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temps avant Henri IV. & le font remon-ter jusqu’au temps des Saxons. Ce qu’ily a de certain , c’est que le bain , dansla création des chevaliers , avoít étélong-temps auparavant en usage dans leroyaume de France, quoiqu’il n’y eûtpoint d’ordre de chevaliers da bain.
L’ordre des chevaliers da bain , aprèsavoir été comme] enséveli pendant biendes années, commença de renaître fousle régné de Géorges I, qui en créa fo-lemnellement un grand nombre. (G)
BAJON , f. m. on appelle ainíì fur lesrivières la plus haute des planches oudes barres du gouvernail d’un bateaufoncer. { Z )
* BAIONE. Voyei Bayone.
Batone , dite Bàiona de Galifia,\Géog. anc. & mod.) ville maritimed Elpagne dans la Galice, à l’embouchuredu Minho. Quelques Géographes la pren-nent pour les Aquœ Ctlinae de Ptolo-«uée ; d’autres veulent que ce soit Grense,lur la même riviere que tìaïone , lalongitude est 9 & fa latitude 41. <4.
BAJOYERS oa JOUILLiERES, s. f.pluriels. ^ Hydraul . ) font les ailes demaçonnerie qui revérifient l’efpace ou lachambre d’une écluse fermée aux deuxbouts par des portes ou des vannes quel’on leve à l aide de cables qui filent furun treuil, que plusieurs hommes ma-nœuvrent.
On pratique le long des bajoyers, descontreforts, des enclaves pour loger lesportes quand on les ouvre, & des per-tuis pour communiquer l’eau d’une éclusedes deux côtés , fans être obligé d’ouvrirses portes. (2Í)
* On donne auffi , fur les rivières , lenom de bajoyers aux bords d’une riviere,près les culées d’un pont.
BAJOlRE, f f. a la Monnoic, c’estune piece ou médaille qui a pour effigiedeux têtes de profil , qui semblent êtreappuyées l’une fur l’autre, telle que l’onvoit celles de Louis & de Carloman, deHenri IV. & de Marie de Médicis.
BAJOUES ou COUSSINETS, f.f- pi-
( Arts me'chaniques. ) ce font des émi-nences ou boisages , qui tiennent auxjumelles d’une machine, telle que le
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tire-plomb dont les vitriers fe serventpour fondre le plomb qu’ils emploientpour les vitres. Voye\ TlRE-PLOMB.
BAIRAM, f m. (Hist. mod.) nomdonné à la grande fête annuelle des Ma-hométans. JAoyei FÊTE , &c. Quelquesauteurs écrivent ce mot plus conformé-ment à l’orthographe orientale beiram jc’est originairement un mot Turc , quisignifie à la lettre un jour de fête , ouune Jòlemnite'. C’est la pâque des Turcs.
Les Mahométans ont deux bairams ,le grand & le petit, que Scaliger , Erpe-nius , Ricaut, Hyde, Chardin, Boco-vius, & d’autres écrivains Européens,prennent ordinairement l'un pour í’au-tre , donnant à ce que les Turcs appel-lent le petit bairam , le nom de grand ;& au contraire. Le petit bairam duretrois jours , pendant lesquels tout tra-vail cesse , & l’on s’envoie des présentsl’un à l’autre avec beaucoup de mar-ques de joie. Si le lendemain du ramad-han se trouve fi nébuleux & couvertqu’on nepuiste pas voir la nouvelle lune,on remet le bairam au lendemain : ilcommence ce jour-là , quand même lalune seroit encore cachée , & il est an-noncé par des décharges du canon aú sé-rail , & au son des tambours & des trom-pettes dans les places publiques. En cé-lébrant cette fête, les Turcs font dansleurs mosquées quantité de cérémonies ,ou plutôt de simagrées bi fartes , & fi-nissent par une priere solemnelle contreles infidèles, dans laquelle ils demandentque les princes Chrétiens soient extir-pés ; qu’ils s’arment les uns contre lesautres, qu’ils donnent ainsi occasion à laloi Mahométane de s’étendre. On se par-donne mutuellement les injures, & l’ons’embrasse en disant, Dieu te donne labonne pâque.
Autant la rigueur du ramadhan a étéextrême, autant la débauche & l’intem-pérance régné pendant les jours du bai -ram : ce ne sont que festins & réjouis-sances, tant dans le sérail où le Sultanadmet les grands de l’empire à lui baiserla main, & marche avec eux en pompejusqu’à la grande mosquée, que dans laville , où tous les Turcs jufqu’aux plusGg 2