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Tome quatrième.
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Il vit, comme les autres efpeces demorue, dans la mer. ( M. Adanson .)BAARDMANNETJE, f. m. ( Hist.

ïiat. Ichtyologie. ) espece de surmuletdes mers d 1 Amboine, très-bien destiné& enluminé fous ce nom par Coyett,dans la premiere partie de son Recueildes poîjfons , de ce pays , planche V.n°. 31.

Ce poisson a huit nageoires , dont deuxpectorales triangulaires , deux ventralesau-dessous de même grandeur , une analeun peu plus longue que profonde; deuxdorsales triangulaires , dont Pantérieureest épineuse , & une à la queue qui estfourchue jusqu’à son milieu & un peuau-delà.

Il a deux barbillons au menton, c’est-à-dire pendant du milieu de la levre dela mâchoire inférieure , &: presqu’auíïïlong que la tête. Sa bouche est conique& fort petite.

Le rouge est la couleur dominante dela partie supérieure de son corps. Sonventre est incarnat, tigré de noir ; sesnageoires font jaunes. II a la prunelle desyeux noire & l’iris rouge , avec unedouzaine de lignes noirâtres qui rayon-nent tout autour comme un soleil. ( M-Adanson. )

BAASA, ( Hst. des Juifs. ) fils d’Á-hias, tua Nabad, fils de Jeroboham , Roid’Israël, s’empara de ion trône & exter-mina toute la famille royale. Le pro-phète Jehu lui ayant reproché son ido-lâtrie , il le fit mourir. Baafa fit la guerreau Roi de Juda , & mourut après unrégné de vingt-quatre ans, Pan du monde

3°74 •

BAAT, f. m. ( Com. ) monnoie d’ar-gent du royaume de Siam. Le Baat sertaustì de poids ; la forme est un quartéfur lequel font empreints des caractèresassez ressemblant à ceux des Chinois :.mais ils font mal frappés. Comme onaltéré souvent le baat par ses angles oucôtés , il ne faut le prendre ni commepoids, ni en payement, fans en avoirfait P examen. Son poids est de troisgros deux deniers & vingt grains , poidsde marc de France ; son titre neuf de-niers douze grains ; il vaut deux livres

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neuf fols sept deniers, argent de France.’Cette monnoie a cours à la Chine ; onPappelle tical. Voyez, TlCAI.

* § BABA, ( Ge'ogr. ) beau & grandbourg de la Turquie Européenne, dansla Romanie, vers les côtes occidentalesde la mer Noire, fur un lac assez con-sidérable que les T ures nomment Babas on ,entre Puzargi & Bulecia.

B AB ARA, f. m. ( Hist. nat. Ichtyo-logie. ) nom que les Hoîlandois donnentà un poiston des meilleurs & des pluscommuns dans les mers des Indes. Onen voit une aíîez bonne figure enlumi-née dans la seconde partie de la Col-lection des postons £ Amboine , parCoyett, au«°. 141. Ruysch en adonnépareillement une pastàble dans fa Col-lection nouvelle , fous le nom de bar-baar , pag. 35 , planche XVIII n°. 1.

La forme de ce poiston est médiocre-ment alongée, mais très - applatie, & Ítcomprimée par les côtés que fa largeursurpasse à peine deux fois fa profondeur.II n’a que sept nageoires en tout ; savoir ,deux ventrales assez petites fous les deuxpectorales, qui font médiocrement lon-gues , triangulaires, mais taillées 011 échan-crées en arc ; une anale , & une dor-sale qui règnent le long de la moitiépostérieure du corps ; enfin celle de laqueue qui est fourchue jusqu’au-delà dumilieu de sa longueur. Leurs rayons fontmous, non épineux , & réunis par unemembrane fort serrée. La ligne latéralequi semble séparer chaque côté en deuxportions égales, est très-rude, & relevéeen forme de scie dans sa moitié postérieurejusqu’à la queue..

Sa couleur génésale est un bleu sanstaches^, mais plus foncé , & comme noi-râtre fur le dos. Ses nageoires font vertes.On voit une tache verte & une tachejaune fur chacun des. côtés de la tête.La prunelle des yeux est noire, entou-rée d’un iris jaune bordé de verd.

Usages. Le babara peso communé-ment 20 à 25 liv. Les Indiens l’estimentcomme un des meilleurs poissons de leursmers. II a la chair très - blanche, três-succulente , assez approchante de celledç la morue , mais un peu plus graílè