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pauvres , tuent des moutons, auxquelsils donnent le nom A'agneau pascal , nonfur le même fondement que les Juifs,mais en mémoire du sacrifice d’Abraham,dans lequel, difent-ils, lange Gabrielapporta du ciel un mouton noir, quidepuis très-long-temps avoit été nourrien paradis, & qu'il mit en la placed’Isaac. Vojei Ramadhan. (G)
BAISÉ , bout baisé. On donne , damles manufactures où l'on tire la foie, le■nom de bout baisé à une portion de filsde foie, composée de deux fils ou da-vantage, qui se sont appliqués l’un furî'autre , selon leur longueur pendant letirage, & se sont collés ensemble en seséchant. II est très-important d’éviter cedéfaut. Une foie où les baisements.de.filsauroient. été fréquents' , se devideroitavec peine. Voyei Varticle TIRAGE DESOIE.
Baisé , adj. ( Passement. ) se dit dutissu d’un ouvrage qui a été peu frappépar le battant, & où la trame n’est pasferrée. Le baisé est positivement le con-traire de frappé. Voye\ FRAPPÉ.
BAISE-MAIN", f. m. {Hisl. anc. Hrnod. ) marque d'honneur ou de respectprefqu’universellement répandue partoute la terre, & qui a été égalementpartagée entre la religion & la société.ì>ès les temps les plus recuits, on sa-luoit le soleil, la lune & les étoiles,en baisant la. main. Job se défend de
cette superstition : fi vidi solem . aut
lunam £? osculatus jhm manum meam
ore meo. On rendoit le même honneurà Baal. Lucien , après avoir parlé dedifférentes fortes, de sacrifices que les per-sonnes riches officient aux dieux, ajouteque les pauvres les adoroient par de. simples baife-mains. Pline de son tempsmettoit cette même coutume au nom-bre des usages dont on ignoroit l'origine:în adorando , dit il, dexteram ad oj-culum referimus. Dans 1 ; église même ,ìcs évêques ôc les officiants donnent leurmain à baiser aux autres ministres qui lesservent à l’autel.
Dans la société , Faction de baiser lamain a toujours été regardée comme unformulaire muet., pour. assurer lçs re-
BAÍ
conciliations, demander des grâces, re*-'-mercier de celles qu’on a reçues , mar-quer fa vénération à ses supérieurs. DansKomere , le vieux Priam baise les mainsd'Achille, lorsqu’il le conjure de luirendre le corps de son fils Hector. Chezles Romains, les tribuns , les consuls ,les dictateurs donnoient leur main àbaiser à leurs inférieurs , ce que ceux-ciappelloient accedere ad manum. Sous lesempereurs cette conduite devint essen-tielle ^ même pour les grands ; car lescourtisans d’tin rang inférieur croientobligés de se contenter d’adorer la pour*pre en se mettant à genoux, pour toucherla robe du prince avec la main droite rqu’ils portoient ensuite à leur bouche :.honneur qui ne fut ensuite accordé q u'aux.consuls & aux premiers officiers de l’ern-pire, les autres le contentant de saluéele prince de loin en portant la main àla bouche , comme on le prariquoit en.adorant les dieux..
La coutume de baiser la main duprince est en usage dans presque ton-tes les cours de l’Europe & sur-touten Espagne , où dans les grandes cé-rémonies les grands font admis à bai-ser la main du Roi. Dapper , dans son ■Afrique, assure que les Negres font enpossession de témoigner leurs respectspour leurs princes ou chefs par des baise-mains. Et Fernand Cortez trouva cettepratique établie au Mexique , où plusde mille Seigneurs vinrent le saluer entouchant d’abord la terre avec leurs :mains , & les portant ensuite à leur bou-che. (G)
Baisemain, en Droit, signifie l’of-frande qu’on donne aux curés. Les curés .dé Paris, dit-on en ce sens , n’ont point'la dixme; ils n’ont que le baise-main..Cette expression vient de ce qu’autre—fois en se présentant à l’offrande , on;baisoit la main du célébrant. {H)
BAISER , terme de Géométrie. On ditque deux courbes. ou deux branches decourbes se baisent, lorsqu’elles se tou-chent en tournant leurs concavités versle même côté ; c’est-à-dire de maniéréque la concavité de Fune regarde la con-vexité de l'autre : mais fi F une tourne. ía