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Tome quatrième.
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riers , à la différence des veguers quiexploitent contre les gentilshommes. V.Veguer. (H)

Bile , f. m. ( Polit. & Comm. ) nomqu’on donne à Constantinople à l’am-bassadeur de la république de Venise ré-sidant à la Porte.

Outre les affaires de politique & d’é-tat dont ce ministre est chargé , il faitaulsi les fonctions de consul de la nationauprès du Grand-Seigneur ; & c’est pro-prement de lui que dépendent les au-tres consuls établis dans les échelles dulevant , qui ne font pour la plupartque des vice-consuls Voyez CoNSUL. (G)

BAILLE-BOUTE , f. f. c’est parmi lesMarins une moitié de tonneau en formede baquet. Les vaisseaux de guerre ontune baille amarée à chaque hune , poury enfermer des grenades & autres arti-fices que l’on couvre de peaux fraîches ,s’il est possible , pour les garantir du feu.

On met dans des bailles le breuvageque l’on distribue tous les jours aux gensde l’équipage. Il y a auffi des bailles àtremper les écouvillons dont on se sertpour rafraîchir le canon. II y a des bail-les pour mettre tremper le poisíon &:la viande salée.

On se sert quelquefois des bailles pourpuiser seau qui entre dans le rum onfond de cale. < Z )

BAILLEMENT , f. m. ( Physiolog. )ouverture involontaire de la bouche ,occasionnée par quelque vapeur ou ven-tuosité qui cherche à s’échapper , & té-moignant ordinairement la fatigue , sen-ti ui , ou î’envie de dormir.

Le remede qu’Hippocrate prescrit con-tre le baillenent, est de garder long-tempsfa respiration. Il recommande la mêmechose contre le hocquet. V. Hocquet.Suivant l’ancien système le bâillementn’est ;amais produit fans quelque irrita-tion qui détermine les esprits animaux àcouler en trop grande abondance dansla membrane nerveuse de l’œsophage ,qu’on a regardée comme le siégé du bâil-lement. Quant à cette irritation , on lasuppose occasionnée par une humeur im-portune qui humecte la membrane de l’œ-sophage , & qui vient ou des glandes

B A I

répandues dans toute cette membrane ^ou des vapeurs acides de l’estomac rassem-blées fur les parois de l’œsophage. Par cemoyen les fibres nerveuses de la mem-brane du gosier étant irritées ; el les di-latent le gosier, & contraignent la bou-che à suivre le même mouvement.

Mais cette explication du bâillementa depuis peu donné lieu à une nouvelleplus méchanique & plus satisfaisante.

Le bâillement est produit par une ex-pansion de la plupart des muscles dumouvement volontaire , mais fur - toutpar ceux de la respiration. Il se formeen inspirant doucement une grande quan-tité d’air , qu’on retient & qu’on raréfiependant quelque temps dans les poumons,après quoi on le laistè écnapper peu-à-peu, ce qui remet les muscles dans leurétat naturel.

De-li , l’effet du bâillement est demouvoir , d accélérer & de distribuertoutes les humeurs du corps égalementdans tous les vaisseaux , & de disposerpar conséquent les organes de la sensa-tion & tous les muscles d u corps , às’acquitter chacun de leur côté de leursfonctions respectives. Voye% Boerhaave,Inst. méd. §. 63S. (L)

Bâillement , s. m. ce mot est aussiun terme de Grammaire ; on dit égale-ment hiatus : mais ce dernier est latin.Il y a bâillement toutes les fois qu’unmot terminé par une voyelle , est sui-vi d’un autre qui commence par unevoyelle , comme dans il m'obligea à yaller ; alors la bouche demeure ouverteentre les deux voyelles , par la néces-sité de donner passage à l’air qui formel’une , puis l’autre fans aucune consonneintermédiaire ; ce concours de voyellesest plus pénible à exécuter pour celuiqui parle , & par conséquent moins agréa-ble à entendre pour celui qui écoute ;au lieu qu’une consonne faciliteroit lepassage d’une voyelle à l’autre. C’est cequi a sait que dans toutes les langues ,le méchanil'me de la parole a introduitou Péiision de la voyelle du mot pré-cédent , ou une consonne euphoniqueentre les deux voyelles.

L éiisj^n se p;atiquoit même en prose

chez