BAI
la justice. Les baillis des sieges particu-liers ressortissa .ts au bailliage général,ne sont proprement que les lieutenantsde ceux-la.
On distingue de ces baillis royaux ,les baillis seigneuriaux par la dénomina-tion des hauts-justiciers. Quelques - unsde ceux-ci ressortissent aux bailliages ro-yaux lesquels ressortissent au parlement ;mais il y a des baillis hauts - justiciersqui ressortissent nuement au parlement,tels sont les baillis des duchés-pairies.(/si
* BAILLI , ( Hijì. mod. ) nom d’ungrade ou dignité dans Tordre de Malte.On en distingue de deux sortes , lesbaillis conventuels & les baillis capitu-laires. Les premiers sont les huit chefsou piliers de chaque langue. Voye\Pilier & Langue. On les appelle con-ventuels , parce qu’ordinairement ils rési-dent dans le couvent de la religion à Malte.
Les baillis capitulasses, ainsi nommés,parce que dans les chapitres provinciaux,ils ont séance immédiatement après lesgrands-prieurs , sont des chevaliers quipossèdent des bailliages de l’Ordre. Lalangue de , France a deux bailliages ,dont les titulaires sont le bailli de laMorte ou commandeur de S. Jean deLatran à Paris , & le grand trésorier oucommandeur de S. Jean en file prochede Corbeil. La langue de Provence ale bailliage de Manotque ; & celle d’Au-vergne , le bailliage de Lyon. Il y a demême des bailliages & des baillis capi-tulâmes dans les autres langues. Voyê{
Malte. ( G )
bailliage , f. m. ( jurisp. ) est tout
le territoire où s’étend la juridictiond un bailli. Un bailliage principal en con-tient pour l’ordinaire plusieurs autres,lelquels connoissènt des mêmes matières,ressortissent a ce bailliage principal , le-quel connoít exclusivement aux autres endernier ressort des cas présidiaux : car cesbailliages supérieurs équivalent pour l’au-torité aux présidiaux & aux sénéchaussées,dont ils ne diffèrent que par le nom.Voyei Presidial & Bailli.
On appelle aussi bailliage Tofíice mêmedu bailli. On donne aussi le même nomau lieu où il tient fa séance. ( H )
BAI 2i)
BAILLIE , s. f. ( Jurisprudence. ) termede coutumes , est synonime à garde-nobleou bourgeoisie. Voyei Garde.
BaiLLISTRE , s. m. ( Jurisprudence )vieux terme encore usité dans quelquescoutumes , qui est synonyme à tuteur ougardien ; & est dérivé de baillie, qui dansles mêmes coutumes signifie tutelle ougarde. Voye{ Baillie.
BAILLIVAGE , ou Balivage , f. m.( Jurisprudence. ) terme des eaux & forêts,est Tétiquette ou la marque des baliveauxqui doivent rester fur pied dans les boiscoupés ou à couper. Voye\ BALIVEAU.
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BAILLON , f. m. ( Jurisp. crimin.)morceau de bois qu’on met au traversde la bouche d’un homme , pour l’em-pêcher de parler ou de crier. La justices’en sert quelquefois à Tégard des crimi-nels qu’elle envoie au supplice, lorsqu’ellecraint que leurs cris ou leurs discoursn’excitent de la rumeur parmi le peuple.L’auteur du siecle de Louis XV dit , enparlant de la mort du général Lally :,, On lui mit dans la bouche un haillon„ qui débordoit sor les levres ; c’est ainsi,, qu’il fut conduit à la Greve dans un,, tombereau. Les hommes font si légers,„ que ce spectacle hideux attira plus de,, compassion que son supplice ,,.
II faudroit donc supprimer í’usage dubâillon , s’il ne peut qu’affoiblir Tim-presiìon que la justice attend du spectacledes exécutions qu’elle ordonne. Le pa-tient en souffre ; & c’est en pure pertepour ceux que Ton se propose d’intimi-der & de retenir par Tappareil des exé-cutions.
S’il est nécessaire de conduire solem-nellement des malheureux au gibet ; siTon craint en même temps que leurspropos ou leurs clameurs ne causentquelque fermentation dans les esprits,il vaudroit peut - être mieux les faireaccompagner par de tambours , dont lebruit empêcheroit que leurs cris ne fus-sent entendus.
C’est au son du tambour que fe fontles exécutions militaires ; c’est au son dutambour que périssent ces ministres pro-testants , qui veulent, malgré la loi du
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