timul n’a encore étéobservée qu’à Boeron sur les montagnes:qui font dans la partie boréale & orien-tale de cette île. Cependant les habitansde Boeron disent en avoir vu auss à Java& dans d’autres lieux plus occidentaux.Lorsqu’on entame son écorce , elle rendun suc laiteux & visqueux.

Usages. Quoique son bois ne soit pasbien dur , & qu’il se fende aisément enlong , les habitants de Boeron en fontdes peignes, fur-tout de celui des acovesvoisines des racines qui est jaunâtre. Ilsen font aussi des carquois pour enfermerleurs fléchés. Ce bois seche difficilement,& lorsqu’on le tient quelque temps en-fermé dans des lieux sombres, il se tachedes veines livides qui lui procurent unecouleur peu agréable.

Remarques. U ai - timul est, comme-l’on peut juger par cette description , un, genre de. plante particulier qui vient na-